‹ Bélisama ou L'occultisme celtiqueChapitre 45 sur 83 · Hercul. Gall.> t. JII, p · texte numérisé non relu

Hercul. Gall.> t. JII, p

4. Dans les dialectes dérivés du celte, ogamf ogum} ogma signifient science.

vraiment monstrueux, à panse énorme, avec une figure affreuse et tenant à la main une bourse, comme on voit le Gioion des nations celtiques, le nain Alwion, qui donna son nom à la terre d'Albion. D’après Hersart de la Villemarqué, il garde le vase de science et joue un grand rôle dans les mystères bardiques.

L’Hercule Tyrien était un des Cabires ; aussi, comme tel, le confondait-on avec Aschmoun (Esculape).

Duchalais, dans ses médailles gauloises de la Bibliothèque royale, nous montre une médaille des Segusiovi, où l’on voit Hercule touchant de sa main le petit Télesphore, c’est-à-dire une divinité qu’on identifie avec les Patœques ou Cabires, nains de la Phénicie.

On peut donc sans crainte identifier le nain Gwion-Ogmis ou Ogmen des Celtes à Melkarth l'Hercule Hermès, Tyrien, qui était arrivé dans la Celtique occidentale, dans l’Armorique et jusque dans l’ile d’ Alwion au moyen des marchands phéniciens qui portaient ce dieu sculpté sur la proue de leurs navires.

Nous savons que ce dieu était une des grandes Divinités de la Gaule, des monuments archéologiques Font prouvé et, en ceci, nous pouvons ajouter foi à César, quand il nous dit que nos ancêtres adoraient ce dieu, l’inventeur des lettres, de la poésie et des arts, qu’enfin ils le considéraient comme le protecteur des voyageurs, des commerçants et des industriels.

Un bas-relief antique que Montfaucon donne dans son Antiquité , expliquée nous montre Gwion tenant sa bourse à la main.

On nomme aussi ce même nain : Cor, Corigh ; et comme il aimait tout particulièrement une certaine plante médicinale, on dénommait eellé-ci dans le pays de Galles : Herbe de Cor , Herbe de Gwion.

C'est sans contredit le nom de ce nain qui a fait dénommer Corighans ou Korrigans certains esprits élémentaires de la Nature.

Passons à la légende du principal Dieu des Celtes, du Grand Tiior.

Son nom dérivé de Thorr , Thunar, Thunor, Donner, etc., signifie dans diverses langues du Nord de l’Europe : Tonnerre. En Scandinavie, c’est après Odin, le principal Dieu. On le représente portant toute sa barbe rouge (l) et on le dépeint d’une nature ardente, comme le feu. 11 conduit un chariot traîné par deux Béliers aux freins d’argent : Tanngujost (qui grince des dents) et Tangris ner (dents étincelantes) ; sa main est armée d’un marteau dénommé Aliolner , dont la franc-maçonnerie a fait le maillet du Maître, c’est un objet très précieux; est également fort précieuse sa ceinture de force Alegingjarder qui, lorsqu’il la ceint autour de ses reins puissants, double et triple sa force divine ; enfin un

I . O n peut voir une représentation de ce Dieu dans le Dictionnaire Général de l' Archéologie des Antiquités chez les divers peuples, t vol. illustré de 450 gr. intercalées dans le texte, Paris, Girault et Maguet, rue Mazarin.

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troisième objet précieux qu’il possède est son gantelet de fer qu’il utilise, quand il jette son marteau qui a la propriété une fois lancé en l’air de frapper l’objet visé, puis de venir se remettre dans la main de son possesseur.

Thor est le plus fort des Dieux et des hommes, il est surtout fort et terrible, quand il est irrité, ce qui ne l’empêchepas d’être fort bon. Son royaume se nomme Thrudvaang , c’est un ensemble de nuages compacts, dans lequel est sa demeure appelée Bilskirner , laquelle contient cinq cent quarante salles ; la vieille Edda nous dit que c’est la plus grande maison qui ait été jamais construite.

Comme Conducteur de son char. On nomme ce Dieu Akethor (Cocher Thor) et Asathor\ ses fils Magne et Mode symbolisent respectivement la force et le courage. Dans son cortège figure en dehors de ses iils : Vingthor, l’Ouragan rapide, lllorrde, Thjalf, et Roskva ses serviteurs.

La femme de Thor se nomme Sif; elle symbolise la Terre ; on la surnomme la femme à la belle chevelure ; elle est si brillante, qu’on nomme l’or, la chevelure de Sif, Cependant ce n’est point une Cères protectrice des moissons, car Sif symbolise plutôt la montagne couverte d’herbages, par opposition à Iarnsaxa qui règne sur les plaines de feu , sur lesdéserts stériles, la Sorcière Iarnsaxa est aussi ta femme de Thor, la mère de Magne ; elle est la représentation mystique des arts mécaniques du feu, une sorte de femme Vulcain.

Nous ne poursuivrons pas plus au long la narra-

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tion du mythe de Thor, cela nous conduirait trop loin et bien qu’il y ait encore assez de choses intéressantes à dire sur ses rapports, par exemple avec Uller son beau-fils, avec le géant Hrungner, avec Geirrod, avec Skrymer, avec Thrym, avec la sorcière Grid et tant d’autres personnages mythiques.

Nous redirons ici pour résumer que Thor remplit le rôle de Dieu Créateur et de Dieu Destructeur, c'est une sorte de Siva agrégeant et désagrégeant la Matière Cosmique , afin de lui faire opérer son Evolution !

La légende de Thor, que nous venons de rapporter, témoigne des hautes connaissances scientifiques des Celtes.

En effet, elle nous montre ce Dieu de la foudre connaissant parfaitement l’électricité, que nous croyons avoir découvert de nos jours, puisque, chaque fois que Thor va s’armer de son mjalner ou tonnerre, il à soin de se munir de son gantelet afin de manier le tonnerre sans danger. Après son marteau électrique qui frappe et revient dans la main de celui qui fa envoyé frapper, nous voyons Thor se servir d’une ceinture de force, c’est-à-dire d’une ceinture magique, ce qui augmente, double et triple sa force céleste parce que le courant électrique ne peut se diffuser dans l’espace, étant retenu prisonnier par le circuit (ceinture) qui lui a été tracé (le court circuit moderne)*

Ensuite, quand nous voyons Thor, monté sur son chariot attelé de deux béliers, parcourir les

nuées, le symbole nous semble bien clair, c'est l'électricité dynamique, le principe mâle représenté par Aries ; le principe femelle par les freins d’aï gent ; l’argent estle métal de Diane, de la Lune, d’As ■ tarté ; doncses freins d’argent retenantl'ardeurgénératricedes béliers, nous montrent le principe actif et le principe passif : l’éléctricité positive et l’électricité négative et, sous cette impulsion de Tlior, les puissances actives et négatives s’unissent et re désunissent pour entrer en des combinaisons multiples qui forment des corrélations innombrables, dont le résultat final est l’évolution de la matière.

Après Thor, le Dieu au marteau dénommé aussi Thoramis et Tàranis, occupons-nous de Bélénus.

Ainsi que nous l’apprennent Ausone et des inscriptions, Bélénus ou Bèlinus était une divinité fort révérée chez les Celtes. Hérodien nous pari 3 d’une divinité adorée à Aquilée, du nom de Belis, qui était, le soleil même; or, ce terme rappelle fort bien Bélénus, mais, si nous pouvions douter un instant de cette interprétation, Capilolinus (1) nous lèverait nos doutes, car il nous dit qu’une divinité celtique d’Aquilée est Bélénus, et une inscription d 'Ex-Voto d’un citoyen de cette ville porte ces termes : Apollini Beleno .

Dans une inscription trouvée à Nantes (2) on lit le nom du Dieu Valianus, qui, d’après César, ferait partie du Panthéon gaulois, lequel Dieu Valianus

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