ACTE I, SCENE III. n
ANTONINE
Je ne prends plus ici conseil que de moi-même ; Nos malheurs sont comblés, le péril est extrême, Et dans ce {jrand nanfraoc au moment de périr J'accepte le secours que le sort vient m'offVir. Thélésis, qiie j'attends, en ces lieux va se rendre; Sur ses nobles desseins j'ai promis de l'entendre.
MARCIEN
Sans doute , dans les maux que vous semblez prévoir, Vous avez pu , madame , embrasser un espoir Digne dans son objet du grand cœur d'Antonine ; Mais savez-vous le sort que le ciel vous destine? Votre époux à nos vœux pourrait être rendu ; Affranus , de Byzance à toute heure attendu , D'un heureux changement que la patrie appelle Peut-être en ce moment apporte la nouvelle; Je cours m'en informer.