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LA VALLÉE DE LA VESDRE. - SPA

I . Vepviers. — Dolbain. — Limbourg. — Pepinsler. — Francbimont. — 2. Spa. — Origine de Spa. — Buveura illustres. — Pierre le Grand. — 2^^ Les sources de Spa. — 4. Les plaisirs de Spa. — Jeux , bals , concerts , chasses , promenades. — 5. Les environs de Spa. — Malmédy. — Slavelot. — Cascade du Coo. — La grotte de Remoucbamps , etc.

La Vesdre , petite rivière qui prend sa source dans la Prusse rhénane , passe à Verviers , à Pepinster , à Chaudfontaine , et se jette dans FOurthe , aux portes de Liège. Elle forme dans son cours une charmante vallée qui suit le tronçon de chemin de fer conduisant de Liège à la frontière prussienne , et qui est sans contredit le plus pittoresque de tous les railways de la Belgique.

De Chaudfontaine , que nous avons déjà mentionné, on passe , à travers une double haie de villas , de châteaux , de manufactures, étages aux flancs de collines boisées , à Pepinster, annexe de l'importante commune de Theux , riche par ses carrières de marbre noir, à Ensival, commune trèsindustrielle , et enfin à Verviers, la dernière ville du beau royaume de Belgique.

t. Verviers* — Dolluilii* — lilmbours. — Pepinster. Vranehlmoiit.

Fameuse par ses draps, qui occupent une population considérable d'ouvriers, cette ville de Verviers, formée dansl'o* rigine de la réunion des trois modestes hameaux dé Dardanelle, de Chik-Chak et de Basse-Crotte, auxquels M. Victor Hugo a accordé l'honneur d'une mention spéciale dans son ouvrage sur \e Rhin; cette ville, dis-je, compte aujourd'hui

près de 25 000 habitants, et tend à progresser bien davantage, malgré les influences délétères que produisent les brouillards de la vallée de la Vesdre, et tout un ordre de graves maladies endémiques, jusqu'ici inséparables de la profession qu'y exerce la majeure partie de la population. Le spectacle du travail y charmera plus les yeux de l'industriel, que celui des monuments les regards de l'artiste. Le plus bel édifice de Verviers est, sans contredit, le bâtiment de la station du chemin de fer prussorbelge, le quel est vaste et remarquable. Le site de la ville est charmant et compense, bien imparfaitement , il est vrai , l'insalubrité du climat.

L'arrondissement de Verviers possède k lui seul environ quatre cents usines où se file, se teint, se tisse, se foule la laine. Cent cinquante mille pièces d'étoffes de tout genre, représentant une valeur de 30 à 40 millions , sortent annuellement de ces fabriques , dont le capital engagé s'élève à près de 100 millions. Les salaires payés aux vingt mille ouvriers de ces fabriques sont évalués à 7 ou 8 millions de francs. Rien que dans Verviers et ses faubourgs , on compte soixantedix ou soixante-quinze machines à vapeur.

De Liège à Verviers , on rencontre onze tunnels et on passe la Vesdre sur quinze ponts. Ces ouvrages d'art ne font que se multiplier jusqu'à la frontière prussienne. Le dernier village belge qu'on aperçoit avant de la franchir est Dolhain dominé à droite par des ruines sur un monticule et par un petit nombre d'habitations : ces ruines et ce groupe de demeures agrestes représentent l'antique et historique ville de Limbourg, l'ancienne capitale du duché de ce nom, réduite aujourd'hui (sic transit gloria mundi) à l'état de petite commune rurale.

Pour aller à Spa, il faut s'arrêter à la station de Pepinster, en deçà de Verviers ; une jolie route y mène trèspromptement. La distance est de 10 kilomètres. On passe d'abord devant le beau château et le parc de Juslenville, puis

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