‹ Bellegarde ou L'enfant indien adopté [microforme]Chapitre 3 sur 61 · RÉFLEXIONS PRÉLIMINAIRES · texte numérisé non relu

RÉFLEXIONS PRÉLIMINAIRES

DE

L'Auteur anglais.

Notre projet avait été de donner Beilegarde à notre éditeur sans y joindre de préface. Puissent les lecteurs nous pardonner de nous être écartés d’une intention aussi louable! Nos observations préliminaires leur sembleront peut-être sans rapport avec le sujet. Un ouvrage qui vient de paraitre récemment y a seul donné lieu ; ouvrage qu’une certaine illustration de parti a couronné, et dont l’auteur, avec plus de hardiesse que de jugement, a prêté l'autorité de son nom à une peinture de fan-

taisie. Plus d’un lecteur a dù prendre pour un récit

(2) exact, la carricature que mistriss Trollope donne pour un tableau des mœurs domestiques des Américains (1).

Quelques-unes des pages que nous offrons à nos. lecteurs traitent le même sujet sous d’autres couleurs, et nous croyons nécessaire d’insister sur la fidélité complète de notre narration. Nous la présentons sous la forme moins présomptueuse et moins authentique, peut-être, du simple roman. Mais ce roman, selon nous, est plus vrai que l’histoire. 5

La dame auteur, dont nous regardons l’itinéraire comme un belle, sous peu d’exceptions et sans craindre d’être contredits, a, pendant trois ans, habité les États-Unis. Les trois quarts de ce temps s’écoulèrent dans une habitation éloignée, de plusieurs centaines de milles, de la partie populeuse et policée de la nation; le dernier quart, elle le consacra tout ‘ehtier à parcourir, bride abattue, quelques grandes villes. Pour connaître à fond Îla

vaste étendue de paÿs que nous n’avons pu voir et

étudier dans un espace de plus de dix années, il lui

a sûfli de trois ans. *

(1) Mœurs domestiques des Américains, par mistriss Trollope, ? vol. in-8°. Paris, Charles Gosselin.

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