Histoire nationale des Gaulois sous Vercingétorix
2. Jean Reynaud. Lesprit de la Gaule , 1 volume in-8°, Paris, 1866.
BÉLÏSAMA OU l’oCCULTISME CELTIQUE
a 11 se compose du verbe to trow ( trô ), imaginer, penser, croire et d’un autre verbe to head ( hid ) prendre garde, faire attention, iroivhead ( Trôwhid ) (1).
Des deux étymologies, nous préférons certes la dernière qui nous montre les Druides comme des penseurs, des philosophes, ce qui est très juste.
L'étymologie grecque, proposée par Pline, ne nous paraît guère soutenable, parce que les Druides qui, d’après un grand nombre d’auteurs, seraient d’origine phénicienne, existaient avant les Grecs, et Pline, du reste, ne donne cette étymologie que comme une simple supposition : Jamper se robo rum elugunt lucos, dit-il, nec iillci sacra sine câ fronde conficiunt , ut inde appellati , quoque inter pretatione grœcâ possint Druidi videri (2).
Ce mot de possint montre bien une simple supposition, c’est donc la ressemblance de avec Druide qui a suggéré l’idée de cette étymologie.
Ammien Marcellin nomme les Druides Drysidæ , nous trouvons donc encore ici cette racine Dry, qui nous rappelle non seulement la variété de chêne, Driot ci-dessus nommé, mais encore dans l’Anglo-Saxon, on nomme Dry un homme sec, un vieillard, un sage, un Mage , ou Magicien, les Druides n’étaient-ils pas des Mages ? Et, fait digne de remarque, dans le VVelche, nous connaissons
1. A. Boudet. La vraie langue celtique , p. 170, 1 vol. in-12 de 310 pages. Carcassonne, 1884.