INTRODUCTION
présentaient la partie vivante du protestantisme, ils avaient la confiance du peuple, et il était sans autorité. Il trouva un des remèdes les plus efficaces contre le fanatisme dans le rétablissement de la discipline:
Un jeune gentilhomme d’Alais, Benjamin Du Plan, fut le premier collaborateur de Court et son conseiller. Il était cependant un des plus chauds partisans des Inspirés ; sa croyance aux révélations du Saint-Esprit était des plus fermes. « Nos sentiments, lui écrivait Court en 1725, qui sont d’ailleurs très conformes, ont toujours été, sur ce chapitre, les antipodes les uns des autres, votre expérience vous persuadant qu'il yen aet la mienne qu'il y en a point !. » Malgré des idées si différentes, une grande amitié unit bientôt ces deux hommes. N'y a-t-il pas la de quoi nous surprendre ? On devine aisément les difficultés qu’une telle position devait présenter.
Après avoir tracé le caractère et dit les croyances de Du Plan, nous parlerons de son activité, en insistant principalement sur les luttes que ce fidèle serviteur des églises sous la croix eut à soutenir contre ses coreligionnaires. Mais, comme les attaques dont il fut l'objet étaient motivées par ses sympathies pour les” Inspirés, nous commencerons notre étude par quelques considérations sur cette secte qui, dans la première moitié du dix-huitième siècle, représente la troisième
. et dernière phase du mouvement prophétique en France.
1 Mss. de Court. Lettre du 3 novembre 1725.