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IV. — Avilt ou Kuvin de Beire

Pour éviter toute confusion, nous adopterons le premier de ces deux noms qui désignent évidemment la même personne. Nous l'avons trouvé, d'ailleurs, dans les différentes charteîJ qu'il nous a été possible de consulter, écrit avec l'orthographe variée que voici : Awinus, Etui^ius, Ayvi)ius, et Eguinus.

II est probable qu'Avin de Beire était fils de

(1) Pal roi. , vol. CI.XII, p. 9-21.

(2) Id., p. 9'.8.

Walon. — Vers l'an 4 100, sous le règne de Philippe I", il nous apparaît pour la première fois, signant avec Walon, l'abbé André et Gaulthier de Beire, l'acte de la donation faite par Hugues de Chimissins au monastère de Bèze, et que nous avons mentionnée plus haut « Signum Awini de Beria ».

Vingt ans plus tard, après l'an 4119, sous le règne de Louis VI, le même A vin de Beire « Eiuimis, dominiis de Beria, » et Annihile, son épouse, font ensemble, le jour de la mort de la mère de ce seigneur, don à Dieu, à saint Pierre et à l'église de Bèze, d'un manoir avec cinq arpents de terre, le tout situé à Beire, Ils y joignent aussi la moitié d'un pré dont l'autre partie appartenait, depuis longtemps déjà, à ce monastère; puis, une serve du nom de Gocia, avec ses trois fils, savoir : Odgier, Girard et Hugues ; enfin, une autre serve appelée Hodiéna. — Widon, frère d'Avin, approuva publiquement à Bèze cette donation, en présence de Mainfroy d'Arc.

Immédiatement après l'enregistrement de cette première donation, on en trouve une seconde dans le recueil du moine Jean, où on voit le même Avin de Beire « Ayuimis, miles, dominus de Beria )^ faire don à Dieu, à saint Pierre et à l'église de Bèze de certains droits possédés par lui sur cette paroisse, soit justement, soit injustement, sive juste sive injuste. Il fait cette libéralité avec sa femme et Guillaume, son fils, encore jeune. — Les témoins présents à la rédaction de cette charte furent : du côté du monastère, avec l'abbé Girard, les moines Wilenc et Rodulphe ; et du côté d'Avin : Widon de

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(lliiinissins; Robert; llbert, chevalier de Saulx; llumbert, prévôt de Beire, et beaucoup d'autres (1).

En 1128, Avili de Beire « Avynus de Beria, » et Avili d'Arcclot, seigneurs d'Hauteville, contestant aux habitants d'Ahuy, hommes des rehgieux de Saint-Etienne de Dijon, le droit de parcours et de bois mort qu'ils avaient dans les forêts appartenant à ces seigneurs, l'abbé Herbert, selon Pérard, Gilbert, selon l'abbé Fyot, introduit l'affaire devant le duc de Bourgogne, Hugues II , et Mathilde son épouse, en présence de Vilenc, évêque de Langres, et la question est tranchée en faveur des habitants d'Ahuy. — Le traité d'accord qui suivit porte la date de l'an 1128, indiction VI, Louis VI, roi desFrancs, régnant. — Gaulthier de Beire, que nous avons déjà aperçu dès l'an 1100, figure encore ici au nombre des témoins appelés (2).

Après l'année 1134, le moine Jean nous montre Guy de Percey, beau-frère d'Avin, faisant don à Dieu et à saint Pierre de Bèze de tous les biens qu'il possédait à Percey-le-Grand, Percey-le-Petit, Noidant et ailleurs, qu'il déclare consister en terres, prés et forêts, y compris également un moulin. — Il demande que, si un jour il se fait moine, il soit reçu dans le monastère de Bèze : le moine chroniqueur remarque que Guy de Percey devint, plus tard, religieux de ce couvent. — Avin de Beire, Eguinus de Beria, Guy de Talevar et leurs épouses,

(1) Patrol.,vo\. CLXll, p. 9S0.

!'2) Pi'RAiin, p. 99. — Fyot, p. Ut:

sœurs de Guy de Percey, furent témoins de cette donation (1).

Enfin, vers l'an 1141, sous le règne de Louis Vil, Avin de Beire, Avimis de Beria, et Odon, juge de ce lieu, assistent, comme témoins, à la concession du droit de parcours qu Ebles de Saulx, Reine son épouse, Valon son fils, et Guillaume son frère font ensemble aux chanoines de Saint-Etienne de Dijon, pour leurs sujets, dans les forêts qu'ils possédaient sur le finage d'Ahuy (2).

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