‹ Bel-Abbès et son arrondissement; histoire, divisions administratives, travaux publics, services publics, statistique, topographie, agriculture, commerce et industrie depuis leur création jusqu'a nos jours. Avec cartes, plans, tableaux synoptiques et chronologiquesChapitre 5 sur 82 · GO · texte numérisé non relu

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En 1850 ce gain est encore de 5i-0 habitants. Les écoles, les bureaux de l'état civil et de la justice de paix sont installés dans des immcu])les loués à des particuliers.

La population indigène de la subdivision , soumise à l'Administration militaire, compte 38,563 individus, tous de race arabe, se divisant par tiers environ, en hommes, femmes et enfants, compnniant 5,001 guerriers, dont 2,003 cavaliers.

Les villages arabes renferment 1 1 ï maisons d'une valeur de 308,500 francs.

Depuis deux ans les récoltes ont été moins bonnes par suite du manque de pluie. Les cultivateurs se partagent déjà en deux classes, dont Tune fait valoir directement , et l'autre emploie des méta^'ers pendant qu'elle se livre en ville à difîerentes occupations.

La prospérité des centres en création s'affirme de plus en plus; ainsi à vSidi-L'Hassen la population, surtout alsacienne et allemande , avance , quoique lentement , faute de res.sources : le desservant et les bureaux de l'état civil sont dans des maisons louées par l'officier directeur de cette colonie , qui remplit les fonctions de maire. A Sidi-Khaled, les Espagnols, plus travailleurs que les Allemands, ont pris le dessus; des fermes françaises importantes y sont établies. Il en est de môme à Sidi- Brahim, où l'Etat possède deux bâtiments publics, et au village des Trembles qui comprend cinq maisons.

Ces dernières années de la période que nous parcourons nous offrent , à divers points de vue , quehpies déterminations trèsintéressantes , et qui doivent avoir une certaine influence sur la marche nouvelle à imprimer a l'administration et à la colonisation de ce territoire.

Mais la plus importante de toutes est celle qui résulte des décrets du 31 décembre 1850. dont le premier institue le commissariat civil, et fixe la circonscription du district, et dont le second crée la comnunie de Bel-Abbès.

L'autorité civile remplace définitivement l'autorité miUtaire dans la gestion des intérêts de notre ville et d'une certaine étendue de la contrée. Au moment où nous signalons ce fait ,

nous remplissons nn devoir en payant un juste tribut de reeonnaissanec à l'Administration qui disparaît par suite de Tétat particulier de prospérité et de sécurité de notre centre, qui permet l'introduction d'une din>('ti<)U civile.

Les colons de la Mekerra ne sauraient oublier que l'Administration militaire a élaboré, avec le plus grand soin, puis mis à exécution ces vastes projets que nous avons examinés, et qui ont eu pour résultat la création de Eel-Abbès; qu'elle a, par des efforts sf)utenus et éclairés, i)réparé l'avenir de notre ville, en la dotant de bâtiments militaires tels qu'ils ont peu de rivaux dans le reste de la colonie ; en élevant les édifices principaux , en développant la colonisation , en transformant le territoire par des ])lan1ations noml^reuses, et en assurant l'installation et le succès des pnnniers concessionnaires.

Nous sommes convaincu de n'être ici que le failiK^ interprète des sentiments de toute la population civile de cette contrée.

On voit, ensuite, en 181)7, fixer les tarifs des droits à percevoir à l'abattoir, par arrêté du Gouverneur général du 1 1 février ; créer un commissariat de police , par arrêté du Ministre de la guerre du 20 février ; en nommer 1(^ titulaire , par décret du i mars ; créer un réseau de chemins de fer algériens, comprenant la ligne du Tlélat à Tlemcen par Bel-Abbès, par décret du S avril ; classer notre ville comme place de deuxième série, le ^9 avril; nommer les adjoints et les conseillers municipaux, par arrêté du Gouverneur général du '2i- jnillet ; in.^aller le pénitencier indigène à Bou-Kanéfis, au mois de novembre, et former du village et du territoire de Sidi- L'Hassen , une section d(> la connnunc de B(*l-Abbès, ])ar décret du 18 novtnnbre.

Cette même année les avantages des diffénMits modes de colonisai ion sont examinés, à l'occasion de la création de la Tenira, et l'on se prononce pour l'établissement d'un centre, en écartant le ])roj(H des fermes isolées, attendu que le premier est plus favorable, dit-on. à la colonisation . et que les travaux nécessaires à la salulu-ité et au fonctionnement des services comnuuianx on pnlilics n(^ sont ])ns faits dans h's territoires où

se trouvent ces dernières , détenues généralement par un petit nombre de grands propriétaires.

Cependant l'expérience opposée des fermes détachées a été également entreprise sur le territoire de Bel-Abbès, comme nous le verrons au livre second , en parlant de la commune du Tessalah .

L'avenir démontrera ensuite ce que chacun de ces s^^stèmes offre de bon ou de mauvais dans l'intérêt de la colonisation en général, des particuliers et de l'établissement des service'î communaux (I).

Situation générale. — État du pays avant notre occupation.

— Ce qu'était la population indigène. — Progros

accomplis en J857.

Examinons maintenant à grands traits quels sont les résultats obtenus, dans l'espace de temps que nous venons de parcourir , tant au point de vue général qu'économique , et pour cela retraçons le tableau aussi fidèle que possible de l'état du pays avant notre occupation , pour le comparer à celui du présent.

En 18i2, en nous établissant en cet endroit, nous trouvons

(\) Avant (le passera une nouvelle période, il nous a iiaru curieux de donner ici, à li'.re de renseignements historiques, les noms des principaux culons de celte époque.

Ce sont : en i85"i, MM. le colonel I.acrelelle, Cliedeville, lioulet, Demias, Cantarero, Crémont, Perry, Léyer, lîastide, Miyne, Didier, Lanpelez, Sorrel, ayant ensemble '225 hectares de céréales, ni hectares de cultures diverses, 7 hecfares de viyne, et 1 1,7.51» arbres.

En 18àG, a lladjar-Zerga (Tessalah), MM. Uigu, Cavaliero, Cliàtei, l'ouraill), Lacretelle, Domec(|, liel-Abbés, lieaud, Chala, Genévrier, Rouyére, Mahhidin, ayant ensemble Oi"> hectares divisés en l'ermes de '2."), 50 et !)il hectares.

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