‹ BélisaireChapitre 17 sur 75 · SCENE y · texte numérisé non relu

SCENE y

AÎSTONINE, EUDOXE.

AKTONINE.

Viens, ma fille; toi seule, en ces jours de douleurs. Me retiens à la vie et charines mes malheurs. Eudoxe est tout pour moi.

EUDOXE

Nous reverrons mon père, Les dieux m'en sont garants ; il respire , et j'espère...

ANTONINE

Qu'il en coûte , ma fdle , en un commun danger, D'affaiblir un espoir qu'on n'ose partager ! Quand ton cœur se repaît de consolants mensonges^ Mes esprits sont troublés par d'effroyables songes ; Je crois voir mon époux épuisant les revers , Courbé dans un cachot sous le poids de ses fers ; De son sang généreux (ô spectacle funeste !) Sur un vil échafaud je vois couler le reste.

EUDOXE

Ma mère!

ANTOMXE.

C'est trop peu de gémir sur nos maux ; Je suis l'épouse et toi la fille d'un héros : Bravons le sort ; s en plaindre est d'une ame commune ; La mienne s agrandit avec notre iulortune.

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