CHAPITRE X
FORKTS. — THHSOR
Forêts. — Personnel. — Consistance des forêts. — Améliorations.
Le cantonnement de Bel-Abbès fait partie de l'inspection forestière dont le sièg-e e.st dans cette ville, et qui comprend en outre le cantonnement de Tlemcen.
Le cadre du personnel fore.stier supérieur et de celui de la surveillance est composé de la manière suivante : un in.<j)ecteur, chef de service, un sous-inspecteur, chef du cantonnement, un g"arde-g"énéral adjoint, chef de briprado, deux bri^'-adicrs sédentaires et un jj;-ar(le sédentaire pour les bureaux de l'inspection et du cantonnement, deux brigadiers et quatorze gtirdes français, sept gardes indigènes, deux interprètes pour l'inspection et le cantonnement.
L'état suivant donne la consistance des forêts domaniales et communales du cantonnement de Bel-Abbès ; nous a vous ajouté, à la suite, celle du cercle de Daya, bien que ce dernier fasst» })artie de la subdivi.sion de Tlemcen, par la raison que ces renseignements peuvent être utiles à un grand nombre d'intéressés.
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Toutes ces forêts se trouvent affranchies des droits d"usa<»-e ; l'essence dominante est le pin d'Alep, sauf pour la forêt de Khelidj-ZeboudJ où le chêne- vert domine ; l'alfa ])eut seul y donner lieu k une exploitation présentant une certaine imi)ortance, tandis que des exploitations de bois d'œuvre ou de construction pourraient être assises dans le massif de Messer.
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Par application de l'arrêté du 22 décembre 11^5, ces bois et forêts ont été maintenus sous l'action du service des forêts, sauf les forêts des Beni-Mathar qui ont été remises à l'autorité militaire. La superficie indiquée dans la colonne des tribus non sanctionnées ou non délimitées est donnée sous toutes réserves.
Il n'existe pas d'exploitation rég-ulière de bois dans les forêts de Bel-Abbès ; mais il est fait, moyennant des redevances payées au service des Domaines, des délivrances de perches, bois mort, fag-ots et bois d'oeuvre. Ces ventes seront de peu d'importance tant qu'il sera facile d'approvisionner la consommation à l'aide des produits des terrains boisés appartenant aux particuliers.
Par contre, radjudication pour une période de 3 , G ou 9 années, de l'alfa, du diss et du palmier (qu'elles renferment, fournit aux revenus publics des sommes importantes.
Nous ne dirons rien de la reconnaissance et de la délimitation du sol forestier, dont s'occupe le décret du 27 septembre 1873, du reboisement, si utile mais si difficile à entreprendre avecdes ressources et un personnel restreints, des délits consistant sm'tout en délits de pâturag-e, ni des mesures prises en ap})lication de la loi du 17 juillet 1874, en vue de prévenir les incendies, par la raison que la situation de notre arrondissement est la môme, sous ces différents rapports, que celle que comportent les autres territoires de la colonie.
Mais nous ajouterons que les améliorations les plus urgentes peuvent se résumer ainsi : construction de maisons forestières destinées à rapprocher des forêts le personnel sui'veillant ; création de routes et de chemins de vidang'e en attendant qu'il soit possible d'aborder ensuite les nettoiements, éclaircies et repeuplements ; nomination de gardes sans triag-e, choisis parmi les j)lus instruits et les plus actifs, et destinés à contrôler la surveillance des g-ardes de leur brigade; récoltes des graines forestières les plus utiles pour les livrer, par l'intermédiaire des sociétés agricoles, aux colons et aux administrations disposés à coopérer à l'œuvre du reboisement.
Ont été chefs de service à Bel-Abbès: MM. Durand de Préniorel, garde-général (l<S()l), Lapointe, sous-inspecteur (186 i)
Dufcu, inspw;teiir (I8()8), Delaporto, sous-inspecteur (1870), di- Champeville, inspecteur (1873), Causse, inspecteur (1878j.
Trésor. — Dépôts et consignations. — Traites.
En conformité de l'article 88 de l'ordonnance du 21 août 1830 sur l'org-ani.sation du rég-inie financier en Algérie, le service du Trésor et des Po.stes a été créé à Bel-Abbès en 1850, les Trésoriers-Payeurs remplissant dans la colonie les fonctions de Receveurs des finances, et les autres comptables étant tenus de leur verser le produit de leurs recettes.
Ces services fonctionnèrent, comme aux armées en campagne, sous un chef commun relevantde T Administration centrale des finances, jusqu'au 7 février 1860, époque où le développement des affaires et des relations dans la colonie, amenèrent le (louvernement à séparer le service des Postes de celui de la Trésorerie.
Un payeur, chef de service, et un commis sont attachés actuellement au Trésor de notre ville, qui aura, en outr<% une caisse des dépôts et consignations dès que le tribunal civil sera créé.
Les déj^en.ses soldées par ce service dépassent les recettes (pii lui sont versées, par suite de la présence dans notre place dune importante garnison, et il n'est pas rare qu'il soit dans la nécessité de faire un appel de fonds îi Oran.
Pour nous renfermer dans les ren.^eignements (jui ])euvent être utiles à notre étude, nous ajouterons simplement que les traites délivrées sur Paris et sur Marseille, dans une année , s'élèvent environ à la .somme de deux cent cincpiante mill»^ francs, chiffre peu élevé par .suite des difTicultés du pairnient qui ne s'effectue qu'à dix jours de vue.
Ce système a rendu de véritables services, alors que les relations étaient moins étendues, mais il est beaucoup moins utilisé depuis que les sociétés de crédit se multiplient en Alg"érie.
Ont été payeurs de la place de Bel-Abbès: MM. de Mauraige (I8;i0), Michel de Kirkaosel (I8;j3), Gisbert (1863), Tissot (I8G9), Lastouillat (1873), Givanowich (1881).