‹ Belgique, Pays-Bas, LuxembourgChapitre 24 sur 104 · PRODUCTION DE LA HOUILLE EN BELGIQUE (MOYENNE ANNUELLE · texte numérisé non relu

PRODUCTION DE LA HOUILLE EN BELGIQUE (MOYENNE ANNUELLE

1851-1860 8 035 000 tonnes. 66 500 ouvriers.

Cette production, dont 70 p. 100 viennent du bassin du Hainaut, atteignit son maximum durant les premières années du xx^ siècle. La mise en exploitation du bassin de Campine (1 150 000 t. en 1925) prépare de belles perspectives pour l'avenir. Ces quantités de houille représentent un contingent remarquable pour un si petit pays. Mais, par la proportion des différentes qualités de charbon extraites, elles ne sont pas tout à fait adéquates à ses besoins. En fait de charbons industriels et de charbons domestiques, la Belgique produit plus qu'elle ne consomme; mais elle n'a pas assez de charbons à gaz ni de charbons à coke.

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LA VALLÉE DE LA MEI SE, A SAMSO.N', EN AVAL DE NAML II . Falaises de calcaire.

B. LA VALLÉE DE LA VESDIiE, A TliOOZ. ENTltlî LIÉ(;E ET VEItVIERS.

Vallée industrielle, enfoncée dans les |)lalcau>L de roches anciennes.

Aspect bocager ; haies, arbres et pâtures.

G. U., t. II. Pl.. .Mil.

LE PAYS INDUSTRIEL. DE l'eSCAUT A LA VESDRE.

Les pays de la Sambre et de la Meuse en Belgique sont le royaume, du fer. Cette industrie remonte loin dans le passé; des textes la mentionnent au siècle; elle faisait au moyen âge la richesse de la principauté de Liège, du comté de Namur et du comté de Hainaut. Elle n'avait pas alors ses centres sur les bords des deux rivières comme aujourd'hui, mais plus au Sud, à l'intérieur du massif primaire, auprès des gisements de minerai qu'on exploitait dans les calcaires dévoniens et carbonifères, au sein des grandes forêts et dans les vallées aux cours d'eau rapides.

La révolution industrielle a forcé l'industrie métallurgique à se déplacer. Dans le pays de Namur, elle la transporta, des forêts de l'Entre-Sambre-et-Meuse, auprès des houillères de Charleroi. Dans le pays de Liège, elle l'a concentrée davantage auprès de Liège, sur le bassin houiller où elle avait depuis longtemps tendance à se grouper. Des deux régions, c'est le pays de Liège, plus avancé et plus expérimenté, qui accueillit le premier les nouvelles inventions. Le germe fut apporté par John Cockerill, fils d'un mécanicien du Lancashire, venu sur le continent pour installer des machines à filer; il fondait en 1820 à Seraing le premier four à puddler, et en 1823 le premier haut fourneau marchant au coke; il étendait peu à peu à toutes les opérations métallurgiques l'application de la machine à vapeur. L'usine de Seraing livrait de 1823 à 1830 les premières souffleries mécaniques pour hauts fourneaux; en 1835, la première locomotive et les premiers rails. La révolution gagnait aussi le pays de Charleroi, où, dès 1823, s'élevaient des hauts fourneaux au coke à Couillet et à Châtelineau. Toute la métallurgie du fer vint progressivement s'établir sur les bassins houillers; dès 1840, cette migration était un fait presque accompli; en 1860, il n'y avait plus dans l'Entre- Sambre-et-Meuse qu'une dizaine de petits fourneaux fonctionnant au bois.

Actuellement, la métallurgie du fer belge, établie sur la houille, ne trouve pour ainsi dire plus de minerai dans le pays. On n'exploite plus les dépôts filoniens de l'Entre-Sambre-et-Meuse; on a presque épuisé les gisements d'oligiste de la province de Liège et aussi les minettes du Luxembourg; on attend peu de chose des minerais d'alluvion de Campine. La production de minerai tombait de 785 300 tonnes en 1861-1870 à 195 500 tonnes en 1881-1900, 150 450 tonnes en 1913, 98 700 tonnes en 1924; en même temps, la consommation des mines s'accroissait. Aussi la Belgique, qui vers 1865 se suffisait encore en minerai de fer, devait demander à l'étranger, èn 1880,87 p. 100 du minerai qu'elle traitait et, en 1910, 98 p. 100; les quatre cinquièmes viennent maintenant de Lorraine et du Luxembourg. Bien plus, il lui faut aussi importer de la fonte et des aciers bruts. A cause de cette insuffisance des matières premières brutes et demi-finies, la métallurgie belge tend à devenir de plus en plus une industrie de transformation élaborant des produits finis pour l'exportation et tenant sa supériorité d'une main-d'œuvre experte ^.

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