‹ Bel-Abbès et son arrondissement; histoire, divisions administratives, travaux publics, services publics, statistique, topographie, agriculture, commerce et industrie depuis leur création jusqu'a nos jours. Avec cartes, plans, tableaux synoptiques et chronologiquesChapitre 30 sur 82 · iO · texte numérisé non relu

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Hassasna. — Historique. — Sénatus-consulte. — Etat en 186H et 1879.

Les Hassasna occupent, tout près de Bel-Abbès, le pays comdris entre le village de Sidi-Brahim, an nord. It^s Ouled-Sliman

à l'est, les Djaffi-a et une partie des Ouled-Brahim au sud, une partie des Ouled-Brahini et des Hazedj à l'ouest.

De race arabe et originaires de la grande tribu du même nom qui se trouve dans le cercle de Saïda, les Hassasna de notre contrée quittèrent la tribu-mère vers la fin du dix-huitième siècle, pour se. mettre au service du bey de Mascara.

Installés d'abord dans la plaine de la M'iéta et annexés au Maghzen des Douairs et des Zméla, ils furent incorporés dans la maison militaire du bey Mohamed-el-Kebir , lors de la prise d'Oran sur les Es])agnols en 1792, et campèrent sur la Mekerra non loin des Ouled-Brahim.

En IHOi, ils retournèrent dans le pays qu'ils occupaient aux environs de Saïda jusqu'en 1810, époque à laquelle ils furent rai)pelés par le bey dOran et placés chez les Beni-Amer dont ils suivirent la fortune aussi bien sous le gouvernement des Turcs que sous celui d'Abd-el-Kader,

Ils ne prirent pas part à la grande émigration au Maroc de 1815 ; aussi, lorsfju'en ISIii- on procéda aux travaux préliminaires pour le cantonnement , on leur assigna pour campement définitif les terrains séquestrés des Hadzedj, des Ouled-Sliman et des Ouled-Brahim, qu'ils avaient autrefois cultivés en payant une fail)le redevance à leurs propriétaires.

Le ( Toum de cette tribu a rendu de sérieux services au pays pendant différentes insurrections ; sa population est très-travailleuse et défriche avec ardeur le terrain qu'elle occupe.

Le territoire des Hassasna, comprenant une superficie de 10,120 hectares o8 ares, fut délimité et constitué en un seul douar du nom de Tilmouni, par décret du 20 juin 1807.

Trois ans plus tard , le décret du 20 août 1870 sanctionna la constitution de la propriété dans ce douar, et dès que les titres furent délivrés, ce qui n'eût lieu qu'en 1873 à cause des événements malheureux survenus en France , les transactions ne tardèrent pas à prendre luie proportion sérieu.^e entre Indigènes et Européens, (1)

(l) En !«7X, on csiiniaii (|iic les Kiiropiviis di-leiiait'iil Icslt/K» d»î Tilmouni,

Le tableau suivant indique le peuplement et les ressources de cette tribu en 1866 et de nos jours:

Àncéet

Population

Maisons

Tentes

Chevaux

et Mulets

Chameaux

Bœufs

Moutons

Chèvres

Charrues ' cultivies

Hamyan. — Historique. — Sénatus-consulte. en 1866 et 1879.

Etat

A 35 kilomètres au sud de Bel-Abbès, se trouve la petite tribu des Hamyan originaire du Sud. Elle est bornée, au nord par les Ouled-Braliim, à l'est par la Tenira, les DjafFra-ben- Djaffeur et les Djaffra Thouama et M'Hamid, au sud par les Ouled-Balagli, à l'ouest par les Ouled-Sidi-Ali-ben-Youb.

De race arabe , les Hamyan constituent un rameau détaché de la grande tribu des Trafi ou Hamyan Cheraga du cercle de Géry ville , et ils sont, de même que la tribu -mère, divisés en quatre fractions ayant conservé les mêmes noms que dans le Sud : Ouled-Serour , Ouled-Abd-el-Kerin , Ouled-Ziad , et Kezaina (fraction des Derraga.)

C'est à la suite de plusieurs émig-rations partielles et momentanées, comme les pratiquent les tribus nomades et, plus récemment encore, les Espagnols et les Marocains, en vue d'offrir leurs bras pendant les rt^coites, que cette petite tribu, attirée par l'existence meilleure des populations du Tell, vint s"y fixer, il y a environ soixante-quinze ans.

A l'avènement de l'émir Abd-el-Kader , Ks tentes de ces Trafi, ainsi dispersées, étaient si nombreuses qu'il les organisa en tribu, leur donna un cliefet les cantonna à Bou-Haïl prèsd'Aïu-

Temouchen , d'où ils se dirigèrent sur Oran , en 1842, pendant une nuit où plusieurs d'entre eux périrent sous la neige.

Ils vinrent ainsi, pour se soustraire au khalifa de l'Emir, qui voulait hur interdire d'avoir des relations avec les tribus qui nous étaient .soumises, se mettre sous la protection de l'autorité française qui les plaça àEl-Enfra, sur les bords de la mer, où ils restèrent confondus avec les Douairs jusqu'en hSiO. Ils furent alors autorisés à s'installer à Aoumer entre le Te.s.salali et le Souk-el-Ahd dans la M'iéta, d'où, refoulés en 1848 et 1849 par le retour de ceux qui avaient émigré au Maroc, ils furent placés sur une partie du territoire séquestré des Ouled-Brahim qu'ils détiennent encore aujourd'hui.

Deux décrets du 1 3 avril 1 807 délimitent le territoire de cette tribu qui comprend 13,807 hectares 40 ares, et le constituent en un seul douar qui conserve le nom de Hamyan.

Ces Indigènes sont pauvres , préfèrent s'adonner à l'élevage des bestiaux et s'employer chez leurs voisins ; d'ailleurs à la suite des fréquents déplacements dont ils ont été l'objet, ils tiennent peu u leurs terres montagneuses, dépourvues d'eau , et de qualité ordinaire.

L'état suivant relève la situation de cette tribu en 1806 et en 1879:

Années

Population

VaisoïS

Chevaux Chi- T""« et Mulets meaux ^"^^^

louton;

Chivres

Charrues 1

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