CHAPITRE XVIII
Jactantius mœrent quæ minus dolent, » Proverbe,
La douleur emphatique est la douleur légère.
Eustace était aussi loin que jamais du résultat qu’il espérait obtenir par sa lettre au baron d’Argenteuil. Il était tombé dans l'erreur trop commune de juger de la manière de voir desautres par celle qui nous est propre. L’indifférence apparente du baron pour les qualités morales de l’homme à qui il était sur le point de confier sa fortune et sa fille unique le choquait et l’étonnait à la fois.
— Si j'étais le père de Mathilde, se disait-il,
J'aimeräis mieux la renfermer dans un cloitre pour
mm ET
238 BELLEGANDE.
sa vie que de la confier à un homme tel que Bertinval; mais hélas ! d'Argenteuil ne considère un mari que comme une chose nécessaire dans le monde, il ne voit en lui qu'un meuble à deux pieds.
Découragé et embarrassé par le nombre infini de plans qu’il concevait etabandonnait successivement comme ridicules ou impraticables, il se décida enfin à écrire une lettre confidentielle au bon père Leclerc, chapelain de la famille ,| dans l’espérance de l’engager à amener le baron à observer plus attentivement le caractère et la conduite de son neveu. Durant son séjour au château d'Argenteuil, il avait eu plusieurs fdis l’occasion de converse avec le père Leclercet d'admirer le bon cœur et la haute intelligence de ce pieux et savant ecclésiastique, qui aimait Mathilde corame sa fille, et dont les idées avaient toujours été en harmonie avec celles d’Eustace, dans toutes les discussions qui s’étaient
élevées. 11 avait connu Bertinval dès sa plus tendre
jeunesse, et n'avait jamais découvert dans sa conduite ni dans ses penchans rien qu'il lui fût possible d'approuver. Il s'était toujours opposé sans succès au projet du baron, sans avoir le pouvoir de le faire d’une manière efficace, et s’il n’inspirait pas à Mathilde du dégoût pour son cousin, il laissait’
que Berisidère un e dans Île le à deux
e infini de essivement décida en- 1 bon père l'espérance er plus atde son nergenteuil, » conversel cœur et la ecclésiastiet dont les avec celles ui s'étaient plus tendre ans sa conui füt posppposé sans pouvoir de
spirait pas
, il laissait
eutrevoir du moins, quand on parlait de ce mariage, qu'il était loin de l’approuver. Son opposition était désintéressée et consciencieuse, fondée sur les soupçons qu’il avait conçus de l’immoralité de Bertinval, et sur la crainte qu’il ne püt jamais devenir un bon mari.
Eustace avait conclu de plusieurs mots que le chapelain avait laissé échapper qu’il était la personne la plus digne de sa confiance; il lui envoya une copie des informations qu'il avait déjà transmises au baron, et il y Joignit une note qui exprimait tout le chagrin qu’il ressentait de ce que sa démarche en faveur de Mathilde eût été accueillie avec la plus grande froideur par son père.
Eustace continuait à visiter Thornwood , dans l'espérance de recueillir, de son indiscret bavardage, quelque particularité qui le mit à même de juger des progrès du mariage. Mais le major, qui n'avait pas oublié la situation pénible où sa dernière imprudence l'avait réduit, était devenu réservé et avait pris la ferme résolution de ne laisser échapper aucune parole qui pût l’exposer à de nouveaux dangers.
Les choses étaient, depuis plusieurs mois, dans cet état de doute et d'incertitude pour de Courcy,
lorsqu'un matin il reçut d’une main inconnue, un billet ainsi conçu :
« La plus noble et la plus vertueuse des créatures n’ignore pas l'intérêt que vous prenez à son bonheur. Elle n’attendait pas moins de l’homme pour qui elle a conçu la plus haute estime: elle n'hésiterait pas à mettre toute sa confiance dans ses sentimens d'honneur et de délicatesse, si elle se trouvait dans le cas d’y avoir recours; elle peut être exposée à de rudes épreuves; mais elleles envisage sans effroi, se reposant dans le secours de la divine Providence qu’elle ne cesse d’invoquer.
» Dans quelques semaines, l’auteur de ce billet se présentera chez le capitaine de Courcy.»
RSS ET PPS
Notre lecteur a déjà deviné que cette lettre ne pouvait venir que du bon père Leclerc, l’ami et le confesseur de Mathilde.
Les prêtres qui sont placés à la tête d’une paroisse ou d’une mission, dans le district de Mont-
Réal, sont soumis au contrôle et à la surintendance du séminaire de cette ville, dont la discipline leur impose l'obligation de visiter le vicaire général
ne
= “ RATE ae ee = ’ or rome nee
une fois tous les ans, pour lui rendre compte de
l’état moral et religieux des fidèles confiés à leurs
soins. ls se retirent ensuite, pendant trente jours,
nue, ui
les créa- 16Z à son l’homme me: elle ace dans e, si elle elle peut leles enours de la quer.
ce billet
lettre ne ’ami et le
l’une pade Monttendance pline leur e général
mpte de iés à leurs
te jours,
dans un appartement solitaire pour méditer en silence sur la manière dont ils ont rempli leurs devoirs sacrés. Durant le cours de ce mois de retraite, il n’est permis à personne de parler au prêtre ou d’entrer dans son appartement, à l'exception de la personne chargée de faire son service , et de lui porter le peu de nourriture que l’on prend dans de pareilles circonstances. C’est la que le prêtre passe sa propre conduite en revue, examine les motifs, les désirs , les pensées qui l'ont dirigé pendant le cours de l’année écoulée; à la fin des trente jours, il confesse au supérieur tous les péchés dont il s’est reconnu coupable, et communie ensuite. Alors il retourne à ses devoirs avec une nouvelle énergie, purifié par l’abstinence, la prière et la communion.
C'était au commencement du mois que le pieux père Leclerc consacrait à ce saint exercice qu'Eustace reçut la lettre qui lui promettait que, dans quelques semaines, il recevrait de plus longues informativns. Îl s’arrêta avec impatience sur ces derniers mots. Dans quelques semaines? murmurait-il, pourquoi me tenirsilong-temps en suspens si je puis être utile? Ne suis-je pas assez malh-nreux de voir en péril l’objet de mon ardent amoux : |
Au temps marqué, il vit entrer chez lui le père Leclerc. Il ne put considérer sans le plus grand plai-
sir la physionomie ouverte et bienveillante de ce sùr et fidèle ami de Mathilde. Eustace était légèrement indisposé ; le chapelain s’assit près de son lit, prit du tabac, et après s’être informé de sa santé , il lui demanda avec un sourire malin sil avait deviné l’auteur du billet. Il le remercia en-
suite de l'intérêt qui l'avait porté à instruire le
baron de ce qu’il avait appris sur le compte de Bertinval.
— Je ne pouvais attribuer ce billet, mon trèsrévérend père, dit Eustace, qu’à une de ces trois personnes : madame de Belrose, le médecin de la famille, et vous. L'écriture n’était pas celle d’une femme; le docteur pouvait à peine être informé du secret, et après avoir balancé toutes les chances de probabilités, j'arrivai naturellement à conclure qu’il ne pouvait venir que de vous qui étiez le confesseur et le conseiller -de Mathilde.
— Votre conclusion était simple et naturelle, capitaine de Courcy, maïs n’êtes-vous pas curieux de savoir si j'avais connaissance de votre lettre au baron avant que jereçusse celle que vous avez eu la bonté de m'écrire?
—Très-curieux, dit Eustace, car je puis à peine supposer que le baron se soit décidé à communiquer ce qui tendait à faire avorter son projet favori.
te de ce ait légès de son né de sa nalin sil ercia entruire le
e de Ber-
non trèsces trois cin de la lle d’une formé du chances conclure ez le con-
naturelle, As curieux » lettre au avez eu la
1s à peine ommunijet favori.
— Le baron ignore encore que sa fille en ait connaissance; mais vous devez bien penser que, dans une position aussi éloignée que la nôtre des scènes bruyantes de la vie, dans une position où tous les jours de l’année se ressemblent par leur uniformité, et où nous avons peu de rapports au-dehors, l’arrivée d’une lettre n’est pas une chose ordinaire et excite la curiosité de la famille. Quand la vôtre nous parvint, Mathilde jouait avec son épagneul favori dans l’avant-cour du château, tandis que Bellegarde préparait tout pour l'accompagner dans une excursion matinale. Ce fut à elle que le facteur la remit. Elle s’aperçut du premier coup d’œil que l'écriture, qui lui était inconnue, n’était point celle d’un Français, et sachant que son père n’avait point d’autre correspondant anglais, elle soupçonna aussitôt qu’elle venait de vous. Elle fui confirmée dans cette idée par la conversation que tint son père pendant plusieurs jours après l'avoir reçue. Il paraissait inquiet, parlait souvent de vous, et semblait désireux de connaître ce que sa fille pensait sur votre compte, ce qui ne fit qu’ajouter à son embarras; car jamais elle ne déguisait ses opinions , quand on l’invitait à les faire connaître. Lorsque le baron demandait à sa fille si elle ne serait pas bien aise de revoir de nouveau leur ami anglais, il y avait dans
son ton quelque chose d’affecté qui ne pouvait échapper à la. vive pénétration de Mathilde; elle soupçonna que la lettre contenait quelque chose que son père ne jugeait pas à propos de lui commu-
niquer, et sa curiosité fut vivement excitée.
La manière dont elle parlait de vous pouvait même porter le baron à craindre que vous ne lui eussiez inspiré un penchant beaucoup plus fort que celui qu’on éprouve ordinairement pour les personnes de connaissance.
Mathilde était devenue triste et pensive ainsi que son père, et nos réunions journalières étaient moins agréables que de coutume. Madame de Belrose semblait seule ne pas s’apercevoir qu’ils étaient absorbés par le désir de pénétrer quelque mystère qu’ils cherchaient à découvrir. Vous n’ignorez pas que ma position au château me rend le confident naturel de cette vertueuse famille , surtout lorsque quelque événement vient troubler les jours tranquilles de leur paisible existence. Mai: vouloir demeurer fidèle à sa conscience est quelquefois une tâche bien difficile à remplir, surtout en cette circonstance, vu la différence d'opinions que je savais exister entre les parties intéressées. Je trouvai un guide infaillible dans ma conscience , qui ne pouvait me permettre de me prêter à l’union d’une
puvait e; elle
chose mmu-
jouvait
ne lui ort que person-
insique it moins se sem- :bsorbés ils cherque ma naturel e quelinquilles emeurer de tâche circone savais trouvai
, qui ne
on d’une
jeune et vertueuse personne comme Mathilde, avec ‘un homme dont la conduite passée n’avait offert aucun gage, aucun indice d’une qualité solide ou agréable, qui püt lui offrir une change de bonheur. Maintenant, monsieur , si ce que vous me marquez peut être prouvé, je suis presque sûr, ou de persuader le baron , ou d’engager du moins Mathilde à refuser sa main à Bertinval. Vous devez à présent vous rendre compte du motif de ma visite, capitaine de Courcy, et me donner les moyens de prouver que tout ce qui est allégué contre Bertinval est la vérité même.
— Hélas! ce n’est que trop vrai, dit Eustace, et quoique j’admire et j’estime mademoiselle d’Argenteuil, j'aimerais mieux la voir emporter au tombeau sa palme d’innocence que de la voir mariée à un homme tel que son cousin.
Le prêtre ajouta :
— Un nuage de tristesse obscurcit pendant plusieurs jours la physionomie du baron, et nous donna à tous beaucoup d'inquiétude. Mathilde me pressait de parler à son père ; j’hésitai d’abord, car je ne suis point disposé à rechercher une confidence qui ne m'est point librement offerte; à la fin les instances de Mathilde dissipèrent mes scrupules , et j'allai trouver le baron dans sen cabinet. L’intimité dans
laquelle nous vivons m’autorisait à lui dire que je m'étais aperçu à son air triste que quelque chose lui avait donné du chagrin, et que le silence qu'il gardait à ce sujet ne pouvait manquer d’afiliger ceux dont le bonheur était inséparable de sa tranquillité. |
— Je suis hors de moi-même , me répondit-il, et j'ai raison de l’être. Je vous aurais: déjà instruit de la cause de mes chagrins; mais je ne voulais pas donner un motif de triomphe à vos opinions qui sont contraires à mes désirs relativement au mariage de ma fille.
Il me montra alors votre lettre. Quand j'eus achevé de la lire, il me regarda fixement et me dit:
Je sais que vous n’êtes pas l’ami de mon neveu, et que vous êtes opposé à mes projets; cependant je fais consister mon bonheur à unir ces deux derniers rejetons d’une ancienne race, et. à placer ma fille sous la protection de son plus proche parent, quand il plaira au ciel de la priver de la mienne. Il n’acheva point ces mots sans répandre des larmes. Je laissai la nature suivre son cours, et quand son émotion se fut un peu dissipée et qu'il me parut plus calme; j’abordai sérieusement la question.
— Vous êtes injuste à mon égard , mon ami, lui
dis-je, si vous me supposez l'ennemi de votre neveu
que je
» chose
ce qu'il ’afiliger
a tran-
ndit-i}, instruit ulais pas ions qui t au ma-
nd j'eus t me dit:
pn neveu; ependant deux derplacer ma e parent, mienne. Il es larmes.
quand son parut plus
on ami , lui
otre neveu
ou d’un projet quelconque qui puisse assurer votre bonheur et celui de votre famille : dites plutôt que je suis l'ennemi de ses extravagances, de son peu de conduite, de ses opinions religieuses , et, si le rapport est vrai, de son immoralité ; mais à part cela, je dois être l’ami de l’homme que vous avez choisi pour l'époux de Mathilde.
Ici ses pleurs coulèrent en abondance, il me serra la main et me dit:
— Vous connaissez l’attachement qus j'avais pour ma sœur, les promesses que je lui ai faites à son heure dernière , et les soins que j'ai pris de son fils, dont je voudrais faire le mien en l’adoptant et en le mariant à ma fille. Je ne puis maintenant, quoique je ne sois pas entièrement satisfait de sa conduite passée, le réduire au désespoir en l’abandonnant dans la détresse où il se trouve, et renoncer à un projet que j'ai long-temps chéri. Il ne serait pas le premier jeune homme qui, dans la fougue de l’âge, aurait été entrainé par les passions et les mauvaises sociétés, et qui serait ensuite revenu à la raison et à se, devoirs. D’ailleurs, quand il sera marié, il n’aura plus l’occasion de retomber dans ses habitudes vivieuses. Le mariage est un grand réformateur; il réveille toutes nos bonnes inclinations, ei nous fait
rougir des folies que nous avons commises lorsque
nous n'avions pas une salutaire influence pour nous corriger ou nous conduire.
Je répondis que si le mariage était un remède contre les mauvais penchans, il y aurait dans la société un plus grand nombre d’hemmes bons et vertueux ; car plus de dix-sept perscries sur vingt quittent, à certaine période de la vie, l’état de cilibataire, et que tenter l’expérience dont il parlait, au risque de compromettre le bonheur et de corrompre les principes de sa fille unique, me 5em.. blait bien téméraire, et plus encore si elle méprisait personnellement son époux, et c“dair en laccépiont, noë à ses propres inclinations, mais à la nvcssité d’obéir à un père; ce qui ferait qu’elle n'aurait ai le pouvoir ni la volonté d’exercer sur son mari une salutaire influence. J'ajoutai que ce qu'il y avait de plus sage à faire était d'observer scrupuleusement jusqu’à quel point les rapports contre Bertinval pouvaient être vrais, et de ne rien décider
jusqu’à son arrivée au château et jusqu’à son sé-
jour, qui nous mettrait plus à même de le juger, et d'observer les progrès qu’il pourrait faire dans les bonnes grâces de sa future épouse.
Le baron, quoique toujours attaché an projet qu'il avait formé depuis si long-temps, et toujours
prèt a repousser tout ce qui pouvait en empêcher
ur nous
remède dans la bons et ur vingt 1 de ci- | parlait, de corme 5er e méprien lacmais à la t qu'elle
ver scrurts contre n décider
à son sc-
e juger, et e dans les
au projet
t toujours
em pêcher
l'exécution ou la rendre douteuse , ne püt s’empècher de convenir que mon conseil était raisonnable, et je me prévalus de mon annuelle retraite au séminaire pour mettre à exécution la première partie de mon plan.
—dJe m'étais flatté, révérend père, lorsque je reçus votre lettre le mois passé, que mademoiselle d’Argenteuil avait quelque connaissance de ma démarche auprès du baron, et qu’elle approuvait l'intérêt que je prenais à son bonheur.
— Vous ne vous trompiez pas, capitaine;étant déterminé à la sauver, si cela est possible, je ne lui ai rien caché. Elle se conduira avec la plus grande fermeté. Je fus conduit à tout lui dévoiler par cette réflexion , que son père agirait, dans cette circonstance, d’après son propre jugement, qui, je le sais, est trop souvent influencé par son attachement et sa partialité pour son neveu, et que Mathilde deviendrait ainsi la victime de cette aveugle obéissance, qu’on lui a appris à regarder comme un devoir dans des choses d’une moins grande impor tance. Intimement convaincu, comme je le suis, que tout devoir peut être perverti par une inflexible et fausse application, j'ai voulu éclairer sa raison sur
une chose aussi importante, aussi irrévocable que
le mariage.
— La Providence fera le reste, dit Eustace avec vivacité, et vous êtes l'instrument qu’elle emploie dans sa miséricorde pour sauver la fille et épargner au père des années de chagrins et de regrets. Et comment, révérend père, reçut-elle l'avis qu’un étranger prenait un si grand intérêt à son bonheur?
— Avec reconnaissance , comme vous le pensez bien, et elle attend de la continuation de vos bons services les moyens d'éclairer le mystère qui enveloppe la conduite passée de son cousin, et de détourner peut-être son père d'encourager son amour,
qu’elle semble pour le moment disposée à rejeter.
—Malheureusement, répliqua Eustace,les moyens que je pourrais ::voir sont soumis à la volonté d’un homme qui a ui‘réi : :acher la vérité, et qui est peut-être fâché d'assir si fort exposé un compagnon de ses vices. Si Bertinval obtient la main et la fortune de sa cousine, cet homme recevra, en paiement d’une dette de jeu, une somme d'argent pour le montant de laquelle il a un billet qui ne doit être acquitté que si le mariage a lieu.
—Je regrette, capitaine de Courcy, que vous ne puissiez pas nommer cette personne : car je lui acheterais le billet de Bertinval, et, armé d’une telle pièce , Je puis presque répondre du succès de mes démarches.
ce avec emploie pargner ets. Et s qu’un pnheur ?
> pensez os bons 1i enve- de dé- Lamour, rejeter.
moyens ité d’un qui est compamain et >vra, en d'argent qui ne # vous ne ui acheine telle
de mes
: —Non, je ne puis la nommer, révérend père; j'ai engagé ma parole, peut-être imprudemment; mais j'ai promis de cacher son nom.
J’ai dit dans ma lettre au baron tout ce que mon engagement et la bonne foi me permettaient de dire, et quoique je respecte peu la personne , et que je fasse peu de cas de lui déplaire ou d’exciter son ressentiment , je suis lié par ma parole jusqu’à ce que je trouve le moyen de la retirer, ce qui pourrait se faire selon toute probabilité par l'achat du billet de M. de Bertinval; car la personne en question n’estime que l'argent , et trahirait son secret s’il pouvait lui en résulter quelque avantage.
—Je saurai bientôt, dit le prêtre, quelleest la connaissance la plus intime de Bertinval. Il n’y a peutêtre pas deux personnes à Mont-Réal qui l’aient connu en Angleterre; le cercle dans lequel il vit est si resserré, qu’il ne sera pas bien difficile d’obtenir toutes les informations dont j'ai besoin. Jusqu’à ce que j'y sois parvenu, permettez-moi de vous prier, capitaine de Courcy, de demeurer dans les mêmes dispositions amicales qui ont dicté votre lettre au baron, et si vous découvrez quelque chose propre à jeter un nouveau jour sur l'affaire qui nous intéresse,
je serai heureux que vous me jugiez digne de votre confiance.
k + | # $ LÉ tf F À pa
rs tas
9 nr
She A re
— Vous pouvez compter sur mon zèle, révérend père, dit Eustace en serrant la main du chapelain. Je n’hésiterai pas à pousser mes recherches aussi loin qu’il le faudra ; et je vous prie d’en porter l'assurance à l’objet de votre sollicitude.
Le père Leclerc prit congé du jeune officier en l’assurant de sa reconnaissance ; et Eustace, resté scul avec de nouvelles espérances de succès, se rétablit bientôt d’une indisposition qui tenait beaucoup plus du moral que «iu physique.
vérend pelain.
s aussi er l’as-
cier en , resté , Se ré- . beau-