CHAPITRE V
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Jours perdus, plutôt que passés , parmi tant de soins inutiles !
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najor ; Il est temps d'apprendre au lecteur quel est ce ivelle-- de Courcy qui jouera un rôle important dans notre italité, histoire.
le leur Son âge était celui des émotions vives et puisd’Ar- santes, de la sensibilité active, et de l’élan le plus lui la impétueux de l’ame. Alors nous sentons profondé-
l allait ment l’impression de tous les objets qui nous frap- Mont- pent; ils ont pour nous un intérêt qui doit se calmer
ce à de à mesure que nous vieillissons ; âge où la puissance
de la vie est si forte, si pleine, si belle : il avait vingt-deux ans.
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Plusieurs lettres de recommandation lui avaient été données pour quelques officiers de l'état-major du gouverneur ; mais peu satisfait de leur conduite à son égard pendant le diner et dans le salon, il jeta ces lettres au feu, en présence de d'Argenteuil. Si la bassesse de ses compatriotes lui inspirait du dégoût, l’urbanité facile et simple du vieux gentilhomme lui gagnait le cœur et le captivait.
D'une famille noble et ancienne, mais le plus jeune de sept enfans , de Courcy était sans fortune ; les débris du patrimoine paternel étaient devenus l'héritage de son frère aîné. Quant aux six autres, chargés de pourvoir eux-mêmes à leur avenir, on les avait placés dans l’armée ou dans la marine ; deux d'entre eux, d’un caractère moins entreprenant, avaient embrassé des professions assez obscures, mais lucratives.
Le comte de Groveland, son père, s'était marié en secondes noces, dans un âge déjà avancé :
Eustace de Courcy fut le fruit de cette union. Appauvri par les efforts qu’il avait faits pour établir ses autres fils, le comte, lors de la naissance de son dernier enfant, ne possédait plus qu’un revenu à peine suffisant pour lui assurer un établissement modeste.
Il résolut donc de le faire élever chez lui, de
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