POPULATION
| industrielle a surtout profité à la Wallonie, riche en charbon, c’est aujourd’hui | la Flandre, dont la démographie et l’activité sont plus dynamiques, qui domine | une économie nationale largement tournée vers les échanges.
Population
| Trois communautés, politiques, culturelles et linguistiques, se partagent la | Belgique. Les Flamands, néerlandophones, occupent le nord du royaume. Les : Wallons, au sud, parlent français. La capitale est officiellement bilingue, même ‘ siles francophones y sont majoritaires. À l'extrême est de la Belgique vit égale- | ment une petite communauté germanophone. En 2012, la population du pays | était estimée à 11 millions de Belges, répartis sur un territoire de 30 528km?, soit 357 habitants au kilomètre carré. La Belgique est, après Malte et les Pays-
Bas, l’État le plus densément peuplé de l’Union européenne. La Flandre abrite | 6,4 millions d’âmes, la Wallonie 3,6 millions d’habitants, dont 75 000 pour la | Communauté germanophone. Enfin, la région Bruxelles-Capitale concentre un peu plus d’un million de personnes. La Belgique héberge un peu plus de 870 000 étrangers stricto sensu, dont 300 000 à Bruxelles — en majorité, et par ordre d’importance, des Italiens, des Français, des Néerlandais, des . Marocains, des Turcs et des Congolais. La proportion de personnes “issues | de l’immigration non européenne” est autrement plus importante dans la | population. Nombre de travailleurs marocains et turcs, recrutés après la Seconde Guerre mondiale pour l’industrie charbonnière, ont en effet obtenu | leur naturalisation. Sans oublier leurs enfants nés en Belgique.
Langues et dialectes
I n'existe pas un, mais des dialectes flamands qui diffèrent selon les régions. Suivant que l’on habite à Bruges, Anvers ou Louvain, on parlera un flamand ‘local. Toutefois, il existe un néerlandais standard commun à la Flandre et aux Pays-Bas, issu de l’unification des dialectes flamands du Nord et du Sud. Cette langue est utilisée notamment par les médias. Elle ne se fonde pas sur des usages populaires mais sur un vocabulaire et une expression normalisés. Néanmoins, le néerlandais de Belgique, tout comme le français de Belgique, possède ses particularités en matière de lexique et de prononciation. Le dialecte bruxellois ressemble, lui, à un flamand populaire et atypique mâtiné de français. Pas plus que de flamand, il n’existe de parler wallon uniforme, et nombreuses sont les variantes régionales. Contrairement à une idée répandue, il ne dérive pas du français mais directement du latin. Si les racines du flamand proviennent des langues germaniques, le wallon ‘eomme le français font partie de la famille des parlers romans relevant de Ja catégorie des langues d’oïl.