‹ Bélisama ou L'occultisme celtiqueChapitre 47 sur 83 · Strabon IV, p · texte numérisé non relu

Strabon IV, p

BEL1SAMA OU i/oCCULTISME CELTIQUE 14'S

pleine lune (probablement en son honneur) et, fait digne de remarque au xvu® siècle, « c'était une coutume reçue dans l’îlede Sein, de se mettre à genoux devant la nouvelle luneetde réciter en son honneur l’oraison dominicale ».

Voilà ce que nous apprend le P. Saint-André, dans la Vie de Michel le Nohletz(l).

S’il nous fallait résumer en quelques lignes notre opinion sur la Religion Celtique, nous dirions qu’elle n’a rien de commun avec les religions de divers paganismes de l’Antiquité ; elle ignore l’idolàtrie et les illusions mythologiques. Elle a pour dogme fondamental, malgré un certain nombre de dieux (des DU Minores), le Monothéisme , c’est-àdire l’idée d’un Dieu unique, infini et créateur, de l’immortalité de l’âme et de l'évolution de la destinée de l’homme par une série indéfinie d’existences successives (Réincarnation).

Nous ajouterons que cette religion celtique comporte des idées analogues à celles qui forment le fond de certaines religions d’origine orientale, notamment celle des Cabires, des Etrusques, des Phéniciens et autres peuples.

Plusieurs des divinités, qui étaient invoquées dans les cérémonies et les rites celtiques, principalement ceux en vigueur dans les îles, étaient identiques à celles qu’on adorait à Samothrace ; c’étaient Cérès et Proserpine. Or, le Scoliaste d’Apollonius (2) nous apprend que deux Cabires de

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