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ÉCONOMIE

N-VA, le parti indépendantiste flamand dirigé par Bart De Wewer, mais ce dernier échoue en juin à former un gouvernement. En octobre 2014, le libéral francophone Charles Michel, du MR (Mouvement réformateur), devient le plus jeune Premier ministre belge (39 ans) et le chef d’un gouvernement de coalition de centre droit intégrant trois partis néerlandophones : la N-VA, les chrétiens démocrates du CD&V et les libéraux de Open VLD. Parallèlement, la 6° réforme de l’État se poursuit avec le transfert aux Communautés et aux Régions de certaines compétences fédérales en matière, notamment, de justice, d'emploi, de prestations familiales, de soins et de fiscalité. Le Sénat est désormais une Assemblée des entités fédérées.

Economie

Une économie ouverte sur le monde

La Belgique est depuis longtemps une terre de prédilection pour les affaires. N'est-ce pas à Anvers que la première bourse de la planète a été créée en 1531 ? L’étroitesse de son marché intérieur a toujours contraint ce pays à s'ouvrir au monde. Cela valait au début du xiIrI° siècle et vaut encore aujourd’hui. Avec à peine 0,2% de la population mondiale, la Belgique est le 15° plus grand exportateur de marchandises au niveau international. Le port d'Anvers occupe la 2° place en Europe (après Rotterdam) et compte parmi les 10 premiers à l’échelle mondiale. Cette extrême ouverture de l’économie belge est un atout autant qu’une faiblesse, dans la mesure où sa santé est étroitement liée à celle de ses partenaires commerciaux, notamment les plus proches. Les deux tiers des 100 premières entreprises du pays dépendent aujourd’hui de décideurs étrangers. Avec un produit intérieur brut (PIB) estimé à 33 700€ par habitant en 2011, la Belgique se classe au 17° rang des puissances économiques mondiales. Selon la Banque nationale de Belgique, en 2011, la part des principaux secteurs d’activités dans le PIB est découpé comme suit : primaire (agriculture, chasse, sylviculture, pêche) 0,9%, industrie 21,9% et services 77,2%. À l’intérieur de ses frontières, la Belgique connaît cependant des déséquilibres régionaux. Alors que la Flandre bénéficie d’installations portuaires stratégiques et de l’implantation d’activités industrielles de pointe, la Wallonie, traditionnellement tournée vers les mines, la sidérurgie et le textile, est confrontée à une reconversion difficile, même si la crise déclenchée en 2008-2009 semble avoir plus touché la partie néerlandophone du pays.

Désindustrialisation et tertiarisation

La Belgique a subi très tôt et très rapidement l’influence de la révolution industrielle qui a vu le jour au Royaume-Uni. Cette industrialisation précoce s’est largement appuyée sur le développement du réseau ferroviaire, qui a permis dès 1840 une rapide croissance des industries houillères et de la métallurgie wallonne. Mais elle s’est révélée un handicap lors des restructurations intervenues dans la seconde moitié du xx° siècle. Depuis 1957, 120 charbonnages, dont toutes les mines de Wallonie, ont été fermés pour manque de rentabilité. Et la sidérurgie belge, notamment wallonne, aux équipements plus anciens, n’a pas été épargnée par la crise mondiale. Si la révolution

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