‹ BelgiqueChapitre 20 sur 145 · CHAPITRE m · texte numérisé non relu

CHAPITRE m

La troisième chapelle est dédiée à saint Jean : on y voit un tableau moderne de M. de Gauwer, représentant le Baptême de Jésus-Christ.

La quatrième chapelle, qui est celle de Saint-Laurent se recommande par un tableau de maître autel, d'Abraham Janssens, dont le sujet est la Vierge abîmée de douleur tenant sur ses genoux le corps mort de son divin fils.

La cinquième chapelle, dite du Saint-Sacr«ment, ne con^ tient rien de remarquable.

La sixième renferme un des meilleurs tableaux de François Fourbus : c'est un Christ conversant au temple axfec k^ docteurs. Ce tableau, indépendamment de son mérite artistique , a une grande valeur comme portrait historique , les figures des docteurs étant celles des grands fonctionnaires flamands sous Philippe IL Le peintre, suivant une coutume très-répandue alora, s'est lui-même représenté dans leurs rangs. L'œuvre de Pourbiis fut enlevée pour la France sous la première république , et ne fit retour au bercail qu'en 18i5. Tout auprès €st un mausolée de Zuichem, conseiller d'État sous Philippe II, et qualifié l'homme le plus vertneva: de son temps. Mais qu'est-ce que la vertu et que laisse-t-elle ? Un nom obscur et ua tombeau.

Dans la septième chapelle est un Martyre de sainte Barbe par Gaspard Crayen.

La huitième chapelle renfierme un Christ entre les- deux larrons y de Van der Meeren, bon élève de Van Eyck.

La neuvième , une Femme admltère devant le Christ de Van der Heuvels-

La dixième n'a rien, La onzième est celle qui possède rillustriaaime tableau de V Agneau^ de Jean et de Hubert Van Eyck.

Les six volets de cet unique tableau de VJ^neau vendus en i 8i 6 comprenaient :

Un chœur d'anges ;

Un concert de voix et d'instruments ;

Les milices du Christ, divisées en deux troupes, parmi lesquelles figuraient le père de Charles le Téméraire , Philippe le Bon et les deux frères Van Eyck ;

Les ermites ;

Les saints pèlerins.

Ces inestimables morceaux furent vendus six mille francs à M. Nieuvenhuys, de Bruxelles, qui en 1818 les vendit cent mille francs à un amateur anglais , M. Sally. Des mains de celui-ci , ils passèrent en la possession du roi de Prusse pour quatre cent dix mille neuf cents francs.

La douzième chapelle renferme un Honthorst : Descente de croix ^ qui décore l'autel; et un Crayer : Christ en croix.

Le tableau d'autel de la treizième chapelle est de Roose : il a pour sujet la Glorification de la Mère de Dieu. A droite €t à gauche sont les mausolées de deux évêques de Gand , P. C. et M. A. Yan der Noot. Celui de gauche est le plus remarquable : le prélat est figuré couché et méditant sur la flagellation de Jésus-Christ qu'un ange lui montre , et qu'a représentée le ciseau de J. Boeksent.

La quatorzième chapelle s'enorgueillit de l'un des plus célèbres tableaux de Rubens : Saint Bavon reçu à l'abbaye de ce nom, après avoir distribué ses biens aux pauvres.

Un bel Otto Venius, la Résurrection de Lazare^ est le joyau de la quinzième chapelle. C'est un morceau des plus nobles et des plus finis, où l'auteur s'est évidemment inspiré de l'école italienne, et surtout du Dominiquin.

Le tableau d'autel de la seizième chapelle est un Seghers , €t représente le Martyre de saint Liévin, patron de Gand.

La dix-septième chapelle , placée sous l'invocation de sainte Catherine, ne contient qu'une copie du tableau de Rubens, représentant le martyre de cette sainte, et dont l'original est à Lille. Mais le tombeau luxueux de l'évêque Van Eersel , où l'on voit figurer la Charité et la Foi , par

Page 1