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PAUSE FRITES

À l'ombre de Notre- Dame-de-la-Chapelle,

ja friterie Pitta, installée dans un petit cabanon >lanc traditionnel, propose de très bonnes frites (1,80- 2,20€), que vous dégusterez en déambulant dans les Marolles.. Fritkot de la Chapelle (plan 5, 31n°20) Place de

:a Chapelle (à droite

Hu chevet de l'église)

* Église Notre-Dame-de-la-Chapelle (plan 5, B1) Fière et massive, elle sort de terre tel un étendard et en impose. Fondée au xII° siècle, elle demeura jusqu’à l’époque moderne un lieu de culte fervent en raison des objets précieux qu'elle abritait : entre autres, cinq morceaux de la “vraie” Croix et trois reliques liées aux épisodes de la vie de la Vierge (naissance, montée au Ciel et tombeau). Devenu trop exigu, le bâtiment fut reconstruit dans le troisième quart du xuI° siècle. Le transept et le chœur datent de cette époque et témoignent d’un style de transition entre le roman et le gothique : loin

Bus 27 et 48 (arrêt Chapelle) Ouvert lun.-sam.

"h-Oh, dim. 12h-20h

de partager encore les prouesses verticales et lumineuses de ce dernier, le chœur reste sombre et étroit, tandis que le mur extérieur du chevet conserve d’étonnants modillons sculptés représentant des têtes de monstres destinées à éloigner les esprits malins de l’édifice ! En revanche, la nef, victime d’un incendie en 1405, a été relevée dans le plus pur ttyle gothique brabançon : altière, elle est soutenue par des colonnes circulaires assez glorieuses dont les chapiteaux sont simplement décorés de feuilles de Chou frisé, élément très courant dans la région ; les bas-côtés sont flanqués June belle suite de chapelles aux murs extérieurs surmontés de gâbles, imitant ainsi la succession des pignons sur rue des maisons flamandes traditionnelles. Le sommet de la tour de façade, solide comme un donjon médiéval bien que Hatant du xvI° siècle, fut détruit lors du bombardement de 1695 et reconstruit Hans un style baroque profus dans les années suivantes. Pieter Bruegel l'Ancien 6e maria dans l’église en 1563 et y fut inhumé en 1569 (dans la quatrième Hhapelle à droite). Les autres oratoires conservent de belles œuvres du xvI° siècle Ytroisième chapelle à gauche), dues notamment au pinceau de Maartein De Vos 1532-1603). La chaire de vérité, ornée d’impressionnants palmiers, date de 1721 et représente le prophète Élie recevant le pain après que Dieu lui a commandé de s’exiler dans le désert. Place de la Chapelle Tél. 02538 09 44 (curé) us 27, 48 et 95 Ouvert lun. et mer.-sam. 10h-15h30

x Palais de justice (plan 5, B2) Surnommé très justement le “mammouth” ou encore le “presse-papier”, il a également valu à son concepteur, Joseph Poelaert, d’enrichir le vocabulaire marollien d’une nouvelle insulte : Chieve wmrchitect, “architecte fou ! ” Le qualificatif n’est pas seulement moqueur : ‘Poelaert perdit en effet la raison avant même d’avoir pu achever cette œuvre FRS dont la construction courut de 1866 à 1883 ! Son style ivest pas moins délirant : inspirations gothiques, tendances gréco-romaines, emprunts à l’assyrien (voir les griffons), imitation du tibétain. Au final, on broirait un immense temple en carton-pâte sorti d’Indiana Jones ! Ne man- Quez pas de confirmer cette impression dans la salle des pas perdus, accessible “haque jour en semaine : vaste de 3 600m?, soutenue par des colonnes grandes “omme des tours, elle baigne dans une atmosphère de mystère où l’on ne serait pas surpris de croiser des squelettes encore en vie ou des dalles prêtes à se dérober ! Place Poelaert Tél. 02508 64 10 M° Louise Ouvert lun.-ven. 9h-17h

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@ Où chiner ? En continuité avec le quartier du Sablon, les Marolles abritent autour de la place du Jeu-de-Balle, et notamment dans la rue Haute et la rue Blaes, un grand nombre de brocanteurs.

Marché aux puces du Jeu-de-Balle (plan 5, B2 n°60) Ouverte en 1851 afin d'assainir le quartier, la place était destinée au jeu de la balle pelote, avant de s'affirmer comme le cœur de la brocante en ville. Chaque matin s'y tient un extraordinaire marché aux puces, où se vend un peu de tout et beaucoup de rien, objets disposés à même le sol. Hergé s'en est directement inspiré pour le dessin du marché mis en scène dans Tintin et le secret de la Licorne. Les chineurs invétérés seront ravis : en fouinant, ils feront de bonnes affaires (un peu moins le week-end). PI. du Jeu-de-Balle M° Porte-de-Hal, bus 48 ou 27 (arrêt Jeu-de-Balle) Ouvert lun.-ven. 7h-14h, sam.-dim. 7h-15h

Espace 161 (plan 5, B1 n°61) Une véritable caverne d'Ali Baba et, à la même adresse, la salle de vente du Béguinage (ventes publiques le mardi). Rue Haute, 161 Tél. 02 502 3164 M° Porte-de-Hal, bus 48 ou 27 (arrêt Jeu-de-Balle) www.espacelél.com www.salledeventesdubeguinage.be Ouvert mar.-sam. 10h30-12h et 14h30-18h, dim. 10h30-15h

Haute Antiques (plan 5, B2n°62) L'un des nombreux brocanteurs de la rue. Rue Haute, 207 Tél. 02548 94 80 M° Porte-de-Hal, bus 48 ou 27 (arrêt Jeu-de-Balle) www.hauteantiques207.be Ouvert ti 10h-18h

D+ (plan 5, B1 n°65) Un magasin de modernariato, c'est ainsi que l'on appelle en Italie la brocante spécialisée dans le design des années 1950, 1960, 1970... Courez-y retrouver les classiques signés Gio Ponti, Ettore Sottsass, Joe Colombo, etc. notamment des luminaires de toute beauté. Rue Blaes, 83-87 Tél. 02512 44 04 www.dplusdesign.be Ouvert mar. et jeu.-sam. 11h-18h, dim. 11h-16h

@ Où boire un verre et casser la croûte ? | La Clef d'or (plan5, B2n°2) La Clef d'or: le bistrot idéal pour s'octroyer une pause entre deux étals des puces de la place du Jeu-de-Balle. Son décor pittoresque de bar de quartier est bien dans le ton du marché, et plus encore de ses habitués, de nombreux chineurs obsédés par les bonnes affaires et des vendeurs à la gouaille marollienne prononcée ! On peut s'y réchauffer d'un café matinal ou d'une soupe revigorante... Egalement une bonne sélection de bières en bouteille, des tartines et une petite restauration sans chichis (plats 3,50-8,50€). Certains dim. (d'été surtout), le bistrot accueille les Ketjes Blues en concert de nh à 16h. Ambiance assurée ! PI. du Jeu-de-Balle, 1 Tél 02 511 97 62 M° Porte de Hal, bus 48 ou 27 (arrêt Jeu-de-Balle) Ouvert tlj. 5h-17h Fermé 25 déc. et 1°" jan.

Autour de la porte de Hal

Porte de Hal (plan 5, B2) Avec sa fière allure de petit château fort, elle détonne : au cœur du boulevard automobile qui enserre le Pentagone ! Cette situation n’est pas fortuite : elle est l’unique vestige du rempart élevé dans la seconde moitié du x1v® siècle pour protéger la ville, celui-là qui, rasé au début du xIX° siècle, donna le tracé de la petite ceinture que l’on connaît aujourd’hui. Seules sept portes fortifiées permettaient de le franchir. La porte de Hal était l'une des plus importantes ; elle dut à sa fonction de prison d’être préservée jusqu’à la fin du xix° siècle, où l’on décida de la transformer en musée. À cette occasion, selon la mode romantique alors en vigueur, on choisit d’en

pxalter l’apparence médiévale : on couronna le bâtiment, à l’origine très sobre, | l’un chemin de ronde et d’un haut toit, et on le flanqua, côté ville, d’une laouvelle tour d’escalier. Le rez-de-chaussée perdit ainsi son passage couvert sar lequel transitaient les hommes et les marchandises. On peut cependant ncore observer quelques éléments de son système défensif : la façade côté Saint-Gilles conserve les ouvertures par lesquelles passaient les chaînes qui wermettaient d’actionner le pont-levis et la herse depuis le premier étage. La vorte accueille aujourd’hui une exposition consacrée à l’histoire des remparts de la ville et au folklore bruxellois. Quel qu’en soit le thème, il faut en profiter wour explorer ses grandes salles terriblement rustiques et, même s’il s’agit Tléléments néogothiques du xIx° siècle, son superbe escalier à vis et sa charwente de bois monumentale. Le sommet du bâtiment offre également une vue magistrale, à 360°, sur la ville. Bd du Midi, 150 Tél. 02534 15 18 M° Porte-de-Hal vww.kmkg-mrah.be Ouvert mar.-ven. 9h30-17h, sam.-dim. 10h-17h Fermeture de la billetterie à 16h Fermé 1° jan, 1°" mai, 1°" et 11 nov, 25 déc. Tarif 5€, réduit 1,50-4€, noins de 6 ans et 1°’ mer. du mois à partir de 13h gratuit

Cité Fontainas (plan 5, A2) Cet imposant bâtiment néoclassique fut édifié en

867 pour loger des instituteurs retraités des écoles de la Ville. Outre des apparements, il abrite aujourd’hui l'Espace Contretype, ou centre d’Art contempoain pour la Photographie. Av. de la Porte de Hal, 207 Espace Contretype 44, tité Fontainas Saint-Gilles Tél. 02538 4220 M° Porte de Hal www:contretype.org Duvert mer.-ven. 12h-18h, sam.-dim. 13h-18h Fermé j. fér. Entrée libre

Rue Vanderschrick (plan 5, A3) Détour conseillé à deux pas de la porte de Hal, mais à l’extérieur du Pentagone, pour les façades Art nouveau des 4% 1 à 25 : une belle succession de bow-windows, de balcons aux ferronneries délicates et de sgraffites au beau décor végétal (1900-1902). Cet ensemble lune grande cohérence est l’œuvre d’un seul homme, Ernest Blérot (1870- °957), l’un des architectes les plus prolifiques au début du siècle dans la ville. He Porte-de-Hal, pré-métro Parvis-de-Saint-Gilles

Où boire un verre ?

Brasserie Verschueren (plan 5, B3 n°3) À deux minutes de la porte de Hal, le »warvis de Saint-Gilles a des petits airs de village avec son église, son marché ux fruits et légumes quotidien (sauf lun.) et, bien sûr, son bar d'habitués ! Dans un décor datant des années 1930, la brasserie Verschueren, fondée en 1880 et Hlassée au patrimoine en 2004 tant pour son intérieur que pour son extérieur, ittire artistes et philosophes de comptoir vissés au zinc ou à leur banquette. l'âdresse est idéale pour écouter des brèves de comptoir à l'accent bruxellois ! LE et lambic blanche au fût. Parvis de Saint-Gilles, 11-13 Tél. 02539 40 68 Pré-

nétro Parvis de Saint-Gilles Ouvert tlj. 8h-2h

Wers l’ouest, Anderlecht

son nom est connu pour sa célèbre équipe de football, le Royal Sporting Club VPAnderlecht, souvent présent dans les compétitions internationales. La commune s’étend au sud-ouest du Pentagone, telle une excroissance des Marolles vopulaires : les petits commerces et les marchés cosmopolites abondent. Le

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BRUXELLES ET LE BRABANT

long du canal de Charleroi s’alignent toujours d’immenses entrepôts, derniers témoins du passé ouvrier de la commune. Les amateurs de paysages indus-triels bruts seront comblés.

© Brasserie Cantillon-Musée bruxellois de la Gueuze (plan 5, A1) À cinq minutes de la gare du Midi, la plus traditionnelle des brasseries belges ! On y pratique le brassage à l’air libre, comme avant Pasteur, c’est-à-dire sans ajout de levures : les micro-organismes présents dans l’atmosphère ensemencent le moût et assurent la fermentation des sucres. Au final, la bière Cantillon se distingue par son amertume unique, un goût qui paraît venir du fond des âges pour nos palais aliénés par le sucre. Pourtant, la dégustation proposée au cours de la visite prouve la subtilité de ces arômes oubliés ! Le décor très rustique de la brasserie achève de nous transporter dans une époque ancienne : énormes citernes de cuivre, antiques tonneaux, crépis jaunis par le temps, vieilles poutres, le tout baigné par l'odeur de la fermentation. La visite permet de découvrir en détail toutes les étapes de fabrication de la bière à partir du froment, de l’orge malté et du houblon. Magasin sur place. Rue Gheude, 56 Tél. 02 521 49 28 M° Gare du Midi, Clemenceau www.cantillon.be Ouvert lun.-ven. 9h-17h, sam. 10h-17h Tarif 7€ (avec dégustation)

© Maison d'Érasme (plan 3, A2) L'accès à ce petit musée, de surcroît

excentré, vous semblera fastidieux tant il est mal indiqué... Pourtant, cette

superbe demeure (de style gothique tardif ou première Renaissance) vaut le

coup d’œil : avec ses poutres massives, ses fenêtres à petits carreaux, ses vieux

pavés et ses murs tendus de cuir, elle offre l’image ineffable d’un intérieur

du xvr° siècle tel qu’on peut l’admirer sur le tableau d’un primitif flamand !

Propriété du chapitre d’Anderlecht, elle accueillit Érasme (1469-1536) cinq]

mois en 1521 et a conservé son nom. La maison, transformée en ‘musée

littéraire” dès 1932, présente de nombreuses œuvres ayant trait au célèbre

humaniste : portraits, ouvrages, gravures, etc. Vous y admirerez un portrait

de Hans Holbein, une esquisse de Dürer et un triptyque de Jérôme Bosch,

L'Adoration des mages. À proximité, vous visiterez le béguinage d’Anderlecht,

qui passe pour le plus petit de Belgique : ses trois minuscules habitations

abritent un musée du Folklore local. Rue du Chapitre, 31 (derrière l'église après. la sortie du métro) Tél. 0252113 83 M° Saint-Guidon www.erasmushouse.museum

Ouvert mar.-dim. 10h-18h Fermé 1° jan. et 25 déc. Tarif 1,25€ pour la maison et le

béguinage Béguinage Rue du Chapelain, 8 Ouvert mar.-dim. et j. fér. 10h-12h et 14h-17h Fermé 1°' jan. et 25 déc.

Le quartier Louise : à de Saint-Gilles à Ixelles

*Les essentiels

Découvrir autrement

Percée au xIx* siècle sur le chemin des étangs d’Ixelles et du bois de la ambre, l’avenue Louise s’est rapidement imposée comme la vitrine de “élégance bruxelloise. Bordée de très chics demeures bourgeoises et lieu de promenade privilégié, elle composait une véritable image d’Épinal de l’art de vivre de la Belle Epoque tel que le donnent à voir certaines cartes postales nciennes. Hélas ! la plupart des immeubles somptueux qui la jalonnaient :comme l'incroyable hôtel Aubecq dessiné par Victor Horta, ou encore le 9°193, où naquit Marguerite Yourcenar) ont été détruits et remplacés par ‘austères immeubles aux lignes agressives, tandis que la promenade ellemême a été trouée de voies rapides et de tunnels autoroutiers. Si les magarins de luxe continuent de prospérer près de la porte Louise et de la place Btéphanie, leurs abords paraissent dorénavant peu avenants.. De fait, pour *etrouver les charmes d’antan, il est maintenant nécessaire de s’enfoncer dans les rues adjacentes, immenses faubourgs bourgeois nés à la croisée des xIx° et xx° siècles, royaume de la maison individuelle et, surtout, terreau privilégié pour l'élaboration d’un langage architectural inédit, l'Art nouveau.

utour de la place Fernand-Cocq

3ien que peu éloignée de l’avenue Louise et de son atmosphère guindée, la blace Fernand-Cocq (plan 5, D2) affiche une décontraction bien agréable. Jominée par la maison communale d’Ixelles (1833), semblable à une mairie le la III République française, elle prend presque des airs de place de vilage. Les adresses sympathiques n’y manquent pas comme dans ses proches bords affectionnés par les jeunes Bruxellois, nombreux à habiter ce quartier nopulaire marqué par une forte immigration, essentiellement africaine dans 2 quartier de Matongé, Porte de Namur.

usée d’Ixelles (plan 5, D3) Il est né du hasard : à la suite du don à la rommune de la collection du peintre animalier Edmond De Pratere 1826-1883), on décida de l’exposer, sans ironie, dans d’anciens abattoirs, iménagés spécialement. De nouveaux legs en acquisitions habiles, le petit usée est devenu grand. Il est aujourd’hui riche d’un fonds étonnant et uperbe, dont les différentes œuvres valent certes pour elles-mêmes mais ’accordent également magnifiquement entre elles. Cela vaut particuliè- ‘ement pour la collection de peinture, où abondent les œuvres d’artistes nelges de la fin du xix° et du début du xx° siècle (Félicien Rops, Constant Permeke, Rik Wouters, Léon Spilliaert, etc.) souvent marqués par l’expreslionnisme allemand ou le mouvement symboliste, cf. Peinture (p.30). Wais le musée abrite également des œuvres plus classiques : une huile très flamande de David Ryckaert III, une étude de Delacroix, un marbre de Rodin, un pastel de Carpeaux, des toiles de Courbet, un dessin de Boucher, les affiches de Toulouse Lautrec et d’artistes belges et européens de la Belle Hpoque à 1950... Dans les salles consacrées à l’art moderne se distinguent

s œuvres surréalistes de René Magritte (L'Heureux Donateur, La Mémoire, Le Médaillon), de Paul Delvaux (Femmes nues) et de leur héritier Marcel Broodthaers (Casserole de moules). Sont également représentés des peintres Hu mouvement COBRA : Pierre Alechinsky (Cobra de transmission), Christan Dotremont (Logogrammes 1978) et Asger Jorn (Obscurité illuminée).

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BRUXELLES ET LE BRABANT

On côtoie les œuvres avec simplicité, avant tout pour le plaisir des yeux. Le dimanche, des historiens de l’art accueillent les visiteurs dans le musée. Des expositions temporaires de belle facture sont également organisées. Rue Jean-Van-Volsem, 71 Tél. 02 515 64 22 Bus 54 (arrêt place Fernand-Cocq) www. museedixelles.irisnet.be Ouvert mar.-dim. 9h30-17h Tarif 7€, réduit 5€, moins de 18 ans gratuit

@ Où craquer pour un vêtement de créateur ?

Francis Ferrent (plan5, C2 n°67) Le couturier belge confidentiel Nicolas Woit ne dévoile sa collection que dans cette boutique. Ses créations sont toutes réalisées dans son atelier. Leur mot d'ordre : des tissus imprimés aux couleurs vives, des coupes vivantes un peu rétro et un beau fini. Original, unique et pas si cher (de 120 à 170€ la jupe)... Également des vêtements signés Carine Gilson, Véronique Mergeay et Munana Gatera. Av. Louise, 60 Tél. 02545 7830 M° Louise www.facebook.com/Nicolas Woit http://ferent.be Ouvert mar.-ven.10h30-18h30, sam. 10h30-19h

@ Où siroter un thé ?

Comptoir Florian (plan 5, C2 n°18) La maison du xIX° siècle qui abrite le Comptoir Florian est bien agréable pour déguster un bon thé (plus de cent soixante à la carte, auxquels s'ajoutent huit sortes de cafés). Elle conserve quelques éléments de décor Art nouveau et de jolies pièces intimistes nanties de vieux carrelages, de petites lampes et de fauteuils confortables. Avec la presse quotidienne internationale, des magazines et BD à disposition, on s'y sent vite comme chez soi ! Les thés sont en vente à emporter (également en vente à la Maison du thé, Grand-Place, rue Plattesteen, 1, Tél. O2 512 32 26). Rue Saint-Boniface, 17 Tél. 02 513 9103 M° Porte de Namur, bus 54 et 71(arrêt Quartier Saint-Boniface) www.comptoirflorian.be Ouvert mar.sam. 11h-19h30 (20h pour la boutique)

@ Où boire un verre ?

Ultime Atome (plan5, C2n°6) L'Ultime Atome est le type même de l'immense et indémodable brasserie où l'on boit et où l'on mange à toute heure ! La journée, le lieu prête à la nonchalance et est furieusement animé le soir: dans les ruelles d'Ixelles, ses grandes vitres le transforment alors en un véritable aquarium de lumière qui paraît attirer à lui tous les papillons de nuit des environs, étudiants, artistes, jeunes technocrates cravatés et vieux autochtones pas blasés ! La salle est dominée par un grand comptoir central qui débite à vive allure bières, cocktails et plats du jour pris en charge par des serveurs marathoniens. On en ressort gorgé de bruits et de visages ! On peut aussi savourer des spécialités classiques, assez copieuses (plats 9-19€). Rue Saint-Boniface, 14 Tél. 02 511 13 67 M° Porte de Namur, bus 54 et 71(arrêt

Quartier Saint-Boniface) www.ultimeatome.be Ouvert lun.-ven. 8h30-1h, w.-e. et j. fér. 10h-1h

Autour du musée Horta

Le quartier résidentiel qui s’étend au sud de l’avenue Louise dévide des rues calmes et élégantes illuminées de-ci de-là par des merveilles Art nou-

eau, réalisées, entre autres, par les maîtres Victor Horta et Paul Hankar. hujourd’huï, c’est l’un des secteurs les plus courus de Bruxelles, notamment

Juux environs de la place du Châtelain, le repaire de la jeunesse branchée.

Rue de Florence (plan5, C3) On quitte l’avenue Louise pour s’enfoncer dans

ja rue de Florence. Au n°13, l’hôtel Otlet met en appétit : conçu en 1894 par

[architecte Octave Van Rysselberghe (1855-1929) pour le sociologue Otlet,

|1 démontre la précocité de l’Art nouveau dans la ville avec sa façade qui commence de s’incurver élégamment.

œ pol Rue de Livourne (plan 5, C3) En empruntant à gauche cette voie, on admi- & era une deuxième création du même architecte au n°83 : construite en 1 912, elle transporte non plus seulement à l’âge de l'Art nouveau mais q 1 celui du modernisme avec l'étrange cascade de fenêtres percées sur sa ma rourelle d’angle. É œ > L'Art nouveau en Maison de Saint-Cyr ss Belgique (Bruxelles) asso = Bibliothèque Solva De promenades en visites de (Etterbeek) __ £ 161 | musées, découvrez cet art total, Pavillon Horta (Bruxelles) ____ 162 | dont la Belgique est l’un des Maison Cauchie | hauts lieux. (Etterbeck) =" ,#,,67 Mat (Gand) Collections Sauna Aqua Azul (Gand) ____ 319 Musée du Costume et de la Zwembad Van Eyck Dentelle (Bruxelles) 103 (Gand)eminé cm5 Musée du Cinquantenaire Musée des Beaux-Arts Bruxelles)... 61 (ourna) me Designmuseum (Gand) 317 Pâtisserie-confiserie Quénoy Château du Val-Saint-Lambert (lournai) ere aS, NC) he street 112 Aux amis réunis (Tournai) _____ 521 “Maison dorée” Architecture (Charleroi) ______ 556 Centre belge de la bande dessinée (Bruxelles) ____ 120 Rues et quartiers Palais des Beaux-Arts - Rue Vanderschrick Bozar (Bruxelles) ______ 130 (Bruxelles) Musée des Instruments de Autour du musée Horta musique - MIM (Bruxelles) ___ 130 (Bruxelles) | Maison Autrique Étangs d'Ixelles (Briselles) mers 38 (Bruxelles) Joris Visser (Bruxelles) 141 Quartier des Squares Comptoir Florian (Bruxelles) BiUxelles) En 46 Quartier Het Zuid

151 (Anvers) 155 Ville basse (Charleroi)

|! Musée Horta (Bruxelles) Hôtel Solvay (Bruxelles)

BRUXELLES ET LE BRABANT

Rue Defacqz (plan 5, C3) En poursuivant, on découvrira au n°48 de cette rue la maison Ciamberlani bâtie pour le peintre italien en 1897 par Paul Hankar. Sa façade plane trouée de deux immenses oculi est représentative de cet artisan majeur de l’Art nouveau, qui fit évoluer le néogothique alors à la mode vers un nouveau langage architectural, en privilégiant le graphisme (emploi de la brique, formes simples) et les influences japonisantes. Il ouvrit ainsi la voie à la tendance géométrique de l’Art nouveau et multiplia les références à l’architecture Renaissance (décor de sgraffites, motifs végétaux). La rue Defacqz abrite des réalisations non moins importantes de l'architecte : au n°50, la maison du peintre René Janssens (1898) et surtout, au n°71, la maison Paul Hankar (sa maison personnelle, 1893) également exemplaires de son style.

Rue Faider (plan 5, C3) En revenant sur vos pas jusqu’à cette rue, vous pourrez voir de belles curiosités : en faisant un crochet vers la gauche pour rejoindre le n°10, une maison de maître élevée en 1882 par Van Rysselberghe, classique certes mais annonciatrice des évolutions à venir avec sa façade percée d’une large galerie et rehaussée de sgraffites ; en descendant la rue dans l’autre sens, au n°83, une demeure, dessinée par Albert Roosenboom (1871-1943), élève de Horta, qui séduit par le gâble de sa façade et la sinuosité de ses parements de pierre, en particulier à la hauteur de son grattoir à chaussures, l’une des plus belles pièces Art nouveau du quartier.

Rue Paul-Émile Janson (plan 5, C3) Il vous faudra prendre à gauche pour la rejoindre. Au n°6, l’hôtel Tassel (1893-1894), dû à Victor Horta lui-même, se signale par sa façade caractéristique des réalisations de l’architecte : marquée par la sobriété, elle présente une structure très étudiée, aux modelés subtils relevés de poutrelles métalliques, dans un dialogue pierre-fer qui fait ici figure de manifeste pour l’architecture nouvelle.

Rue du Bailli (plan 5, C3-4) Rejoignez ensuite la rue Faider puis, en la descendant vers la gauche, la rue du Bailli, dominée par l’église de la Trinité. Sa belle façade baroque (début du XVII s.) a été remontée ici en 1895 après le percement de la place de Brouckère, dans le centre de Bruxelles, où elle s’élevait autrefois. Son parvis offre quelques façades originales.

Rue Américaine (plan 5, C4) En contournant l'édifice religieux par la gauche, poursuivez dans la rue Africaine et prenez la première à droite : au n°25 de la rue Américaine trône le musée Horta, cf. ci-après.

Avenue Brugmann (plan 5, B4) La rue Américaine débouche sur la chaussée de Charleroi, qu’il faut emprunter vers la gauche pour aboutir à cette avenue qui la prolonge. Deux demeures Art nouveau valent le coup d’œil. Au n°55,

la drôle de maison aux Hiboux (Édouard Pelseneer, 1895) ne doit pas son nom au hasard : sgraffites de hiboux sur le dessus-de-porte, verrières

dessinant la silhouette géométrique d’un hibou et, au sommet, flèches de pierre en forme de hibou !

Avenue de la Jonction (plan 5, B4) Juste à côté, au n°1 de cette avenue, s'élève l'hôtel Hannon, dessiné par l’architecte Jules Brunfaut en 1903 :

> parements de pierre qui courent sur ses façades à la manière de plantes lampantes, ses frontons aux courbes fantastiques ou encore sa véranda entrue qui troue la façade sur la rue de la Jonction évoquent l’imaginaire *e Gaudi. Actuellement en travaux, l'édifice devrait accueillir un musée ommunal en 2017.

+ © Musée Horta (plan 5, C4) Est-ce une maison, une composition florale, ne symphonie ? Un chef-d'œuvre assurément, et l’une des réalisations les plus bouties de Victor Horta. Dans cette maison-atelier qu’il construisit de 1899 à 1902, l'architecte résida et travailla pendant près de vingt ans. Sa demeure ist une apparition, un véritable manifeste pour l’Art nouveau et ses propres

réceptes d’architecte ! Conformément aux visées du style, tout semble avoir été tréé ici pour ennoblir de beauté la fonctionnalité du quotidien, à revers des “laieurs industrielles” qui commençaient alors d’être décriées : ainsi la moindre oignée de porte apparaît-elle façonnée pour le seul plaisir du maniement... Le lent de Victor Horta pour l’édification de maisons individuelles et leur amé- \agement intérieur est immense. On ne pénètre pas ici dans un lieu mais dans ne ambiance : partout, des ploiements de bois, de fonte et de pierre rappellent innocence de jeunes pousses et dessinent un monde vivant parcouru de flux et t’échos, des mosaïques du sol jusqu’au moindre meuble... Mais Horta n’a pas kulement porté et exalté les vertus révolutionnaires de l'Art nouveau, où toute architecture se fait ornement : au fait d'échanges plus secrets, il a multiplié les zux de correspondances entre l’homme et son environnement. L’agencement es volumes et la succession des pièces (par exemple entre le salon et la salle \ manger, la chambre et son jardin d'hiver) sont un enchantement, et la clarté rorée qui se déverse de la haute verrière de la cage d’escalier paraît transformer “nsemble en un unique bloc de lumière solide. Tout donne ainsi l’impresion que cette demeure est une création spontanée, une véritable œuvre de la ature, alors qu’elle est le produit de l’art le plus luxueux et le plus difficile : ælui qui est parvenu à l’imiter ! Rue Américaine, 25 Tél. 02543 04 90 Pré-métro orta, tram 81, 92 et 97 (arrêt Janson) www.hortamuseum.be Ouvert mar.-dim. Hh-17h30 Fermé 1° jan., Pâques, 1° mai, Ascension, 21 juil, 15 août, 1°" et 11 nov, 5 déc. Tarif 8€, réduit 4€, moins de 12 ans gratuit

Où acheter des bandes dessinées ?

he Skull (plan 5, B4 n°64) The Skull, boutique de poche, s'honore d'être la lus ancienne librairie de BD en Europe. Elle regorge de trésors en tout genre: jandes dessinées neuves et d'occasion, mangas, comics US en VO, ex-libris, Srigraphies, affiches, photos, livres de cinéma... Le choix en BD indépendante sttrès large et le propriétaire des lieux, connaisseur passionné, de bon conseil. Lhaussée de Waterloo, 336 Tél. 02 538 36 99 Pré-métro Horta, tram 81 ou

7 (arrêt Morris) www.skullbd.com Ouvert lun.-sam. 10h30-19h

Où déguster une bière artisanale ?

oeder Lambic Original (plan 5, B4n°15) Un bar chaleureux où vous pourrez oisir parmi les 100 bières artisanales inscrites à la carte, toutes sélections auprès de brasseurs indépendants belges ou étrangers... Rue de Savoie, Tél. 02 544 16 99 Pré-métro Horta, tram 81 ou 97 (arrêt Lombardie) www. noederlambic.com Ouvert tl. 16h-3h

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L'Art nouveau à Bruxelles

Par Françoise Aubry, conservateur du musée Horta de Bruxelles

C'est dans la capitale belge, à la fin du xIX° siècle, que Victor Horta construit les premiers édifices qualifiés d’“Art nouveau”. Une révolution est en marche, éphémère certes, mais dont l'influence perdure encore de nos jours.

L'Art nouveau naît à la fin du xIx° siècle du désir de trouver un style architectural et décoratif qui assouvisse la soif de modernité d’une nouvelle bourgeoisie urbaine. Dans des villes en pleine transformation et qui se dotent des moyens de rendre la vie quotidienne plus confortable (alimentation en eau, gaz et électricité), la copie des styles du passé devient 4 €: Petit à petit, désuète. Comme l’affirment les créateurs l'effet de l’Art nouveau viennois : “À chaque époque décoratif de son style, à l’Art sa liberté.” la structure s'efface derrière une Bruxelles s’ouvre à la modernité REJERIERC En 1881, dans la revue d’avant-garde L’Art simplicité : les moderne, l'artiste était invité à s’intéresser à tous meubles deviennent les domaines de la vie quotidienne afin de rendre plus Qu acts, ES + k Le À des incrustations celle-ci “plus riante et plus sociale”. Dans Art d 7 £ à ; = a e marqueterie où nouveau, les arts décoratifs doivent être valorisés de filets méta lliques et accueillis dans les salons jadis consacrés de tendance exclusivement aux beaux-arts. Grâce au cercle géométrique”. artistique du groupe des XX, fondé en 1883, qui invite les peintres parmi les plus audacieux de l’époque (Seurat, Gauguin, Van Gogh...), puis de son successeur La Libre Esthétique, 1894-1914, Bruxelles s’ouvre à la modernité. La prospérité économique, reconquise à la fin du siècle après une décennie de marasme et de grandes grèves, entraîne l’ascension d’une bourgeoisie enrichie dans l’industrie et le commerce. Celle-ci se fait construire des maisons E: individuelles dans les nouveaux quartiers établis en dehors du cœur ancien de Bruxelles, dans des communes autrefois rurales et qui ont été englobées dans la ville en expansion : Ixelles, Saint-Gilles, Schaerbeek.

Les commanditaires La famille Solvay, qui commande à Horta un somptueux hôtel de maître avenue Louise, est l’exemple même de la réussite sociale obtenue grâce à une découverte scientifique (la fabrication dela soude). Les clients de Horta, souvent francs-maçons, sont ingénieurs comme

a assel et Autrique ou membres de professions libérales (dont beaucoup ‘’avocats, tel Max Hallet). Leur fortune récente les incite à accepter que leur «rchitecte s’occupe à la fois de la construction de leur maison et de la totalité

u décor intérieur, dans un souci d'harmonie des formes et des matériaux. ‘’architecte et théoricien français Eugène Viollet-le-Duc avait montré la voie kans ses Entretiens sur l’architecture (1863 et 1872) en prônant l'usage

ue À ou. 25 www.hortamuseum. Le

“Maison Tassel

Maison Autrique Chaussée de Haecht, 1266, www.autrique.be Hôtel Hannon Av. de la Jonction, 1, www.contretype.org

Maison Ciamberlani

Rue Defacqz, 48 “Maison Hankar Rue Defacaz, 71 “Maison Cauchie FRue des Francs, 5 APalais Stoclet Av. de Tervuren, 281

Retrouvez-les aussi ans l'encart Parcours Art nouveau (p.132).

de matériaux contemporains (le fer, l’acier, la fonte, alliés au verre), dans le respect

de la nature du matériau, et en soumettant l’ornement à la structure.

Victor Horta (1861-1947) Horta est le premier à appliquer ces principes en 1893 dans l’hôtel Tassel. Il crée un style neuf qui exprime

la souplesse du métal et bouleverse les plans traditionnels pour chercher un apport de lumière maximal. Sa ligne, inspirée par la fluidité du trait dans l’art japonais, fera de nombreux émules

à Bruxelles tels que Ernest Blérot, Gustave Strauven, Paul Vizzavona ou Jules Brunfaut qui, en 1902, abandonne l’éclectismé pour

une incursion unique et magistrale dans

le domaine de l’Art nouveau avec son remarquable hôtel Hannon. En dessinant en 1895 la Maison du peuple (détruite en 1965), Horta offre au parti ouvrier belge une image dénuée de tout emprunt au passé, ce qui convient à merveille à un mouvement ayant accédé

à la représentation parlementaire l’année précédente.

Paul Hankar (1859-1901) Tout aussi novateur que Victor Horta et moins préoccupé de modeler la matière, Paul Hankar affiche

une prédilection pour la couleur et pour

le traitement varié des matériaux, qui fera

le bonheur de commerçants soucieux de se mettre au goût du jour — pharmacie Peeters,

896 (détruite), chemiserie Niguet, 1896 —, mais séduira aussi nombre

lartistes — hôtel Ciamberlani, 1897, atelier Bartholomé, 1898 (détruit) — de membres de professions libérales. Il s’associera souvent, entre autres

our sa propre maison (1893), au sgrafitteur Adolphe Crespin. La technique

pu ienne du sgraffite remise à l’honneur dans l’Art nouveau sera magnifiée

ar Paul Cauchie dans sa maison personnelle (1905), dont il transforme

1 façade en réclame pour son activité de peintre-décorateur-sgrafitteur.

2Exposition universelle En 1897, l'Art nouveau se voit fficialisé” en étant choisi pour la mise en scène du pavillon du Congo * Tervuren, en marge de l'Exposition internationale de Bruxelles. >

GEOPLUS

> Paul Hankar orchestre la présentation avec la collaboration

de Georges Hobé, Gustave Serrurier-Bovy et Henry Van de Velde. L'événement connaît un vif succès et, pendant quelque temps, l’Art nouveau sera appelé “style Congo”. Au sein du pavillon de Tervuren,

un salon est consacré à la sculpture sur ivoire : l’œuvre la plus marquante en est peut-être la Caresse du cygne de Philippe Wolfers, un vase constitué d’une défense entière enlacée par un corps d’oiseau en bronze. Wolfers illustre la conquête du Congo par une autre œuvre intitulée Civilisanion et Barbarie. Ses activités d’orfèvre et de bijoutier lui vaudront d’être surnommé le “Lalique belge”.

De l'Art nouveau à l’Art déco L'architecte ébéniste Serrurier-Bovy (1858-1910) développe ses activités à partir de ses ateliers liégeois. Son style marqué par les Arts and Crafts s’exprime d’abord dans des meubles aux structures puissantes ornées de spectaculaires quincailleries. Petit à petit, l’effet décoratif de la structure s’efface derrière une recherche de simplicité : les meubles deviennent plus compacts, avec des incrustations de marqueterie ou de filets métalliques de tendance géométrique. Cette évolution est sensible aussi dans l’architecture d’anciens collaborateurs de Hankar, Léon Sneyers (maison Cortvriendt, 1900) ou Paul Hamesse (transformation de l’hôtel Cohn-Donnay, 1904). À l'Exposition internationale de Turin en 1902, la tendance à l’abandon de l’arabesque et du motif naturaliste s’affirme dans les cabinets dessinés par Sneyers et Crespin et par Antoine Pompe associé à Georges Hobé :

la beauté naît de l’adaptation précise à la fonction. Le palais Stoclet construit en 1906 par l’architecte de la Sécession viennoise

Josef Hoffmann (1870-1956) et décoré par les Wiener Werkstätte

(ateliers viennois), par sa prédominance de formes épurées

et géométriques, orientera l’Art nouveau bruxellois dans son évolution vers l’Art déco. Un style qui triomphera en 1925 à Paris lors de l'Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes @

Autour des étangs d’Ixelles

nu sud de la ville, aux abords bucoliques des étangs d’Ixelles, autrefois chambêtres, s’est développé un tissu résidentiel aéré et cossu. L'architecture des »emeures individuelles y fait montre d’un éclectisme profus.

dôtel Solvay (plan 5, C3) Une réalisation de Victor Horta, une maison de naître commanditée par de riches propriétaires, dont l’architecte dessina ensemble du mobilier intérieur et même jusqu’à la vaisselle ! On devra Halheureusement, le plus souvent, se contenter d’en admirer la façade, aux telles moulures de pierre et aux ferronneries sophistiquées. Préservé entre des mmeubles années 1970 dont le manque de goût est exemplaire de l'actuel tsage de l’avenue Louise, hôtel rappelle son lustre d’antan. Av. Louise, 224 él. 02 640 56 45 Tram 81, 83 et 94 (arrêt Bailli) www.hotelsolvay.be Visite uniiuement pour les groupes Tarif sur demande

ue du Lac (plan 4, D4) Elle prend sa source à proximité de l’hôtel Maxdallet (au n°346 de l’avenue Louise) conçu en 1903-1905 par Horta, mais jui ne se visite pas. Au n°6 se distingue une maison-atelier du plus pur style Art nouveau : voyez notamment comme elle

rs BALADE ART

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