D. Martin, Religion ds Gaulois , t. I, p
BÉLISAMA OU l’oCCULTISME CELTIQUE
était appelé Apollon et jouaitun rôlede Thérapeutes, puisque cette divinité avait la faculté de depel lere morbos (chasser les maladies). 11 nous paraît bien difficile de ne pas reconnaître dans Bélénus, Bélinus, 1 a Bel ou Bèlitan Phénicien ou le grand Dieu Soleil .
Il existait encore chez les Celtes d’autres divinités, sur lesquelles nous avons fort peu de renseignements, quelques-unes ne nous sont môme connues que par leur nom.
C’est d’abord Crorn , une sorte de Saturne qui dévorait ses enfants /c’étaitdoncun Dieu semblable à Bel ou Bélus et à Moloch.
Les étymologistes veulent voir dans ce Dieu la racine du terme de Crom Vech , table de Crorn, c’està-dire autel élevé en l’honneur de ce Dieu homicide, sur lequel autel on aurait sacrifié des victimes humaines (des condamnés à mortpour crimes, probablement).
C'était le remplacement de la guillotine !...
Jusqu’à ce jour, nous avons peu vu que le Croml’ech pouvant faire supposer qu’on immolait des hommes sur ces pierres rondes, qui avaient parfois jusquà 5 mètres de diamètre sur 1 mètre d’épaisseur. Ces pierres sont l’origine de ces tables rondes qui a fourni le sujet à tant de romans dits de la Table ronde.
Chez les Celtes, il existait un dieu de la guerre Camulos , qui portait également les noms de Bêla tucardus , Caturix ou Caturigh et de Segorno?i. Il existait aussi un Granus et un Mogounust qu’on
BÉL1SAMA OU l\)CCULTISME CELTIQUE
identifie à Apollon; il existait enfin des divinités topiques, mais dont la Celticité n’est pas certainement établie, telles que: Dulovius, Latobius, Sirona, Yisucius, Nemausus, Luxovicum, Vesontio, etc., etc.
Geta ou Géada était une divinité de la Grande- Bretagne, dont on ne connaît pas précisément l’identification, mais qui aurait été encore une sorte de Mercure, si ces désinences ont quelque parenté avec les termes Got et Gota, qui désignaient chez les anciens Germains, une Divinité ayant les attributions de Mercure.
Mentionnons également Tarvos et Triganaros, que symbolisait un Taureau d’airain, placé au milieu d’un lac; une sorte de déesse liécate Nie?ievcn rangeait sous sa bannière les légions d’esprits errants ; elle-même avait pour véhicule ( Vahan ) (1) la tempête. Elle était parfois accompagnée d’un chien nommé Gourm qui serait, à quelque chose près, identique au loup fleuris ou Fèvrir de la Mythologie Scandinave.
Arthémidore, cité parStrabon, affirme que dans une île voisine de l’Armorique (Pile de Sein probablement) on rendait un culte à neuf Korrigans ou Vierges consacrées que Pomponius Mêla dénomme Prêtresses de Sein, et Arthémidore ajoute qu’on leur rendait un culte sous le nom de kore et kori (2). Ces korrigans dansaient à la clarté de la
1. Le terme anglais vahan qui signifie véhicule est donc d’origne celtiqiue.