‹ Bel-Abbès et son arrondissement; histoire, divisions administratives, travaux publics, services publics, statistique, topographie, agriculture, commerce et industrie depuis leur création jusqu'a nos jours. Avec cartes, plans, tableaux synoptiques et chronologiquesChapitre 31 sur 82 · im · texte numérisé non relu

im

Tenira. — Situation. — Superficie. — Population. — Statistique agricole. — Agri\ndissement. — Améliorations.

La Tenira fut créée par décret du 30 janvier I8i.)8 sur la route

de Daya, h 25 kilomètres de Bel-Abbès, avec iO feux et 2,7o8 hectares 46 ares 40 centiares.

En ne tenant pas compte des 8,750 hectares de la forêt qui porte le même nom et qui fait partie de la même commune, ce territoire ne s'est modifié que de nos jours.

La population de 314 habitants se décompose en 71 Français, 2 Israélites naturalisés, 1 48 Musulmans, 82 Espagnols et 1 1 Étrang-ers divers. On y compte 941 animaux, 111 instruments agricoles, 20 maisons, 20 puits , 1 ,425 hectares défrichés dont 8G0 cultivés en céréales, et 427 arbres.

Ce centre paraît avoir été un peu oublié à partir de la création de Magenta, le commerce s' étant habitué à suivre la vallée de la ]\[ekerra , en passant par Bou-Kanéfis et Ben-Youb, pour se rendre aux Hauts-Plateaux dans le but d'y chercher les alfas qui, en effet, se trouvent à l'ouest de Daya.

Cependant cette section possède un grand besoin de terres, en raison de l'accroissement de sa population ; aussi s'est -on vu dans l'obligation, en 1880, de l'agrandir à l'aide de 1 ,432 hectares de terrains domaniaux, divisés en 40 lots, dont six sont destinés aux industriels.

Ce villag-e est dépourvu des établissements publics dont on dote les nouveaux centres ; il est nécessaire que cet état de choses s'améliore et que l'on poursuive résolument la construction de la route de Daya , de manière à assurer les communications avec le chef-lieu et à coloniser ensuite cette artère principale au premier et au second ])uits, à Tralimet et au Telagh.

L'ouverture d'un chemin entre Tenira et Ben-Youb, qui ont des intérêts communs, est également désirable , d'autant plus que la plaine de Tenzara offre de bonnes terres pour la création d'un centre.

Ces améliorations ne peuvent que développer la prospérité de ce centre , basée sur la culture, les défrichements , le commerce des alfas et des écorces.

Zarouëla. — Situation. — Superficie. - Population. — Statistique agricole

A lo kilomètres de Bel-Abbès et à .'i kilomètres de Sidi-Rrahim , dont il e.st .séparé par la Mekerra , Zarouéla .se trouve sur un chemin vicinal qui doit aller rejoindre El-Kçar, non loin de la route de Mascara.

Tout d'abord, ce territoire po.ssédé par l'Etat, sauf 78 hectares appartenant à des ])articuliers, fut divi.sé en lots de ferme par les soins de l'Administration militaire , et c'est en 1872 que le villag-e fut établi sur un plateau bien aéré, bien situé et choisi par les concessionnaires eux-mêmes, au moment où ils vinrent prendre pos.session des terrains qui leur avaient été attribués.

Au commencement de 1873, l'Administration civile à laquelle Zarouéla venait d'être remis, s'occupa en premier lieu de l'alimenter d'eau dont il était complètement dépourvu, et, après de longues recherches, elle put donner .satisfaction h ce besoin impérieux en amenant, g-râce à une conduite couverte et une machine élévatoire, les eaux fort bonnes d'une na})pe abondante, di.^tante de deux kilomèures et demi du village.

La population de ce territoire est de 181) individus, comprenant 1 46 Français . et 39 Etrangers, dont 38 Espagnols ; sa superficie, qu'il est déj;^ ((uestion d'augmenter, e.^^t de 1 ,G8') hectares 80 ares, dont l,2i-2 hectares 15 ares 77 centiares, répartis en 47 lots, 338 hectares 22 ares 47 centiares de réserve communale, et 26 hectares, 86 ares, 76 centiares fai.sant partie du domaine public.

Le peuplement s'est effectué à laide de 44 familles de colons algériens, comprenant 17() personnes, et 2 familles de la métropole ayant 9 individus.

Les dépenses faites pour l'école, le puits avec noria, la conduite d'eau, les empierrements et nivellements, les plantations, le lavoir et l'abreuvoir, .^e sont élevées à oO, 000 fr. l'n j)out

métallique jeté sur la Mekerra et qui a coûté I i?,000 fr. , assure les relations entre Zarouéla et Sidi-Brahim.

D'un autre côté, la statistique de 1879 nous montre que ce centre possède 316 animaux divers, 221 instruments agricoles 42 maisons, 4 gourbis ou tentes, 2 puits, 1 ,200 hectares défrichés, 1 ,220 cultivés en céréales, et 474 arbres.

Le pays, assez mamelonné, est composé de terres fertiles qui ont acquis une valeur réelle; les défrichements de broussailles basses ont beaucoup contribué à rendre les débuts faciles, et tout fait espérer un développement rapide.

Mercier-Lacombe. — Situation. — Superficie. — Peuplement. — Population. — Statistique agricole. — Installation du village. — Etablissements publics.

Créé en 1874, sur la route nationale de Mascara, à 49 kilomètres de cette ville, et à 38 kilomètres de Bel-Abbès, ce centre, dont le nom primitif de Zfizef a été remplacé par celui qu'il porte aujourd'hui sur la demande du Conseil général (1), a coûté 1 0,380 fr. d'expropriation, en outre de 1 ,359 hectares prélevés sur les forêts de Guetarnia et de Bou-Yethas, qui ont été donnés aux Indigènes, en compensation des terres qu'ils ont abandonnées à la colonisation .

La superficie du territoire, qui doit être agrandie sous peu, est de 2,319 hectares 68 ares, sur lesquels 177 hectares appartenaient déjà à des particuliers ; 646 hectares constituent une réserve communale , 57 hectares font partie du domaine public , et le surplus est divisé en 47 concessions complètes avec lots à bâtir, do jardin, de vigne et de culture. Il existe, en outre, 56 lots à b.itir et des lots de vigne et de jardin pour ceux, qui demandent îi se fixer dans ce centre, soit pour l'industrie, soit pour y exploiter des terres achetées aux Indigènes.

;lj Souiiredii l't ;ivnl IST.").

Le peuplement comprenait 34 familles de colons algérien.^, avec13l personnes, 27 d'immigrants de la métropole, avec 1 20 individus, et 8 d'Alsaciens-Lorrains, avec 48 personnes.

Aujourd'hui la population, d'après le dernier recensement, y est de 374 individus, dont 20o Français, 2 Israélites naturalisés, 37 Musulmans, 96 Espagnols et 34 autres Étrangers, possédant ensemble, en 1879, 1830 animaux, 204 instruments agricoles, 110 maisons, 19 puits, l,2:j0 hectares défrichés, 3,200 arbres d'essences diverses, 940 hectares cultivés en céréales et 10 hectares de vignes. Un marché s'y tient le mardi de chaque semaine.

De 1877 à 1879 le nomin-e des animaux a quadruplé, celui des instruments, des maisons, des terrains défrichés a plus que doublé.

Il a été dépensé sur ce centre 96,000 fr. pour conduite d'eau, lavoir, abreuvoir, école, mairie, plantations, nivellements, empierrements, église et presbytère.

De son côté, le service forestier y a fait installer une maison pour deux gardes, et le département a construit une gendarmerie sur un plan qui permettrait à la population de trouver en cet endroit un refuge, en cas de besoin. Ajoutons que le dépôt de la remonte doit élever, tout a coté, un Ijàtiment sur le même type , de manière à compléter , en quelque sorte , ce système de défense.

Placé dans une position des meilleures, alimenté d"eau excellente, servant à prendre possession du pays entre Bel-Abbès et Mascara, ce centre, qui d'après la commission d'organisation devait, dès le début, comprendre au moins 100 lots complets, offre de sérieuses garanties de succès et deviendra prumptement un des plus importants du département.

Muley-A-bd-el-Kader. — Situation. — Statistique agricole.

C'est par arrêté du 28 novembre 1876 qu'il a été créé h Muley-Abd-el-Kader, et sur une réserve domaniale, un hameau qui se trouve à 29 kilomètr.^s deBel-Abbès et à 0 kilomètres de ^fercier-Lacombe, sur la route nationale de IMascara.

Ce centre, qui répond à des besoins constatés et dont la création était vivement sollicitée par les habitants précédemment fixés en cet endroit, est simplement industriel avec 2i- lots concédés et 3 réservés; il n'existe, par suite, iiucnn lot de culture attribué, mais plusieurs Européens occupent déjà une grande partie du territoire, qu'ils livrent à la culture des céréales.

C'est ainsi qu'en 1 879 on y comptait 60 animaux divers , 1 2 instruments , 5 maisons , 3 g-ourbis , I puits , 3 hectares défrichés, 3o0 hectares cultivés en céréales et 60 arbres. Dès le début, l'Etat y a construit m\ puits et un abreuvoir.

Il s'y fait surtout quelques achats de grains, décorées et d'alfa.

El-Kçar. — Superficie. — Statistique agricole. — Etablissements publics. — Situation.

Par arrêté du 7 septembre 1 877 , le Gouverneur général a prononcé l'expropriation ,pour cause d'utilité publique, de divers terrains d'une superficie totale de 1 , 130 hectares situés dans le territoire du douar-commune de Tiliouïne et destinés à la création du Kçar.

Ce centre comprend 2o hectares appartenant déjà à des particuliers, 227 liectares de réser\ e communale, 39 hectares de do-

maine public, 30 lots de culture comptant ensemble 839 hectares, et 10 lots pour industriels.

L'attribution de ces terrains , qui a été faite dans le courant de juillet 1877, sur les propositions présentées parla commission départementale en ce qui concerne les Alg"ériens, a porté sur 20 familles d'immig-rants de la métropole, dix colons algériens et dix industriels.

On comptait, en 1879, 428 animaux divers, 93 instruments agricoles , 2-> maisons, 1 ,200 hectares défrichés, dont o70 cultivés en céréales, et 220 arbres.

L'Etat y a dépensé 00.000 fr. en nivellements, empierrements, plantations, chemins, aménagement des eaux, lavoir, abreuvoir et école-chapelle, destinés à l'installation du village ; l'expropriation des terrains indigènes a coûté 93,000 fr.

Le Krar est situé à 20 kilomètres de Bel-Ahbès, 18 de Mercier-Lacombe , et 4 delà route de Mascara. La contrée dans laquelle il se trouve est salubre ; les terres en partie couvertes de broussailles sont propres à la culture des céréales, et l'eau qui se trouve à une ])etite profondeur, est de bonne qualité.

On peut y faire l'élève du bétail et le commerce de l'alfa, cette p'ante étant abondante dans la forêt qui borde la limite de ce centre.

Page 1