‹ Bel-amiChapitre 27 sur 77 · Scène II · texte numérisé non relu

Scène II

Les mêmes. FORESTIER, soutenu par MADELEINE et 'le DOMESTIQUE ; il tient un joli vase bleu.

Forestier. — Bonjour, maître ; c'est gentil d'être venu.

De Varenne. — Eh bien !... On me dit que vous êtes malade ; j'arrive, et vous êtes en ballade.

Forestier. ■ — Oui ; ça va mieux ! je suis content !... Et puis, j'ai trouvé un vase délicieux pour mon cabinet de travail de Paris. Ça fera une jolie tache claire; n'est-ce pas, Duroy?

Duroy. — Mais oui, mon vieux.

Forestier. — Duroy est très gentil ; il me soigne comme un frère... Je n'oublierai pas.

Madeleine. — Allons !... ne t'agite pas ! ne te fatigue lias !... tu devrais ventror.

Forestier. — Non !... non !... je vais m'étemlro ici... Votre répétition est ce soir, n'est-ce pas? J'aurais bion voulu y assister... Il y a deux ans, quand vous avez donné à Monte-Carlo La Flamme, nous nous sommes bien amusés : vous vous rappelez ?... J'ai tellement envie de m'auiuser... Après le dîner, quand je ne parviens pas à m'endormir, j'aperçois les lumières de Monte-Carlo ; je me dis cjvie vous vous amusez là-bas. Et moi, je suis fini !... Ah ! ce n'est lias gai ! '

Madeleine. ' — Voyons, Paul, ce n'est qu'un mauvais moment.

Duroy. — Tu vas bien mieux.

De Varenne. — C'est vrai !... j'en ai été étonné ; et le patron sera bien heureux, tout à l'heure, quand il vous verra.

Forestier. — Il va venir?

De Varenne. — Mais oui... Il est ici pour ma répétition.

Forestier. - — Donne-moi un peigne. Madeleine ; il ne faut pas que j'aie l'air trop malade !... Tiens la glace ! {Se voyant dans la glace.) Oh! c'est fini... c'est fini !

Madeleine. — Voyons, Paul, c'est enfantin î

Duroy. — Si tu avais fait venir le coiffeur, tu aurais une autre mine.

Forestier. — Oui ! oui ! il y a cela... peut-être...

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