‹ Bélisama ou L'occultisme celtiqueChapitre 9 sur 83 · LES DRUIDES, LES DRUIDESSES ET LE DRUIDISME · texte numérisé non relu

LES DRUIDES, LES DRUIDESSES ET LE DRUIDISME

On nomme Druidisme l’ensemble des doctrines morales, philosophiques et religieuses découvertes, enseignées et pratiquées par les Druides, c’est-àdire par les prêtres les plus hauts placés dans l'ordre sacerdotal.

C’est bien à tort qu’un grand nombre d’auteurs ont défini le Druide comme étant te prêtre, le sacerdote de la Religion gauloise. Le Druide a existé bien avant cette religion, c’est probablement le plus ancien philosophe de l’Antiquité, si, comme beaucoup d’auteurs le pensent, les Celtes sont les plus anciens habitants de notre globe.

D’où dérive ce terme de Druide ?

On s’accorde généralement à reconnaître qu’il est dérivé du celte : En gallois, en effet, Derw ydérou) signifie chêne; c’est évidemment le même mot que le breton armoricain : derf , Derv, derô , d’où est dérivé driot le nom d’une variété de chêne qui croît dans l’Est de la France ; ce terme de derou

n’est guère éloigné du grec drus (8pu;) qui sert à désigner le chêne » (1).

Ainsi, d’après ce qui précède, on peut bien conclure que le druide était l’homme du chêne, le prêtre du chêne, qui dans tout l’Occident, et cela dès les temps les plus reculés, a été considéré comme l’arbrè sacré par excellence, le porteur du Gui Sacré. Ce qui permet à Jean Reynaud d’écrire avec raison : « Il suffirait de savoir qu’Esus était le Dieu du chêne pour en conclure qu’il était le Dieu principal de la Gaule et qu’Esus n'ait fini par être identifié avec Jupiter... Maxime de Tyr constate que: Les Celtes adorent Jupiter, mais le Jupiter Celtique est un chêne (2). »

Aoici une autre étymologie de ce même mot ; nous la donnons à titre de curiosité, cependant nous ajouterons que si elle n’est pas vraie, elle est en tout cas vraisemblable ; nous en faisons juge le lecteur.

« Le mot Druide , en anglo-saxon Druid ( Drouid ) renferme un sens bien autrement sérieux et remarquable. Il faut considérer que César en rapportant le nom des Druides a cherché à adoucir les sons durs et gutturaux de la langue celtique et il a écrit Druides ( Drouides ) au lieu de Truoides. Ce dernier mot permet de trouver aisément la clef de l’énigme.

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