‹ Bel-Abbès et son arrondissement; histoire, divisions administratives, travaux publics, services publics, statistique, topographie, agriculture, commerce et industrie depuis leur création jusqu'a nos jours. Avec cartes, plans, tableaux synoptiques et chronologiquesChapitre 33 sur 82 · OO.OW · texte numérisé non relu

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Fit.

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L'excédant de recettes de 1878 est purement fictif, à cause d'un procès eng-agé par la commune; au contraire, en 1880, les recettes seront certainement augmentées de 20,000 fr. par suite de ventes de communaux qui doivent avoir lieu.

D'après le compte administratif de 1879, 6,501 fr. étaient affectés au service de l'instruction publique et 1 ,270 francs à celui du culte, les recettes ayant été de 70,999 fr, et les dépenses de 51,499.

Il faut ajouter que les marabouts existants dans les divers douars et les édifices publics des centres européens ont fait l'objet de réparations importantes, et que divers puits ont été creusés à Lamtar, Bou-Kanéfis, Tifilès, chez les Ouled-ben-Youb, à Messer et à Sidi-Yacoub.

Les céréales, le bétail et les autres produits de l'ag'riculture, l'alfa , les écorces, le charbon de bois et la pierre de taille de Ben-Youb sont les principaux éléments du commerce de cette commune.

La commune mixte de Bou-Kanéfis a été administrée par M. Raynald de Tissonière, depuis sa création jusqu'au 15 mars 1879 , époque à laquelle M. Léon lui a succédé.

Oulod-Sidi-Ali-Ben-Youb. — Douï-Aïssa. — Historique. — Sénatus-Consulte. — Etat en 1868 et 1879.

Les Indigènes qui dépendent de la commune mixte de Bou-

Kanéfis formaient, sous lantorité militaire, trois tribus di.stinctes: les Ouled-Brahim,les Douï-Aï.s.sa, etlesOuled-Sidi-Ali-Ben- Youl). ^fais ces deux dernières, considérablement amoindries à la suite des insurrections et des maladies qui les avaient décimées pendant l'éniin-nition, ne constituent, depuis I8G3, qu'un seul caïdat, unité qui a été conservée par l'Autorité civile.

Les Douï-Aïs.sa, issus de la grande famille des Beni-Amer, cédèrent une partie de leurs terres an thaleb Sidi-Ali-Ben-Youb venu du Maroc vers la fin du 1 i" siècle, et furent ensuite chassés de lenr pays par les descendants de ce Marabout aidés par les Espagnols; mais en 1770, le bey Brahira les réunit de nouveau et les rétablit sur leur territoire.

De même que les Beni-Amer , les Douï-Aïssa et les Ouled- Sidi-Ali-Bsn-Youbse soumirent en I8i.2, émigrèrent en 18i5, et ne rentrèrent qu'en 18i9 poar rester fidèles depuis cette époque , malgré l'envahLssement de leur territoire, en I86i, par les révoltés.

Les décrets de délimitation des terrains occupés par ces deux familles, comprenant une superficie de 27,466 hectares I are ")0 centiares et un seul douar du nom de Tifilès, sont du 22 avril 1868.

Ce territoire, à 32 kilomètres sud-ouest de Bel-Abbès, est traversé par les routes de Tlemcen et de Dava ; les Douï-Aïssa en occupent la partie nord, et les Sidi-Ali-Ben-Youb, la partie sud.

Le tableau suivant donne la statistique de ce douar à deux époques différentes.

Années

Population

Valsons

TeUes

Cbevanx

et Mulets

Chameaux

Bœnfs

Voûtons

Chèvres

Charrues cul'.iïées

1HG8

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