‹ Bélisama ou L'occultisme celtiqueChapitre 2 sur 83 · Au sujet de ces noms Agni, Ammon et autres mythes · texte numérisé non relu

Au sujet de ces noms Agni, Ammon et autres mythes

JUÎLISAMA OU l’üCCW/TISME OELTIQI F

Dieu que Pœnulus dénomme Baal Samen; Bélisama signifierait donc : Reine des cieux.

Poursuivant nos recherches analogiques, nous admettrions volontiers avec quelques archéologues que la désinence Sama est un superlatif ; ainsi file d’Ouessant ( Uxama ), c’est-à-dire ile haute, (la plus élevée vers le Nord), aurait comme superlatif Uxiscima, c’est-à-dire la plus haute, très-haute (sous-entendu vers le Nord). D’où Bélisama, Reine des Cieux, désignerait la plus haute Beel, la plus haute Déesse, c’est-à-dire la Reine des Cieux.

Tout ce qui précède nous est confirmé par une très antique inscription de Vaison, qu’on peut voir au Musée d’Avignon, inscription Grecque qui mentionne un temple élevé en l’honneur de Bhahcamic par un riche Gaulois, un collier d’or (1),

11 est facile d’admettre l’identification de Belecamic et de Bélisama Baalat Samin, la Reine des Cieux, qui était la grande Déesse Asiatique.

Cette identification a été du reste admise par

de l’Orient, conférer Dictionnaire d’Orientalismes cVOccu tisme et de Psychologie, 2 forts volumes in-18, illustrés. Paris, Librairie du xxe siècle. Cet ouvrage entièrement original est un Dictionnaire de la science occulte, complètement inédit ; c’est l’outil de travail indispensable à Poccultiste, un livre initiateur par excellence.

1. Au sujet des colliers d’or, conférer Histoire nationale des Gaulois sous Vercingétorix par L. Bonnemère, in-18 illustré de nombreuses gravures, Paris, Librairie du xxe siècle.

Selden (1). L’éminent publiciste anglais mentionne même une médaille sur laquelle on aurait lu :

Minerva Belisama

Ce monument de numismatique doit être fort rare, car malgré nos recherches nous n’avons jamais pu en trouver un exemplaire dans aucune collection de numismatique.

Nous pourrions alléguer encore en faveur de notre thèse un monument très curieux qui existe à Nîmes : une Nymphée dénommée temple de Diane (2). Ce monument aurait été construit sur un ancien temple dédié à la Déesse Belisama ; or beaucoup d’archéologues (et nous sommes de ce nombre) admettent que la ville de Nîmes, l’antique Colonia Nemansensis , est d’origine Phénicienne.

Ce qui précède démontre donc bien que le terme Belisama n’est nullement fantaisiste, tout au plus mythique et que dans une très haute Antiquité, chez les Phéniciens comme chez les Celtes, il a existé une divinité de ce nom, analogue à Isis la

1. Archéologue anglais, né en 1584 à Salvington, Comté de Sussex, qui est mort en 1654. 11 a publié des œuvres diverses fort estimées, aujourd’hui réunies en trois volumes, in-f° Londres, 1726.

2. Ceux de nos lecteurs qui désireraient voir une monographie avec de nombreux dessins du célèbre monument restauré par nous, n’auraient qu’a consulter au mot : Nymphée, le Dictionnaire raisonné d’architecture et des sciences et arts qui s'y rapportent. 4 vol. gr. in-8 Jésus, avec 4.000 bois dans le texte et 40 pi. en noir ou en couleurs, Paris; Firmin-Didot, 2e édition, 1882.

BEMSAMA OU IvOÇCULTISME CELTIQUE

Grande Déesse Egyptienne et à Addha-Nari, la Déesse Hindoue*

Donc est parfaitement justifié le titre de notre Œuvre.

Nous espérons que cette nouvelle et laborieuse étude donnera une vigoureuse impulsion au Celtisme, tant en faveur dans ces dernières années, faveur telle que des savants y ont vu les signes précurseurs d'une Renaissance Celtique .

11 y a vingt-six ans (plus d’un quart de siècle), en publiant notre Histoire nationale des Gaulois , nous avons coopéré à la Renaissance de Taine Celtique, qui est Tàme même de la France, comme le dit si bien Ed. Schuré : « L’âme Celtique, écrit-il (1), c’est l’âme intérieure et profonde de la France. C'est d’elle que viennent les impulsions les plus élémentaires comme les plus hautes aspirations du peuple français. »

Notre œuvre sur les Celtes ou Gaulois (2) a reçu un excellent accueil auprès du public lettré, et elle a coopéré certainement au mouvement Celtique. Cette nouvelle étude, plus approfondie encore,

(1) Légendes de France .

(2) Cette œuvre est Y Histoire Nationale des Gaulois , 1 vol., in-8° de 466 pages illustrées de 169 gravures intercalées dans le texte ; elle ne se trouve guère que chez H. Darogon, éditeur.

nous a fait découvrir des faits absolument nouveaux et nous a suggéré des observations originales qui pourront certainement conduire à la vérité ceux qui, après nous, seraient tentés de traiter cet important sujet, quia fait pendant si longtemps l’objet de nos études de prédilection.

11 est nécessaire plus que jamais en ce moment de réveiller Fume de la patrie et de la diriger vers de hautes aspirations, non seulement pour sortir du milieu terre à terre dans lequel nous vivons actuellement dans notre pauvre France, qui devient de plus en plus matérialiste, mais pour rappeler aussi aux Peuples du monde entier qu'il n'y a rien de supérieur à PAmour, à la Justice et à PAltruisme ; or, les Celtes étaient avant tout bons et souverainement justes, aussi mettaient-ils toujours leurs bras et leur épée à la disposition du Faible !...

En France, nous avons longtemps conservé intact ce privilège de notre Race Celtique ; espérons qu'aujourd’hui la France forte et régénérée continuerason rôle protecteur des Peuples opprimés.

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