DE RENAULT
Charles de Valois, comte d'Auvergne et de la colonel g^i de la cavalerie légère de France, lieutenant g^i p«-
le Roy en ses camps et armées au s»" de la Reynière salut :
Jugeant pour le bien du service de sa Ma'' il est nécessaire d'establir une garnison dans le eh*" de Bellesme pour conserver icelle en son obéissance et sous l'autorité de sa Ma'« a ces causes et plein de confiance de V''^ personne et expert au faict des armes nous avons estably pour avec ung sergent et dix-huit soldats veiller à la conservation de la place et tenir la main a ce que à l'advenir il ne s'y puisse faire une assemblée sans l'expresse commandement de sa Ma'é luy ordonnant de courir sur tous ceux qui voudroyent y contrevenir et parceque la d. garnison nouvellement establie n'est point encore employée dans Testât du Roy et â la feuille ordinaire que rapportent les gens de guerre qui ne sont pas payés en vertu du pouvoir à nous donné par sa Ma'» ordonnons aux gens collecteurs des tailles de Bellesmes et autres paroisses qui en dépendent de fournir les fonds portés par notre estât es mains du s»" de la Reynière les quels fonds nous leur promettons de faire desduire sur le général de la taille mandons à cet effet aux receveurs des tailles de l'élection de Mortagne qu'ils aient à recevoir les acquits du d. s"" de la Reynière commandant la d. garnison pourvu la décharge des d. habitants en témoignage de quoy nous avons signé ces présentes et faict cacheter du cachet de nos armes et contresigner par l'un de nos secrétaires ordinaires au camp de la Ferté-Bernard le lO^ jour de febvrier 1617
Charles DE VALOIS.
Par Monseigneur de Hesnault, 22 février 1617 notification des 2 pièces cy dessus, à la requête de René de Fontenay escuyer s"" de la Resnière gouverneur de la ville et chasteau de Bellesme par Pousset sergent royal a Zacharie Gatinat sr de Bonnais receveur des aydes et tailles de l'élection de Mortagne avec comman^' de payer 350 '. Il répond qu'il ne
peut payer aucun denier de sa Maj^^ sans mandement, de M''s les trésoriers de France à Rouen ou acquit du trésorier général et que le s"" de la R. se pourvoye pardev. sa Ma'^'^ ou ainsi qu'il croira bon estre, il signe. Le sergent d' estât dit quil prendrait cette response pour un refus et que le s'' de la Resnière se pourvoiroit contre les collecteurs ainsi quil croira bon estre. »
La protestation de la Rénière dut être prompte, immédiate ; elle le fut en effet. Elle ne se traduisit pas par des paroles d'un lent et incertain résultat, mais par des actions; par la prise de la caisse des percepteurs; acte violent, illégal, inadmissible à notre époque^ qu'excusait jusqu'à un certain point l'irrégularité du fonctionnement des administrations d'alors. La protestation de la Rénière, malgré sa violence, fut régularisée peu de jours après, au moyen d'un ordre donné par le gouvernement de la province, Charles de Valois, qui interposa sa volonté et autorité auprès des détenteurs de finances. Mais suivant les règlements du royaume, l'acte de Charles de Valois n'était-il point entaché d'illégalité ?
« Sur ce qui nous a esté remonstré par le sieur de la Resnière capp"e de la ville et chasteau de Rellesme commandant la garnison y establie pour le service du Roy qu'au refus faict par le collecteur des tailles dudict Bellesme et parroysses qui en dépendent de lay payer et fournir la somme de trois cent cinquante-six livres à luy ordonnée pour les appointements d'un mois de ceux de la dite garnison suivant estât que nous en avons faict expédier et notre ordonnance du dix de ce mois il aurait saisi et arresté en leurs mains les deniers quils pouvoient avoir desquels ils ne se veulent dessaisir s'ils ny est autrement pourveu ; nous en vertu du pouvoir qui nous est donné par sa majesté, ordonnons que commandement sera faict aux dits collecteurs de présent et sans delay payer et fournir comptant audit sieur de la Reyniere la somme de IILLVI 1. sur les deniers qui
sont saisis et arrestés en leurs mains et a ce faire seront les dits collecteurs contraints par toutes les voyes deues et raisonnables même par emprisonnement de leurs personnes nonobstant les oppositions et les appellations quelconques attendu quil s'agit du service de sa Majesté. A quoy faire les .juges et officiers des lieux tiendront la main afin que les affaires de sa Majesté ne puissent à cause de ce estre retardes et en ce faisant le receveur des tailles de l'élection du Perche à Mortagne sera tenu prendre pour argent comptant les acquits dudits sieur de la Reyniere et décharger les collecteurs de ladite somme de iii.lvi 1. sur ce qu'ils doivent fournir en tailles laquelle luy sera passée et allouée en la despense de son compte et rabattue de la recette par messieurs de la chambre des comptes lesquels nous pryons ainsy de le faire et sans difficulté faict au camp d'Alençon le 26" jour de febvrier mil six cent dix-sept.
Charles DE VALOIS.
Par Monseigneur, Lemercier.
Ces pièces démontrent la difficulté des temps ; elles sont aussi une lumière pour l'établissement de la solde des militaires, au début du xviF siècle, dans notre Perche.
La lettre de Charles de Valois est datée du camp d'Alençon ; le pied de guerre du château de Bellême avait été augmenté ; on était donc en présence de quelque événement, ou au moins de quelque menace. Cette commotion se passa vite, nous en avons la preuve deux mois après par deux lettres adressées, l'une au gouvernement de Bellènie, l'autre aux habitants par le roi lui-même aux dates des sept et huit mai.
Voici le texte de ces deux lettres :
« Mons»" de la Rénière les occasions pour lesquelles javons cy devant juge nécessaire pour le bien de mes services e^
le repos de mes suject de mettre garnison dans Bellême estant maintenant passés jay trouvé bon quelle ensorte et que les choses soient remises en Testât qu'elles estaient auparavant les derniers mouvements et vous en ay voulu advertir par ceste lettre afin que scaichant que c'est ma volonté vous ayez à vous y conformer et scervant réelle licentier lad. garnison et m'asseurant que vous n'y manquerez Je prie Dieu Mons. de la P^eniere quil vous ayt en sa sainte garde. Escrit au bois de Vincennes le vij^ jour de may 1617.
LOUIS
POTIER
« Mons. de la Reniere la garde que jay cydevant commandée aux habitants de ma ville de Bellesme de faire nestant plus nécessaire puisquil a plu à Dieu de me faire ceste grâce de restablir la paix en mon roy^e et voulant faire jouer mes subjectz du repos et bien que je leur aï procuré Je mande auxd. habitans quils ayent a cesser lesd. gardes et vous en ay voulu aussy advertir par celle cy affin que scaichant que cest ma volonté vous teniee la main à la faire observer dont me reposant sur vous Je prie Dieu Mons. de la Reniere quil vous ayt en sa sainte garde. Escrit au bois de Vincennes le viij^ jour de may 1617.
LOUIS
Cette lettre est digne d'attention, en ce sens qu'elle fait connaître, ce que du reste on devait prévoir, les obligations de la bourgeoisie dans une ville de garnison : le service militaire devenait à l'occasion conservatoire et très-utile.
Cinq jours seulement après cette dernière lettre, nouvelle lettre royale, à l'occasion d'un différent survenu entre le gouverneur de Bellême et un sieur de la Frette sur un sujet qui dut faire sensation alors et dont nous n'avons plus le secret après deux siècles et demi passés, faute de docii-
ments suffisants. Le différent sans doute était grave puisqu'il nécessita l'intervention royale. Nous livrons la pièce pour ce qu'elle vaut, restant fidèle à notre rôle d'historien exact.
« Mons. de la Reyniere ayant esté adverti que sur ce qui s'est passé entre vous et le sieur de laFrette. il reste encore quelque malentendu, je vous envoie le capp"" de Vaulx archer des gardes de mon corps pour vous faire deffence, de ma part de luy rien demander ny passer plus avant et pour vous ordonner aussy comme je le faicts par cestte lettre de venir me trouver afin que si vous avez quelque chose a désirée par le subject dud. différent après me l'avoir faict entendre jy pourvoie ainssi que je jugeray estre raisonnable et massurant que vous ny manquerez Je prie Dieu Mons. de la Reyniere quil vous ayt en sa sainte garde. Escript à Paris le viiij* jour de may 1617.
LOUIS
Mons. de la Reyniere capp"" et gouverneur de la ville de Bellesme. »
Pleine liberté au lecteur de se livrer sur le sens de celte lettre à toutes les suggestions de son imagination. La seule clarté évidente est une querelle grave à l'occasion de la quelle le roi consent à interposer sa conciliation royale pour rétablir le bon accord.
En l'année 1617 de la correspondance est une note qui peut avoir son utilité comme renseignement pour éclairer une question de finances. « L'élection de Mortagne est taxée « par les trésoriers des finances à Rouen à 65,266 dans les « 985,500 dont le Roy a ordonné la levée l'an prochain dans « la généralité. »
Le calme de la France fut de courte durée ; après deux ans, les intrigues des grands qui troublèrent la nation à cette triste époque nécessitèrent des mesures de sûreté publique.
De nouveau il fallut enlever les citoyens à leur sécurité, à leurs affaires ; les établir sur le pied de guerre ; se garder non contre l'ennemi du dehors, mais contre l'ennemi du dedans, ennemi plus fâcheux et plus coupable ; conséquence déplorable des minorités mal constituées.
« Mons. de la Reynière, vous avez esté cydevant adverti par le sieur marquis de Lavardin ensuite du command' que je luy en ay faict par escrit de pourvoir à la conservation de ma ville de Bellesme sur les occasions présente a quoy je ne doulte pas que vous nayez apporté ce qui estait nécessaire de vostre part mais ayant maintenant jugé a propos que les habitans dicelle facent garde je vous en ay voulu advertir par ceste lettre affin que vous leur ordonniez de la faire et de veiller en sorte à leur seureté que l'on ny puisse entreprendre au préjudice de mon service dont me reposant sur vous je ne la feray plus longue sinon pour prier Dieu quil vous ayt Mons. de la Reynière en sa sainte garde. Escrit à Paris le xviij^ jours de mars 1619.
LOUIS
POTIER
Ceci est une autre preuve de l'emploi des citoyens pour la garde de la ville et du château. Le danger n'est pas encore très grand ; aussi se borne-t-on à remettre sur le pied de guerre la milice bourgeoise. Il n'en sera pas longtemps ainsi.
Si l'on considère l'étendue métrique de la ville de Bellême et de son château, on sera tenté de juger cette place de médiocre importance. Dans les conseils de la royauté il en était décidé autrement ; les instances du roi pour rappeler le commandement de Bellême et les habitants au devoir, lors de la première apparition des troubles, l'établissent suffisamment.
On ne peut savoir tous les secrets de la politique des gouvernements ; encore moins les secrets qui président à la direction des petites localités. Il n'y a aucun espoir de retrouver le fil conducteur qui nous mènerait à la connaissance du mystère qui fut l'occasion de la lettre royale ciaprès reproduite. Il faut le regretter ; nul doute qu'une raison importante n'ai dirigé la main royale.
« Mons. de la Renniere je vous escris ceste lettre pour vous advertir que jay veu par la vostre du x de ce mois l'advis que vous me donnez de ce qui s'est passe au Maine et au Perche depuis que le s'" de Belin y est de retour d'Angoulême et vous scay bon gré de la fidélité et affection que vous me faicte paroistre en cela désirant que continuiez ce mesme debvoir avec tout le soing et la diligence que vous y pourrez apporter et vous asseurant que jen auray souvenance aux occasions ou je pourray employer mes serviteurs et faire en particulier pour vous Mons. de la Renniere que je prie Dieu avoir en sa sainte garde. Escript à Saint Germain en Lave le xiij« jour davril 1619
LOUIS
POTIER
Le sens de cette lettre est et restera une énigme ; ce qui ne l'est pas, c'est le soin et l'empressement que met le roi à témoigner sa gratitude à son dévoué et intelligent serviteur.
En 1619, le ministre économe et sage de Henri quatre, Sully , ne dirigeait plus les finances de l'état ; l'épargne accumulée pour la guerre d'Allemagne avait été dissipée, le gaspillage était aux finances, le peuple payait de sa sueur et de sa peine. Rien d'étonnant qu'il ait été souvent empressé et ingénieux à se soustraire à une charge qui toujours, même dans les meilleurs temps, a été lourde pour lui ; qu'il ait tenté de se soulager par le moyen licite et illicite. Mais le
pouvoir était prompt à réprimer l'abus. Le peuple de Bellême avait quelque peu comploté paraît -il contre les agens de finance ; il est douteux que le tort ait été grand ; mais cette petite conspiration ne pouvait être tolérée, toute faible qu'elle fut. Les lignes suivantes vont éclaircir la question.
«. Mons. de la Reyniere ayant été adverty que les fermiers des droits de mes aydes et quatrièmes de ma ville de Bellesme et austre lieux circonvoisins se voulant mettre en possession du bail qui leur en a été faict par M^ Anthoine Feydeau fermier général des dicts droits aucuns mes subjects mêmes les habitants de ma ville de Bellesme se seroient efforcés de leur donner quelques empeschements faisant entre eux des assemblées illicites et en icelles pratiques des monopoles et intelligences contre lesd. fermiers pour en empêcher les enchères et la jouissance quils en doivent avoir et parceque c'est chose qui importe à mon service jay voulu vous escrire ceste lettre pour vous en advertir et vous déclarer que ma volonté est que vous teniez la main à ce que led. bail et arrest intervenu sur iceluy en mon conseil soient entièrement exécutés apportant tout ce qui dépend de vous pour faire cesser les assemblées et donnant auxd. fermiers leurs commis et préposés pour la perception de mes dicts droits tout confort assistance et ayde dont ils auront besoin a quoy masseurant que vous ne manquerez je prye Dieu quil vous ayt Mons. de la Reyniere en sa sainte garde. Escrit à Paris le xviiie jour de décembre 1619.
LOUIS
POTIER
L'année 1620 n'apporte aucune amélioration dans la situation générale du royaume ; les intrigues des grands troublent de plus en plus la sécurité royale ; près de notre province du Perche, les partis ont les armes aux mains ; il
devient urgent de prendre des mesures de protection dans les places restées fidèles à la cause de la couronne, l'ordre royal en arrive le 16 juillet. .
Cette fois c'est un surcroit d'hommes qui est ajouté à la garde civique. Dans les ordres à la Reynière, le nombre d'hommes qui est appelé sous les armes est à peu près toujours le même et assez faible relativement ; l'heure des contingents de cent mille soldats n'est pas encore arrivée.
« Le roy voulant pourvoir à la seureté et conservation de la ville et du chasteau de Bellesme et donner un moyen au s^ de la Resniere cappe et gouverneur d'iceulx d'empescher qu'on y entreprenne au préjudice de mon service par les occasions qui se présentent sa Ma'^ luy ordonne d'y establir trente hommes en garnison dont cinq sergent au payement desquels on fera pourvoir comme des autres garnisons de la province. Fait à Gaen le xvje jour de juillet 1620.
LOUIS
POTIER
Cette fois la question du payement n'est pas omise ; le payement des troupes ne soulèvera pas la même difficulté que dans une occasion précédente. On est entré dans une voie plus régulière ; c'est un perfectionnement.
La guerre ! triste conséquence de l'humanité ! La guerre civile, la pire de toutes; celle-ci n'a point ni tolérance ni pitié. En ce temps de 1622 ; la guerre intestine commencée deux ans auparavant dure encore ; nous y rencontrons un de ces actes de sauvagerie propres aux guerres civiles ; et dont le Perche fut le théâtre. Un capitaine licencié avec sa compagnie, se servant d'une sorte de prétexte incompréhensible en un temps de civilisation, tombe sur le populaire avec ses hommes d'armes, pille, détruit. On est obligé de courir sus à ce barbare, d'user du pouvoir judiciaire, de la force militaire, pouvoir autrement actif. Nous trouvons le
détail de cette pillerie et de la répression dans un certificat du gouverneur général des provinces du Perche, du Maine et de Laval adressé au gouvernement de Bellême qui se le fit délivrer pour le besoin qu'il crut en avoir, un détail du certificat reste pour nous d'une conciliation difficile, sinon impossible ; le voici : l'ordre de résistance paraît être donné à un sieur de Courboyer, commandant pour sa majesté dans la ville et le château de Bellême. Or, dans les nombreuses lettres de Louis XIII adressées au gouverneur de Bellême, le nom de la Pieinière est seul désigné et inscrit. Le nom de Courboyer est réservé au deuxième fils de Pierre de Fontenay sieur de la Rénière, le compagnon et ami de Henri IV.
La désignation de ce deuxième fils, suivant un acte notarié du 2 janvier 1620, parait être François de Fontenay écuyer, sieur de Courboyer ; capitaine, enseigne au régiment du seigneur de la Rainville ; et en cette année 1620, ce sieur de Courboyer , qualifié de gouverneur de Bellême, position importante et assumant une grande responsabilité, devait être fort jeune ; car dans cet acte authentique, 2 janvier 1620, il est assisté par son curateur Louis de Fontenay chevalier de Lhermitière et de Théligny, cy devant guidon de la compagnie des gens d'armes de M"", le maréchal de Lavardin. Ce de Courboyer , qui en 1622, avait grandi de deux ans , était-il simplement gouverneur très provisoire en place de feu son frère aîné pendant une courte absence ? Voici du reste la pièce, délivrée à de Courboyer qui, jeune et ardent comme on l'est dans l'heureux âge de lajeunesse, donna satisfaction au commandant des provinces royales.
« Nous Alexandre de Rohan, marquis de Marigny, comte de Beaufort, chevalier des ordres du Roy gouverneur et lieut. gen. p"" sa majesté au pays du Mayne, Perche et Lav. certiffions à tous quil appartient que sur les avis qui nous avoient esté données que le s^ de la Ferté avec sa comp^ du reg, du sr de Rebray (ou d'Arbray) (pourquoi pas Vibray ?) conduite par un n^ Chatillon lésaient de grandes voleries et pilleries
et grandes vexations sur les sujets du P dans l'étendue de notre gouvernement se couvrant d'une attache que nous aurions donnée au d. Ferté sur la commission qu'il nous aurois fait voir signée et scellée d'une C'^ audit régiment, que nous aurions su depuis lui avoir donné ladite attache, avoir esté licencié avec led. Reg. et voulant empescher les vols et pilleries que fesoit lad. c. a la foule et oppression des suj. de sa maj»-^ nous avons mande au s>' de Courboyer com'" p"" sa me dans la ville et chast. de Bellesme comme encore nous lui mandons par ces présentes prêter mainforte à la justice et courre sus à la d. C'e légère et fourragère sans nos dep'S afin que la force en demeure a ce Roy au soulagement de ses sujets ce que led. s"" de Courboyer auroit faict assisté de plusieurs personnes en telle sorte que lad. compagnie auroit été chargée et d'autant que ce que led. s"" de Courboyer a fait ut été que par notre commandement et pour le service de sa Maj'^ et nous a requis lui vouloir donner le présent avis pour lui servir et valoir ce que de raison que nous luy avons octroyé et iceluy signe de nostre main faict contresigner par un de nos secrétaires ordinaires et faict meitre le cachet de nos armes. Au Mans le 24e jour d'octobre 1622.