FRANCE
Régime linguistique Ii Flamand BB Français
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la division du Brabant en deux entités, l’une wallonne et l’autre flamande, en 11995, six communes limitrophes de Bruxelles situées dans le Brabant flamand ont obtenu des “facilités linguistiques” pour leurs ressortissants francophones afin que ceux-ci puissent s’exprimer dans leur langue auprès des autorités et que leurs droits soient respectés. Mais ce qui était considéré comme une mesure transitoire par les Flamands semble désormais acquis par les francophones. Audelà des dissensions linguistiques, politiques et économiques entre Flamands et Wallons, l'absence de volonté de vivre ensemble marquée de relents de séparatisme, ronge une partie de la population. Même si les Français ne sont pas partie prenante dans cette dispute belgo-belge, il n’est pas rare qu’au nom de lunilinguisme, on refuse de leur répondre en français dans certaines villes de Flandre situées au cœur des enjeux linguistiques...
Quel avenir pour la Belgique ?
| En dépit des révisions constitutionnelles, les demandes flamandes ne semblent jamais devoir s’arrêter. Les conflits autour de la langue restent d’actualité, et le feu couve sur les transferts financiers entre une Flandre riche et une Wallonie appauvrie qui peine à reconvertir son économie longtemps tournée vers des activités industrielles en perte de vitesse. Parce qu’ils ne pourraient pas le financer, les francophones refusent la remise en cause de l’État fédéral et notamment la décentralisation du système de santé ainsi qu’une régionalisation de la sécurité sociale, ce qu’exigent les Flamands, poussés dans la surenchère par le parti d’extrême-droite, le Vlaams Belang, héritier du Vläamse Blok. Les importants transferts de compétences aux régions et aux communautés confèrent un nouveau poids à ces entités qui revendiquent naturellement un accroissement de leurs pouvoirs et n’hésitent pas à croiser le fer avec les structures fédérales. S’achemine-t-on vers un État confédéral ou bien le fédéralisme parviendra-t-il à s’imposer et à réguler les différentes revendications communautaires ? L’arrondissement électoral et judiciaire bilingue de BHV (pour Bruxelles-Hal-Vilvorde) devient une pomme de discorde entre les deux communautés, les Flamands réclamant au nom de lunilinguisme la fin des prérogatives offertes aux francophones dans cette circonscription. Ce dossier BHV constitue l’un des enjeux de la grave crise politique qui secoue le pays après les élections législatives de juin 2007 : pendant neuf mois, jusqu’en mars 2008, l'incapacité des différents partis et communautés linguistiques à s’entendre prive le pays d’un gouvernement. En juin 2010, cette pomme de discorde déclenche une nouvelle crise gouvernementale de 541 jours — record mondial du plus long blocage politique ! Celle-ci se solde par la formation; en décembre 2011, d’un gouvernement de coalition dirigée par le socialiste Elio Di Rupo. Les indépendantistes de la Nouvelle Alliance Flamande (N-VA), arrivés en tête en Flandre, constituent lé premier parti d'opposition. En juillet 2012, dans le cadre d’une 6° réforme de l’État, est votée la scission de l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde, dernier vestige d’un État bilingue et unitaire, pour les élections à la Chambre et au Parlement européen. Le 21 juillet 2013, jour de la fête nationale, le roi Albert II, âgé de 79 ans, abdique en faveur de son fils Philippe, réputé plus proche de la Flandre et plus ouvert à une régionalisation accrue des compérences étatiques. Les élections fédérales de mai 2014 sont remportées par la
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