‹ Bel-Abbès et son arrondissement; histoire, divisions administratives, travaux publics, services publics, statistique, topographie, agriculture, commerce et industrie depuis leur création jusqu'a nos jours. Avec cartes, plans, tableaux synoptiques et chronologiquesChapitre 32 sur 82 · COMMUNE MIXTE DE BOU-KANEFIS · texte numérisé non relu

COMMUNE MIXTE DE BOU-KANEFIS

Administrations successives. — Superficie. — Population. — Electeurs. — Améliorations. — Situation financière.

L'historique de l'administration des centres et des populations de ce territoire se confond avec celui de la commune mixte de Mekerra, sur lequel nous nous sommes étendu dans le chapitre précédent, jusqu'au 30 juillet 1875 où un arrêté du Gouverneur général constitua la connuune mixte de Bou-Kanéfis avec les centres de Bou-Kanéfis et de Sidi-Ali-ben-Youb , et les douars de Messer, Tifilès, Tirenatet Sidi-Yacoub.

Cette commune mixte , qui prit le nom de sou chef- lieu , est administrée par un commissaire civil , assisté d'un premier adjoint et d'une commission municipale de huit membres, dont un adjoint et un notable français pour chaque centre de colonisation , et un notable indigène faisant fonctions d'adjoint, pour chaque douar.

Depuis, l'organisation municipale n"a pas changé, mais elle devra être modifiée in:essamment par suite de la formation des nouveaux villages de Lamtar , d' Aïn-el-Hadjar, de Tabia et de ïifilès.

Indépendamment du personnel administratif dont il vitnt

d'être question, deux chaouchs montés font le service de la correspondance entre le chef-lieu et les douars-communes ou les villapces européens ; 12 gardes-champêtres, dont G européens et 0 indigènes, assurent la libre possession de la propriété , ix coté d'une brigade de gendarmerie installée à Ben-Youb et chargée de veiller à l'exécution des mesures de sécurité publique prescrites par l'Administration.

La superficie de son territoire est de 68,832 he'^tares 3 ares 40 centiares, et sa population totale de 6,820 individus, dont 570 Français, i) Israélites naturalisés, 5,161 Musulmans, I ,()'»'.) Étrangers, et 10 habitants recensés en blof. Depuis le recensement de 1876, et par suite du peuplement de plusieurs centres, la population a sensiblement augmenté : cette remarque s'appli(|ue, du reste, atout l'arrondissement de Bel-Abbès.

285 électeurs sont inscrits sur les listes politiques arrêtées au 31 mars 1880.

La colonisation doit être poursuivie avec une ardeur que justifie le succès des créations déjà entreprises.

Or ici, de même que sur le territoire de la commune mixte de Mekerra, elle doit comprendre : I ' l'agrandissement de tous les villages, anciens ou nouveaux, îi l'aide d'une partie des nombreux communaux qui se trouvent non loin de chacun d'eux et dont la conteiiance est bien au-dessus des besoins des Indigènes ; 2" l'organisation de fermes isolées sur les terrains que l'application de la propriété individuelle fait retourner au domaine de IKtat ; 3" la création d'un ou deux grands centres sur des points bien choisis, comme par exemple, dans la vallée de Tifilès, sur 2,000 hectares du communal n"" 11, qui en contient (),000, mais en leur donnant toujours une importance telle, qu'ils puissent se suffire à eux-mêmes et arriver le plus tôt possible à la vie municipale.

On pourrait, aisément ainsi, placer 250 nouvelles familles dans cette seule contrée.

La situation financière de la commune e.-^t déterminée par les budgets suivants, pris à différentes époques :

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