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au sanglier ; elle vantait même leurs agrémens pour les entrevues des amans qui recherchaient les occasions avec la même ardeur que les jeunes gens de ce siècle en mettent à profiter des privilèges et des licences que leur donnent les bals masqués.
Eustace, de son côté, s’'étendait surle plaisir d’une chasse au renard en Irlande, où des hommes intrépides et des chevaux vigoureux méprisent les avenues et les plaines unies. {l pensait que l'habitude de forcer les animaux était beaucoup plus noble que celle de chasser dans des allées unies et droites, que d’ailleurs le plaisir et l'excitation augmentaient avec le danger, quand on franchissait des obstacles tels que des murailles, de doubles fossés et des barrières hautes de cinq pieds. Il faisait entendre en outre que dans les chasses de France le gibier était plutôt assassiné que tué, puisqu'on ne lui laissait aucun moyen de défense.
— Je vois, monsieur, dit madame de Belrose, que dans votre pays les dames ne partagent pas tous vos plaisirs. Surtout j'ai entendu dire, mais sans le croire, qu’elles sont obligées de: quitter la table aussitôt après avoir diné, afin de laisser les messieurs parler et boire à leur aise.
Cette observation était satirique. Eustace n'avait pas approuvé les chasses de Chantilly, et madame
de Belrose était bien aise de lui rappeler qu’il y avait en [rlande des usages moins distingués encore que celui de chasser dans ces belles avenues où hommes, femmes et enfans peuvent goûter le plaisir de la chasse, sans courir risque de leur vie.