XXVI. — Henri de Baudoncourt
Il fut écuyer et seigneur de Beire. — Il nous en est parlé , pour la première fois , dans un acte du 20 juin 1377 , que nous trouvons ainsi résumé par Peincedé (1) : « Dame sœur Simonnotte de Baudoncourt, nonne de Larrey, de l'ordre de Saint-Benoît , au diocèse de Langres, fille de .lacques de Baudoncourt, chevalier, se contente de la moitié de la grange de Ghampigny, près de Preingey, et de la quatrième partie des tierces de Beire, pour tous droits de père et de mère, et en tient quittes Aimé, Henri, Pierre et Marguerite de Baudoncourt. »
(1) Vol. XVII, p. 384.
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c( En juin 1387, le même Henri de Baudoncourt, écuyer, vend à Aimé, son frère, tous les droits, part et portion qu'il peut avoir par succession ou autrement à Beire, à Proigny, à Baudoncourt, à Denèvre, àDampierre-sur-Vingeanne, à Mélincourt, àCussey, à Vesvres et ailleurs, tant en cens, rentes, justices, forteresses, etc. — Le tout est réservé au droit à toutes querelles et fjreuscs que lui et son frère ont contre messire de Saint- Albin et ses enfants » (1).
Simon de Saint-Albin possédait , en effet , une partie de la seigneurie de Beire, à cause de son mariage avec une des filles de Jacques de Baudoncourt ; la preuve nous en est fournie par un dénombrement du seigneur de Trichdteaii, de l'an 1372 (2).
Il ne paraît pas qu'il ait été donné suite à cet acte
de vente, car, au mois de septembre 1392, Peincedé
nous montre un habitant de Beaujeu se faisant
homme d'Henri de Beaudoncourt, alors écuyer et
seigneur de Beire. — Cet habitant de Beaujeu
désavoue tous autres seigneurs ; et ledit Henri lui
donne , à cette occasion , certains héritages sur le
finage de Beire, à la condition qu'il ne les vendra ni
ne les aliénera, sans son expresse permission (3).
La recherche des feux de l'an 1397, dont une
copie est entre nos mains, désigne en outre Henri
de Beaudoncourt comme seigneur de Beire, Girault
étant alors sire de la Chaume. — Cette cherche
des feux avait eu lieu à l'occasion de la levée des
(1) Pfjnckdé, vol. XVlI,i>. 52.
(2) Id., vol. XXV, p. 20.
(3) ld.,vul. XVII, p. 5i.
50,000 livres octroyées par les Etats de Bourgogne, pour la rançon du comte de Nevers. Voici, au surplus, en quels termes elle est rapportée, en ce qui concerne Henri de Baudoncourt : « Bère , en laquelle ville a deux seignories, et c'est à sçavoir la seignorie de Henri de Baudoncourt et la seignorie de Girault de la Chaume. »
Toutefois, il était certainement mort dès l'an 1402, ainsi que le prouve l'acte du partage de sa succession, entre son frère Aimé et son beau-frère Simon de Saint-Albin. — L'acte de ce partage, rédigé par Michel Buret, notaire à Mirebel, porte la date du lundi après l'octave de la Purification de Notre-Dame, 1402 (1).