‹ BélisaireChapitre 57 sur 116 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

eercle de leur existence. 11 est un âge où l'homme est obligé de renoncer à la vie et de se résoudre à finir ; il n'est aucun temps où il soit permis de renoncer au salut d'un empire. Un corps politique est sujet san» doute à des convulsions qui l'ébranlent y à des langueurs» qui le consument, à des accès qui , du transport , le font tomber dans l'accablement : le travail use ses ressorts , le repos les relâche , la contention les brise ; mais aucun de ces accidens n'est mortel. On a vu les nations se relever des plus terribles chutes , revenir de l'état le plus désespéré 5 et, après les crises les plus violentes, se rétablir avec plus de force et plus de vigueur que jamais. Leur décadence n'est donc pas marquée comme l'est pour nous le déclin des ans 5 leur vieillesse est une chimère , et l'espérance qui soutient le courage peut s'étendre aussi loin qu'on veut. Cet empire est foible , ou plutôt languissant 5 mais le remède , ainsi que le mal , est dans la nature des choses, et nous n'avons qu'à l'y chercher. Hé bien, dit l'empereur, daignez faire avec nous

cette recherche consolante 5 et, avant d'aller au remède , remontons aux sources du mal. Je le veux bien , dit Eélisaire j et ce sera plus d'une fois le sujet de nos entretiens.

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