AUTRES ARCHITECTES
Dus à des architectes moins célèbres mais tout aussi superbes, es bâtiments à ne pas manquer, du grand magasin à la minuscule
aison privée...
5Grand magasin Old England E Paul Santenoy, 1900). Devenu depuis le musée des Instruments de musique, il est représentatif de la Bruxelles de l'époque 1900.
Que de la Montagne-de-la-Cour, 2(p130) Rue Vanderschrick (Ernest Blérot, 1800-1902). Un ensemble unique de façades Art nouveau (n°1 à 25) onçu par un seul ärchitecte. (p.145) aison rue Faider, 83 (Albert Doosenboom, 1900). Par un élève Ie Victor Horta, une demeure 5uperbe, au grattoir à chaussures semarquable. (p150) :
aison aux Hiboux (Edouard Delseneer, 1895). La bien nommée !
Wv. Brugmann, 55 (p.150) Hôtel Hannon (Jules Brunfaut, 4903). Des courbes fantastiques qui Svoquent Gaudi. Av. de la Jonction, ï (p150) Maison Saint-Cyr (Gustave Strauven, 1903). La maison Art nouveau la plus petite et la plus =xtravagante de la ville. À voir !
quare Ambiorix, 11 (p160)
aison Cauchie (Paul Cauchie,
905). Elle arbore les plus beaux sgraffites de la ville. Rue des rancs, 5 (p.164)
Juverts à la visite
laison Autrique (p.138) Musée Horta (p.151) Centre de la BD (p.120)
| à SUIVEZ LE GUIDE De
| nombreuses associations invitent à partir à la découverte
| du patrimoine Art nouveau de la
| ville à pied, à vélo (très efficace)
| ou même en bus. Pout tout
| renseignement, cf, visites guidées (p.80). |
MIM (p130) Maison Cauchie (p164) Hôtel Solvay (p155)
Balades Art nouveau
Trois déambulations vous sont proposées dans le corps de ce guide. Quelques détours, certes, mais qui vont bien aux sinuosités de l'Art nouveau |
Autour du musée Horta (p.151) Quartier des Etangs d’Ixelles (p155)
Quartier des Squares (p.159)
Déjeuner, prendre un verre...
Déjeunez ou prenez l'apéritif dans un décor Art nouveau: une ambiance unique, et le confort de banquettes aux lignes voluptueuses.
Ne ratez pas les plus belles adresses Art nouveau de la ville.
La terrasse du MIM Brasserie panoramique au dernier étage d'un édifice Art nouveau. Rue de la Montagne-de-la-Cour, 2(p130) Comme chez soi Encore plus cher, encore meilleur... Place Rouppe,
Galerie J. Visser Magasin d'antiquités au superbe décor
Art nouveau. Rue
Lebeau, 37 (p140)
BRUXELLES ET LE BRABANT
l'artiste surréaliste René Magritte (1898-1967), qui réunit sur trois niveaux et de façon chronologique toiles, dessins, lettres, sculptures, films et photos, le tout accompagné de citations de Magritte invitant à réfléchir sur l’art et le monde. La visite commence au niveau 3 par les débuts artistiques : des affiches, notamment, où les influences dadaïste et moderniste sont manifestes. Dès Cinéma bleu (1925), son style s’installe. De nombreux documents (lettres, photos, revues...) présentent le surréalisme belge des années 1920. Le niveau 2 est consacré à la décennie suivante, dont les toiles Le Voyageur (1937) et Le Retour (1940) sont emblématiques. Plus loin, d’autres œuvres, exécutées pendant la guerre, sont un retour impressionniste, comme Le Sourire (1943) ou encore Les Mille et une nuits. Cette période est aussi celle de l'engagement communiste, illustré par des affiches et d’autres documents. Magritte retrouve son style minutieux après la guerre, observable notamment dans les salles consacrées au nu féminin, où se détache La Magie noire (1945). On admire quelques grands classiques de l’artiste au niveau 1, dévolu en deux salles aux dernières années (1951-1967), celles de la reconnaissance et de la gloire mondiale. Deux superbes versions de L’Empire des lumières (1954 et 1961), par exemple, et aussi Le Domaine d’Arnheim (1962), célèbre paysage montagneux au profil d’aigle, accompagnent quelques sculptures, et une amusante bouteille peinte intitulée Un Picasso de derrière les fagots (1944). Sur les paliers sont projetés des films amateur réalisés par René Magritte, dans lesquels jouent sa femme et ses amis. Le mot de la fin au peintre-poète : “Tout dans mes œuvres est issu du sentiment de certitude que nous appartenons, en fait, à un univers énigmatique” (1958). PI. Royale, 1 (visiteurs avec billets) ou rue de la Régence, 3 (visiteurs sans billets) Tél. 02508 32 11 www.musee-magrittemuseum.be Ouvert mar.-ven. 10h-17h, w.-e. 11h-18h Fermé 1° jan., 2° jeu. de jan. 1° mai, 1 et 11 nov. 25 déc. Tarif 8€, réduit 2-6€, moins de 5 ans et 1°’ mer. du mois à partir de 13h gratuit (billet combiné avec le musée d'Art ancien et le musée Fin-de-siècle 13€, réduit 3-9€) Audioguide 4€ Pour une visite en fin de semaine, pensez à réserver votre billet sur Internet
X* Les musées royaux des Beaux-Arts
Les deux sections, art ancien et art de la fin du xIx° siècle, offrent un panorama
complet de l’histoire de l’art européen qu’on ne peut espérer appréhender en
moins d’une demi-journée. Notre présentation épouse le parcours chrono-
logique adopté pour l’accrochage des œuvres. Il est toutefois susceptible de
varier : procurez-vous un plan à l'accueil. Enfin, sachez que les deux musées accueillent d’ambitieuses expositions annuelles consacrées à un courant majeur,
à un thème ou à un artiste. Rue de la Régence, 3 Tél. 02508 32 11 M° Gare cen-
trale, tram 92, 93 ou 94 (arrêt Royale) www.fine-arts-museum.be Ouvert mar.-ven. 10h17h, w.-e. 11h-18h Les salles ferment par roulement de 12h à 13h ou de 13h à 14h Fermé 1°' jan., 2° jeu. de jan, 1°’ mai, 1°" et 11 nov, 25 déc. Tarif 8€, réduit 2-6€, moins
de 5 ans et 1°" mer. du mois à partir de 13h gratuit (billet combiné avec Musée
Magritte et musée Fin-de-siècle 13€, réduit 3-9€) Audioguide 4€
Musée d'Art ancien (plan 4, C4) Véritable trésor national, cette collection royale a été essentiellement constituée au cours du xiIx° siècle autour d’un noyau formé des saisies révolutionnaires et des dépôts de l’État, constamment
-nrichi grâce aux acquisitions, aux dons et legs de nombreux mécènes. Le alais fut spécialement édifié pour la présentation de ce fonds exceptionnel ‘le peintures, sculptures et dessins du Xv° au xvI1r' siècle : achevée en 1887, sa açade néoclassique domine de manière très solennelle la rue de la Régence ! a peinture des anciens Pays-Bas méridionaux forme l’essentiel de la collection. Les œuvres sont présentées de manière chronologique afin de permettre au visiteur de comprendre le développement et l’évolution de l’art pictural de «es régions sous l’Ancien Régime.
Ecole flamande Le parcours débute de façon magistrale avec les précieux “anneaux des Primitifs flamands : Rogier van der Weyden (1400-1464) “ont on peut admirer une superbe Pierà, fermement composée et aux personnages d’un caractère sculptural, Petrus Christus (v. 1410-v.1473), Dirk Bouts (1415-1475) avec La fustice de l’empereur Otton, La Vierge à l'Enfant du célèbre Hans Memling (v. 1433-1494), ainsi que le triptyque de la Tentation de Saint-Antoine et le Calvaire avec donateur selon de Jérôme Bosch (v. 1450- 1516). La visite se poursuit par un riche panorama des nombreux courants qui se développèrent au xVI° siècle pour culminer dans la salle Bruegel où sont rassemblés d'importants tableaux du maître Pieter Bruegel l’Ancien (v. 1525-1569), dont les scènes de la vie quotidienne, dépourvues d’un sens bremier religieux, traduisent un souci du traitement des lumières (notamment D 0 pour elles-même qu’on ne retrouvera que bien plus tard avec le nouvement impressionniste. On admire ainsi le célèbre Dénombrement de Berhléem ainsi que des copies de son fils, Pieter le Jeune, dont l’imposant :Sombat de Carnaval et Carême… La visite se poursuit en traversant les XVII° et KVITI' siècles, avec un ensemble de peintures de Jacob Jordaens (1593-1673) ont L’Allégorie de la fécondité et Le roi boit. Plus loin, ce sont les saisissants oortraits d’Antoon van Dyck (1599-1641) datant des périodes italienne et anversoise : Saint François d’Assise et Saint Antoine de Padoue, puis un grand nombre d’œuvres de Pierre-Paul Rubens (1577-1640), dont une très belle Étude, Têtes de nègres, et de monumentaux dessus d’autels et retables, parmi :esquels se distinguent L'Assomption de la Vierge, Le Couronnement de la Vierge tt Le Martyre de Saint Liévin, exemplaires des compositions opulentes, du Lhatoiement des couleurs et du goût de la chair de cet artiste. Écoles étrangères Le circuit comprend également un bel ensemble de peinrures représentatives d’autres traditions européennes. Ainsi, on retrouve le maniérisme grand format de l’Italien Guercino (1591-1666) et de l'Espagnol Jusepe de Ribera (1591-1652), dont est exposé l’ Apollon écorchant Marsyas, line sublime Lamentation de Botticelli (1445-1510) et des œuvres du Tintoret (1518-1594), dont l’Enlèvement du corps de saint Marc, de Francesco uardi (1712-1793), Le Doge Alvise Mocenigo se montrant au peuple dans la asilique Saint-Marc et de Giambattista Tiepolo (1696-1770), Les Vértus théologales. Également, des œuvres de belle facture de peintres français : Philippe 1 Champaigne (1602-1674), Greuze (1725-1805), Georges de La Tour
‘1593-1652, Le Vielleur), Le Lorrain (1600-1682), les paysages en ruine Hubert Robert (1733-1808) et le célèbre tableau de Jacques-Louis David (1748-1825), Marat assassiné.
Musée Fin-de-Siècle (plan 4, C4) Le dernier-né (mai 2013) des musées sruxellois rend compte de la production artistique belge de la fin du xIx*° au
œ Le] = m1 = [RES m1 (2) m1 | ls m1 œ D > œ > 5)
BRUXELLES ET LE BRABANT
début du xx° siècle. Un grand parcours dédié à la création et aux cercles artistiques avec Bruxelles comme centre et carrefour incontournable, en la replaçant dans son contexte historique. Mis à l'honneur : le réalisme (Constantin Meunier et James Ensor), la peinture de paysage et la naissance de l’impressionnisme belge (Hippolyte Boulenger, Guillaume Vogels), Les XX et la Libre Esthétique (Octave Maus, Théo van Rysselberghe), le néo-impressionnisme (Georges Seurat, Henry Van de Velde), le postimpressionnisme et les Nabis (Paul Gauguin, Édouard Vuillard), l’impressionnisme belge (Émile Claus, Anna Boch), le symbolisme littéraire et pictural (Fernand Khnopf, Maurice Maeterlinck, George Minne, Léon Spilliaert).… Le musée mélange les disciplines (art, musique et littérature) et expose plus de 400 œuvres allant de 1863 (date de la création du cercle artistique la Société libre des Beaux- Arts) à 1914, organisées dans un espace de 6 000 m? autour d’un puits de lumière. Point fort et aboutissement de la visite, l'extraordinaire collection Gillion Crowet, témoin de la rencontre des Beaux-Arts et des arts décoratifs au tournant du xx* siècle, avec les travaux d’artisans incontournables tels que Jacques Majorelle, Émile Gallé, Alphonse Mucha, Philippe Wolfer ou Victor Horta.
La place des Palais et ses environs
La place des Palais, dominée par l'immense façade du palais royal, forme la voie la plus solennelle du quartier, celle où le roi passe en revue ses troupes militaires à l’occasion de la fête nationale belge, le 21 juillet.
© Palais royal (plan 4, D4) Ce digne monument néoclassique (xIx® s.), orné d’un fronton proéminent et de dômes massifs, n’héberge que très ponctuellement la famille royale, qui vit habituellement au domaine de Laeken, à la périphérie nord de Bruxelles. Sachez toutefois que si vous voyez le drapeau belge flotter au-dessus du bâtiment, c’est que le roi y a pris ses quartiers. Ce n’est jamais le cas une partie de l’été, lorsque le palais est ouvert à la visite. Une bonne occasion d'admirer ses enfilades de salons et ses galeries au décor imité du style Louis XIV ainsi que quelques autres curiosités : notamment le plafond de la grande salle des Glaces couvert d’élytres de scarabées, une commande de la reine Paola à l'artiste plasticien Jan Fabre en 2002. Place des Palais (accès par la grille principale) Tél. 02 551 20 20 M° Trône, Gare Centrale www.monarchie.be Ouvert fin juil.-mi-sept. : mar.-dim. 10h30-16h30 Entrée libre
Musée BELvue (plan 4, C4) À l’occasion des 175 ans de la Belgique en 2005, il a subi une véritable métamorphose : d’une collection dédiée à la seule famille royale, il est devenu un musée retraçant tout le passé du pays, avec pour fil rouge les annales de la dynastie régnante. On a ainsi l'impression de pénétrer. dans l'intimité du royaume... Si l’on connaît mal son histoire, on appréciera l’exposition qui permet de la découvrir de manière assez réjouissante. Une très belle scénographie, riche de nombreuses archives — dessins, films, photographies ou objets caractéristiques (voir la salle des années 1970 au mobilier psychédélique !) -, restitue de manière efficace l’atmosphère et les enjeux de chaque époque : indépendance nationale, révolution industrielle et luttes sociales, Grande Guerre, etc. Le tout est accompagné d’une notice
Lhronologique bien détaillée. Expositions temporaires (gratuites) deux fois oar an. Place des Palais, 7 Tél. 02500 45 54 M° Gare centrale, Trône www.belvue. ve Ouvert juil.-août: tlj. 10h-18h ; sept.-juin: mar.-ven. 9h30-17h, sam.-dim. 10h-18h “ermé 1” jan. et 25 déc. Tarif 6€, réduit 4€, moins de 18 ans gratuit (billet combiné nvec Site archéologique du Coudenberg 10€, réduit 7€)
9 Site archéologique du Coudenberg (plan 4, C4) Bien qu’accessible du musée BELvue, il peut également se visiter indépendamment. Il donne à woir les vestiges du premier palais royal du Coudenberg dégagés dans les années 1990 : les bâtisseurs du xvIIr° siècle les avaient couverts d’un remblai parfois épais de plus de 8m pour créer la parfaitement plate esplanade de la lace Royale, dorénavant soutenue par une imposante chape de béton. On s'enfonce sous elle pour une véritable remontée dans le temps ! Entre les restes Me la chapelle palatiale, de l’Aula Magna et des caves du château, on joue les archéologues amateurs en empruntant des ruelles enfouies et en reconstituant a géographie du palais. PL. des Palais, 7 Tél. 02500 45 54 M° Parc, Trône www. ïoudenberg.com Ouvert juil.-août : tlj. 10h-18h ; sept.-juin : 9h30-17h, sam.-dim. "Oh-18h Fermé 1° jan. et 25 déc. Tarif 6€, réduit 4€, moins de 18 ans gratuit (billet «ombiné avec musée BELvue 10€, réduit 7€)
Palais des Académies (plan 4, D4) L’un des bâtiments néoclassiques les mieux inspirés de la ville : achevé en 1825, il se compose d’un unique paralélépipède encadré de deux ailes de retour et évoque par la rectitude de son décor l’architecture palladienne. Depuis 1876, il est le siège dé l’Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique. Rue Ducale, 1 M° Trône www.academieroyale:be Ne se visite pas
9 Parc de Bruxelles (plan 4, D3) Face au palais royal, cette ancienne chasse sardée des rois dans la ville est aujourd’hui ouverte au public. Sur 13ha, elle IHéploie ses allées bien dessinées (selon une symbolique maçonnique, dit-on), le bassins rafraîchissants en pelouses ombragées. La perspective centrale ouvre au nord sur le fronton solennel du palais de la Nation, auguste bâtiment He la fin du xviri° siècle devenu le siège du Parlement belge (rue de la Loi). Zhntrée principale pl. des Palais M° Trône, Gare Centrale Ouvert avr.-sept. : tlj. #h-22h ; oct.-mars : tlj. 7h-21h
Musée Charlier (plan 4, D3) L’amateur d’art Henri Van Cutsem légua au sculpteur Guillaume Charlier cette riche demeure qui conserve une imporrante collection de mobilier ancien (Louis XIV, Empire, etc.) et d’œuvres H'artistes bruxellois au tournant des xix° et xx° siècles. Av. des Arts, 16 Saint- Uosse Tél. o2 220 26 91 M° Madou, Arts-Loi www.charliermuseum.be Ouvert lun.jeu. 12h-17h, ven. 10h-13h (“Concerts de midi” certains mardi et jeudi de 12h30 à 13h30) Tarif 5€, réduit 4€, moins de 18 ans gratuit
Au fil de la rue Royale
Au départ de la place Royale, la rue du même nom, longue de 2km, rejoint en ligne droite l’église Sainte-Marie, un édifice néobyzantin achevé au xix° siècle afin de clore la perspective. Ce bâtiment peu intéressant impose d’autant
œ D (= m1 ue — = m œ TD > œ > Z —
BRUXELLES ET LE BRABANT
TRUFFES moins un détour que la rue Royale est peu ave- ET GANACHES nante, excepté au n°13, où l’on peut admirer la Avec Marcolini et splendide vitrine Art nouveau de la chemiserie Wittamer (p.141), Mary Niguet dessinée par Paul Hankar, et au n°103, est l'un des trois grands où l’ancien hôtel Astoria témoigne bien de
chocolatiers de la ville.
Le plus proche du palais royal, il en est le fournisseur attitré !
Le décor du magasin est précieux comme celui d'un nographie.
joaillier. Il faut dire qu'il e Pye
sert d'écrin à de véritables Colonne du Congrès (plan 4, D2) Érigée en
l'esprit viennois qui soufflait sur l’Europe à la fin du xiIx° siècle. Cependant, si vous êtes courageux, vous irez jusqu’à la maison Autrique, petit bijou d’architecture intérieure et de scé-
bijoux : ganaches, truffes 1859 afin de commémorer le Congrès national et pralines absolument de 1830 qui promulgua la Constitution belge, divines.. Ballotin de 250g elle contribue à sa manière à l'ambiance solen- 17€. Mary (plan 4, D2n°117) nelle du quartier. Surmontée au sommet de Rue Royale, 73 Tél. 02217 ses 47m d’une statue de Léopold If, elle est
45 OO M° Parc, tram 92 et 94 (arrêt Parc) Ouvert lun.sam. 10h-18h
gravée des principaux articles de la Constitution. Aux quatre angles figurent les allégories de ses principes fondamentaux : les libertés d'enseigner, d’informer, d’association et de confession. À son pied brûle jour et nuit la “flamme du souvenir” qui cultive la mémoire des soldats morts lors de la Seconde Guerre mondiale. PI. du Congrès M° Botanique
Musée du Jouet (plan 4, D2) Un petit paradis pour les enfants... et pour les adultes qui n’ont rien perdu de leur innocence ! Petits trains électriques, nounours à foison, poupées de porcelaine et robots dernier cri restituent l’univers du premier âge. Rue de l'Association, 24 Tél. 02 219 6168 M° Botanique, Gare Centrale, Madou www.museedujouet.eu Ouvert tlj. 10h-13h et 14h-18h Tarif 6,50€, réduit 5,50€, famille 20€, gratuit 1°’ dim. du mois
Parc du jardin botanique (plan 4, D1) Dessiné par Charles-Henri Petersen et Jean-Baptiste Meeus, inauguré en 1829, il passa pour l’un des plus exemplaires jardins de l’époque. Ses allées sinueuses et son parterre central. ordonné à l'italienne ne manquent en effet pas de charme. Quant à ses serres, elles sont superbes : de style néoclassique, elles sont rythmées de robustes colonnes doriques qui encadrent une glorieuse rotonde centrale. L’ensemble | offrirait donc une belle image d’un jardin botanique du xIx° siècle. s’il n’était aujourd’hui longé par la voie rapide de la petite ceinture, surplombé par les tours d’affaires du quartier nord et même traversé d’une route ! Bruyant, aux proportions ainsi rompues, il n’est plus guère un lieu de promenade agréable. Une photo peut-être. Ses serres abritent le Botanique (p.175), dynamique Centre culturel de la communauté francophone. Entrée principale rue Royale M° Botanique Ouvert avr.-sept. : tlj. 8h-21h ; oct.-mars : tlj. 8h-17h30
© Maison Autrique (plan 4, D1) Édifiée pour son ami Eugène Autrique en 1893, la première maison individuelle réalisée par Victor Horta à Bruxelles constitue un témoignage passionnant de la maturation du style chez le grand
FAP
architecte : derrière la façade en pierre dont les lignes commencent à s’assoublir, les matériaux industriels (fer, fonte) sont mis au premier plan, la cage “escalier s’orne de courbes annonciatrices de l’Art nouveau ainsi que d’un mrand vitrail, élément typique de la future production de l'architecte. Outre cette valeur documentaire, la maison ravit par l’ambiance qu’elle distille : en la irisitant meublée et aménagée comme à l’époque (elle vient de bénéficier d’une ‘emarquable campagne de restauration), on se surprend à veiller de ne pas en roubler la quiétude, comme si elle était encore habitée. Et elle l’est pour ainsi rire. Schuiten et Peeters, célèbres auteurs de la BD Brüsel, ont été chargés de sa scénographie : de la cave au grenier, ils ont su capter toute l’essence de -ette demeure privée bruxelloise pour ouvrir sur un pays imaginaire évoca- “eur et émouvant (installations vidéo, décors reconstitués..….). Chaussée de IHaecht, 266 Tél. 02 215 66 00 Tram 92 (arrêt Saint-Servais) et 25 (arrêt Robiano) v“ww.autrique.be Ouvert mer.-dim. 12h-18h (derniers tickets 17h30) Fermé |. fér. 'arif 7€, réduit 3-5€
Où déguster une bière ?
Bier Circus (plan 4, D2 n°32) Pas de chapiteau pour cette maison dédiée au breuvage préféré des Belges qui n'a d'arène que sa proximité avec le Cirque Royal, mais plutôt une cave impressionnante : lambic ou Gueuze au tonneau,
rappistes au fût ou en bouteille et une liste interminable de bières de saison kt de spéciales dont la Blanche de Watou, la Belle-Fleur, la Guldenberg ou la cuvée spéciale de la maison, la 20 years Bier Circus... La maison propose éga- “ment une carte de restauration de brasserie cuisinée à la bière (assiettes de ‘romages locaux, waterzooi de poisson, pain de viande, etc.) et, en apothéose, une délicieuse mousse au chocolat à la Chimay Bleue et un Chouffe Coffee. Comptez 11-18€ le plat et 3,50-4€ la bière spéciale. Rue de l'Enseignement, 57 Tél. o2 218 00 34 M°-Parc, Madou www.bier-circus.be Ouvert mar.-ven. 11h30-
R30 et 18h-0h, sam. 18h-0h
e quartier du Sablon
entrée autour de la place du Grand-Sablon, cette antichambre aristocratique Hu quartier royal, autrefois très appréciée par la Cour, est aujourd’hui envahie oar les antiquaires.
Olace du Grand-Sablon (plan 4, C4) Avec son allure de cœur de village, c’est une place chic où aime à frayer le tout-Bruxelles et où trônent les meil- *eurs chocolatiers de la ville. Son nom évoque l’ancienne mare sablonneuse sur laquelle elle fut conçue au x1v° siècle. Elle conserve de belles demeures flamandes aux pignons de briques caractéristiques (ainsi les n°° 38-39, 42- 3 et 9-10), du xvri' siècle pour la plupart. Naissant à la pointe de la place, la bréservée rue des Alexiens mérite un détour, en particulier pour ses façades EE des n° 5 à 9. Tram 92 et 94, bus 27 et 95
>) Notre-Dame-au-Sablon (plan 4, C4) Elle ferme la place du Grand-Sablon. | a richesse de son décor sculpté extérieur est essentiellement un legs de la in du xix° siècle, soucieux de faire plus vrai que nature selon les préceptes
de Viollet-le-Duc. Bien qu’ainsi habillé, l’édifice reste exemplaire du style
œ D (es m1 = = m1 (22) m — Ca m œ > œ > —
BRUXELLES ET LE BRABANT
gothique flamboyant en lequel il fut élevé au cours du xv° siècle. À l’intérieur de la nef, superbe et aérienne,
Espaces verts de la capitale
le triforium, au second niveau, exhibe une délicate dentelle de pierre tandis Parc de Bruxelles ______ 137 que, tout en haut, les baies hautes Parc du jardin botanique 138 enserrent l’ensemble d’une cage Place du Petit-Sablon 140 de lumière. Le chœur affiche une Orangerie même réussite dans l’alliance de la du parc d'Egmont ______141 légèreté et de l’élégance. Au-dessus Autour de la porte veille une statue de la des étangs d'Ixelles = 155 Vierge dans un bateau, objet fervent Bois de la Cambre = 157 de l'Ommegang (p.85). Rue des Forêt de Soignes __158 Sablons Tél. 02 213 00 65 Tram 92 et Parc Léopold M 161 bus 48 Ouvert tlj. 8h30-18h Le parc
du Cinquantenaire _____ 162
Place du Petit-Sablon (plan 4, C4) Fondation Folon Elle fut transformée en square en 1890 et cernée d’une grille de fer s forgé remarquable, véritable hommage du xIx* siècle au Moyen Age : chacune des colonnettes qui la scandent présente des motifs sculptés différents et arbore une statue illustrant les quarante-huit principaux métiers bruxellois au Moyen Âge. Chacun est identifié par ses attributs (le peintre est muni d’une palette et d’un pinceau) mais, les arts étant anciens, il est parfois difficile de les reconnaître (ainsi du graissier, de l’épinglier, etc.). Au centre du jardin se dressent les statues des comtes d’Egmont et de Hornes, qui résistèrent à l'occupant” espagnol sous l’Inquisition. À voir, en haut du square à droite, deux belles façades anciennes. Tram 92 et 94 Ouvert avr. : tlj. 8h-18h40 ; maiaoût : tj. 8h-20h40 ; sept. : tlj. 8h-19h40 ; oct.-mars: tlj. 8h-17h40
Palais d'Egmont (plan 5, C1) Dominant la place du Petit-Sablon, il forme un ensemble très homogène. Pourtant, seul le corps de logis qui referme la cour d’honneur appartient au bâtiment d’origine, splendide palais de style Renaissance (pilastres doriques, entablement saillant, frontons couronnant les fenêtres, etc.) élevé dans les années 1560. Les ailes de retour datent du xIX* siècle pour celle de gauche et du xx° pour celle de droite. L’ensemble abrite des bureaux du ministère des Affaires étrangères. À l’arrière, l’ancien parc privé de la demeure est devenu un jardin public — cf. Où boire un verre au vert ? (p.141). Accès par la rue aux Laines Tram 92 et 94 Ne se visite pas
@ Où dénicher des antiquités ? À Marché aux antiquités (plan 4, C4 n°n8) Véritable institution qui se célèbre! tous les week-ends, le marché aux antiquités n'est certes pas le plus recherché pour ses bonnes affaires, que l'on trouvera plutôt au marché aux puces de la Place-du-Jeu-de-Balle (p144), aux Marolles, mais les beaux objets exposés ici ravissent souvent l'œil. Les nombreux antiquaires qui ont élu domicile autour de la place, et notamment le long de la rue Lebeau, satisferont vos goûts d'esthète, particulièrement si vous aimez les arts dits “primitifs”, très bien représentés. N'hésitez pas à pénétrer dans les échoppes, elles abritent de très belles pièces
qui en font de véritables musées gratuits. Dans les environs, la galerie Joris isser mérite l'attention pour son superbe décor Art nouveau. PI. du Grandsablon M° Gare Centrale, tram 92 et 94 (arrêt Petit sablon) Ouvert sam. 9h:17h, ilim. 5h-14h Joris Visser (plan 5, B1n°66) Rue van Moer, 11 Tél. 0476 97 16 71 www. iribal-art-visser.com Ouvert ven.-sam. 12h-18h et sur rdv
Où acheter de beaux bijoux ?
hrista Reniers (plan 4, C4 n°120) Créatrice de bijoux belge, Christa Reniers : rapidement acquis une réputation internationale. Il faut dire que ses pièces ont superbes et d'autant plus uniques qu'elles paraissent souvent le fruit de la aature: Christa tire son inspiration des formes organiques les plus spontanées vu des formations minérales les plus parfaites. Certaines bagues atteignent la pureté d'une goutte d'eau ! Rue Lebeau, 61 Tél. 02 514 9154 M° Gare Centrale, ‘ram 92 et 94 (arrêt Petit-Sablon) wwwchristareniers.com Ouvert mar.-sam.
2h30-18h30, dim. 13h-17h
Où se régaler de pâtisseries, de chocolats ?
ittamer (plan 4, C4 n°35) Centenaire (elle a été fondée en 1910), la maison Nittamer est l'une des plus célèbres chocolateries-pâtisseries du pays. Ses anaches, pralines, caramels et pâtes d'amandes atteignent la perfection, tout comme ses pâtisseries. Vous pouvez goûter l'ensemble de la sélection maison en vous attablant sur la terrasse ensoleillée qui se déploie place du Grand- Sablon ou dans les salles de l'étage, à l'esprit très cosy. Nous vous conseillons es assiettes composées d'entremets pêtissiers (12€), telle la mémorable “Le -hocolat dans tous ses états”. Egalement de bons plats cuisinés (plats gourmands et suggestions du jour 14-22€) et, aux beaux jours, de superbes glaces : emporter. Place du Grand-Sablon, 6-12 Tél. 02 512 37 42 M° Gare Centrale, ram 92 et 94 (arrêt-Petit Sablon) wwwwittamer.com Ouvert lun. 9h-18h, mar.am. 7h-19h, dim. 7h-18h30
Où boire un verre au vert ?
rangerie du parc d'Egmont (plan5, C2n°1) On est en pleine ville et pourtant en pleine verdure, celle de magnifiques arbres centenaires. Pour un peu, on se croirait au XVIII‘ siècle, époque à laquelle le parc d'Egmont fut aménagé et son orangerie édifiée. Le premier déploie avec simplicité ses allées ondoyantes et ombragées, la seconde se donne des airs de bergerie. Le goût pour la nature iriomphait alors ! Il est bien agréable d'y boire un verre au cœur de l'après-midi, à l'intérieur ou à l'extérieur, mais aussi d'y déjeuner - appartenant à un unique oropriétaire, le menu y est le même qu'à la Terrasse du musée des Instruments He musique, cf. Manger avec vue (p.130). Sur la pelouse centrale du parc De Rue aux Laines, 32 (ou bd de Waterloo) Tél. 02 513 99 48 M° Porte de Namur, tram 92 et 94 (arrêt Petit-Sablon) www.restauration-nouvelle.be Ouvert Het tlj, 10h:18h ; sept.-mai: lun.-ven. 10h-16h30, sam.-dim. 1h-15h30
œ Le] (= m1 F- Fm1 [22] m = [ia m œ D > œ > Z = |
BRUXELLES ET LE BRABANT
Les Marolles
rt Les essentiels Découvrir autrement
Enfant pauvre de Bruxelles, le quartier des Marolles a été bien malmené par les années 1970, qui l’ont percé de la ligne de jonction ferroviaire entre la gare du Midi et la Gare centrale, véritable barrière qui l’enclave désormais dans le sud du Pentagone ! Sort ingrat pour le cœur populaire de la ville et l’un des principaux creusets de son identité : c’est ici que se sont forgés la langue locale, le très inventif “brusseleer”, et le personnage typique du keye, cf. encadré ci-après.
Au fil de la rue Haute
L’atmosphère singulière du quartier reste sensible, notamment dans ses quelques vieilles rues encore relativement préservées, en particulier la rue Haute et la rue Blaes, bordées d’humbles immeubles aux crépis blanc, gris, bleu, jaune, ocre. Au n°132 de la rue Haute, ne manquez pas la superbe maison en brique avec fenêtres à meneaux et pignons à redents : elle fut la demeure du peintre. Bruegel l’Ancien. La rue des Renards n’est pas moins pittoresque avec ses petites maisons d’un étage et leurs crépis vert, cerise ou marron...
Tour Anneessens (plan 5, B1) L’un des derniers vestiges de la première enceinte élevée au xIrI° siècle, cette tour d’angle reste accolée d’un beau pan de muraille crénelée. En le franchissant autrefois, on quittait Bruxelles ! Bd de l'Empereur, 36 Bus 48 et 95
Le ketje, gamin des Marolles
Le ketje, c'est le Titi bruxellois.
et d'un bric-à-brac toujours un peu Haut en couleur, il est célèbre pour
surréaliste qui donne le ton
être un zwanseur (un fêtard),
un peu roteur (rouspéteur), notamment vis-à-vis de l'ajoen (l'oignon, l'agent de police) - mais jamais trop afin de ne pas finir
en “colocation” (en détention) -, et toujours avec “un œuf à peler” (un compte à régler) ! Bien sûr, les
| ketjes se font rares de nos jours...
On peut encore en croiser, et surtout en entendre, sur le marché aux puces de la place du Jeu-de- Balle, repaire de bouts de ficelle
du quartier. On y passera un bon moment... à condition de ne pas se laisser refiler du vlek ou de
la cacaille, c'est-à-dire des objets sans valeur ! Illustres ketjes marolliens, Quick et Flupke
ont leur façade BD au cœur
du quartier, à l'angle des rues Haute et des Capucins. Hergé, qui aimait ces abords, s'est également inspiré de leur langue gouailleuse et inventive pour forger le syldave parlé dans Le Sceptre d'Ottokar !