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dire les raisons pour lesquelles il ne pouvait se soumettre à l'ordre établi : « Vous vous opposez, répondit Vesson, au conseil de Dieu en vous opposant aux révélations. Et je ne veux me réunir qu'à condition que vous ne parlerez ni contre les révélations ni contre ceux qui les croient !. » Il ne fallut rien moins qu’une lettre de Pictet, signée de son auteur, imprimée et approuvée par les pasteurs de l'Eglise de Genève, pour ébranler la confiance de ses partisans ou affermir un bon nombre d’autres qui variaient et pour réduire cet homme, au sujet duquel le proposant Deleuze disait : « Il serait plus aisé de compter les châtaigniers des Cévennes que de calculer ses mensonges et faussetés ; le chef des méchants n’en saurait pas davantage ; au moins, il a trouvé en lui un émissaire pour accuser les fidèles ?. » Vesson montra inutilement des lettres supposées pour conserver $on autorité. Le mensonge dévoilé, ses partisans l’abandonnèrent. « On commence à connaître Vesson, écrit Corteiz ; tous les hommes de bonne raison l’abandonnent ; il n’y a que quelques femmelettes qui le suivent. Le livret contre les prétendus Inspirés a fait merveille 3. » Tout à coup, Vesson quitta la Vaunage.
Nous le retrouvons, en 1723, au nombre des prisonniers que firent les soldats de Bernage chez mademoiselle Verchand, à Montpellier. Celle-ci était une visionnaire. Sa maison, ouverte aux prédicants et aux prophètes des environs, devint le foyer de résistance aux mesures disciplinaires. Les frères Comte, prédicants et prophètes de Lunel, et Bonicel, du Pont de Montvert, furent les directeurs de cette nouvelle secte, connue sous le nom de Multipliants. Ses adhérents, au nombre de quatre cents environ, tout en admettant la mission de Jésus-Christ, disaient qu’elle n'avait pas porté des fruits à cause de la méchanceté des hommes, et qu'il était réservé au
Saint-Esprit de terminer l’œuvre incomplète et de fonder le
1 Mss. de Court. Lettre de Corteiz, du 16 février 1721, 2Mss. de Court. Lettre du 21 octobre 1721.
3 Mss. de Court. Lettre du 24 janvier 1722.
véritable royaume de Christ, dans lequel on ne pouvait entrer que par le baptème du Saint-Esprit. « À ces fins, disaient-ils, Dieu avait institué dans le ciel et baptisé trois mages, leur donnant, avec les noms de Paul, de Jean et de Moïse, le baudrier, la robe blanche et le casque comme insignes de leur charge, et leur ordonnant d’instruire et de reprendre les peuples de sa part et de les faire entrer dans le temple de Salomon, auprès de l’arche mystique !. »
Bonicel avait été le théoricien de cet étrange système théologique. Mais l'imagination de ces fanatiques s'était surtout donné libre cours dans la règlementation des cérémonies et pratiques religieuses et dans l’ornementation du sanctuaire où chaque objet, depuis la chaire, la lampe à sept becs, les trois tentes et les sacs de fruits jusqu'aux branches de laurier, aux compas, aux drapeaux et aux bandes de taffetas revêtaient un sens mystique. On regardait « cette religon nouvelle comme un mélan
pliants ?. »
ge de judaïsme, calvinisme, trembleurs et multi-
Vesson, traqué non seulement par les proposants, mais encore par les créanciers, s'était réfugié dans cette secte. Pris quelques temps après, il fut pendu le 22 avril 1723, et, avec lui, Bonicel, Coste et la prophétesse Marie Blayne. Huec Mazel, qui venait d’être arrêté, fut pendu le 5 mai; le parti des Inspirés était mortellement frappé.
À la suite d’un voyage dans les Cévennes, M! Verchand était entrée en relation avec Du Plan. Elle le pria instamment de venir, lui offrant la présidence de l'Eglise. Il refusa. Ni les menaces, ni les promesses ne purent le décider. Bien que sa conduite dans cette affaire eût été des plus sages, qu'il eût écrit et parlé contre les sectaires pour détruire leur fausse réputation et leur enlever leurs adhérents, -Corteiz l’accusa
néanmoins d'être leur complice et de violer la disétoline. Du
| Histoire générale du Languedoc, par Dom Device et Dom Vaissette, t. XIII, D'2976:
? Bulletin 1. XXXVII.
Plan dut se défendre de ces attaques injustes. « Je n'ai Jamais approuvé, répondit-il, les rebelles, les orgueilleux, les hérétiques, les schismatiques. J'ai crié également contre Vesson et Mazelet. Je me suis opposé, autant que mon autorité et mes lumières me l’ont permis, aux fourbes et aux fanatiques. Je déteste les impostures et les superstitions !. »
Accusé de même d’être entré dans la secte de Montpellier, il répondit : « Je n’ai jamais voulu aller me renfermer dans ce résidu, où on m'écrivait de venir ; on me priait fort instamment avec de magnifiques promesses et de terribles menaces; on m'envoya des exprès, on voulait m’établir comme chef; on n'a jamais pu rien gagner dans mon esprit. J'ai eu un commerce de lettres avec eux dans lesquelles je sapais les fondements de leur édifice ?. » L'autorité de son nom, ses services et l'intervention de Court mirent fin aux attaques de ses adversaires.
Malheureusement ce fut là aussi ce qui attira sur lui la persécution du gouvernement royal. Ses lettres à M'® Verchand, trouvées dans les papiers des Multipliants, avaient éveillé les soupçons de l’intendant sur l'influence considérable qu’il devait exercer parmi ses coreligionnaires. Mazel les confirma. Aussitôt la tête de Du Plan fut mise à prix et son signalement donné : « Benjamin Du Plan, taille de cinq pieds cinq pouces environ, cheveux blonds et longs, qu’il met souvent en queue, visage assez beau, yeux bleus *. » Après s'être tenu caché dans les montagnes pendant deux ans, il se décida enfin à passer en Suisse.
Un malheureux évènement fournit bientôt à Du Plan l’occasion de témoigner de son attachement pour ses frères. L'Evèque de Fréjus, élève des Jésuites, obtenait, le 14 mai 1724,
du duc de Bourbon une déclaration quiaggravait les plus cruels
décrets de Louis XIV. Ce chef-d'œuvre de la politique chré-
1 Cité par Bonnefon. Benjamin Du Plan, page 62. 2 Bonnefon, déjà cité, p. 76.
3 Bulletin, t., XIX, p. 367.
tienne et humaine, comme l'appelle l’abbé de Caveirae, jeta les protestants dans la stupeur. Du Plan écrivit aussitôt au roi d'Angleterre, au roi de Prusse, à Leurs Hautes Puissances à la Haye, réclamant d'eux leurs bons offices auprès de Louis XV. Il priait en même temps Saurin, pasteur à Londres, de faire agir auprès du roi l’archevèque de Cantorbéry. Toutes ces démarches furent vaines. Court vit alors l'avantage qu’il y aurait à envoyer un député auprès des princes protestants. Il s’en était déja entretenu avec son ami et celui-ci s'était offert pour remplir cette mission. Les circonstances favorisaient son élection. Un synode se réunit à cet effet dans le Bas Languedoc, le 1% mai 1725. Corteiz et ses amis qui, tout en reconnaissant les mérites de Du Plan, ne pouvaient lui pardonner ses relations avec les Inspirés, soulevèrent des objections. Mais Court les rassura et le dévoué gentilhomme fut élu. Son zèle, son désintéressement, son rang, son éducation, son talent le désignaient en effet aux suffrages de tous. Il lui fut alloué, comme traitement, cinq cents pistoles, somme bien insuflisante qu'il ne toucha jamais d’ailleurs. Mais il était prêtà sacrifier tout ce qu'il avait plutôt que de charger l'Eglise. « C’est de Dieu seul et non des hommes que j'attends ma récompense, » disait-il.
Il allait donner à Court le moyen de réaliser ses vastes projets, car, s'il devait implorer le secours des puissances protestantes en faveur des Eglises, il devait surtout «collecter l'argent nécessaire pour combattre le découragement par la prédication, l'ignorance par le livre, la misère par l’aumône!.» La parole vivante et la parole écrite pouvaient seules, en effet, relever et affermir les protestants. Mais les prédicateurs et les livres faisaient défaut. Les pasteurs étrangers se relusaient à venir en France. «Il faut, écrivait Du Plan, exhorter les pères et les mères à servir de ministres à
leurs enfants. »
l Hugues, Histoire de la Restauration du Protestantisme, t. 1, p. 278.
19 Vi, HONOR
Les pasteurs et professeurs de Genève lui avaient fait le meilleur accueil à son arrivée. Il avait tout de suite, malgré ses idées sur l'inspiration, gagné l’affection de Pictet, de Vial, de Turretin. « Je vous supplie, écrivait-il à ce dernier, de m’honorer de vos conseils, de me dire ce que je dois faire et de quelle manière je dois me conduire. »
Aussitôt qu'il futen possession de ses lettres de créance, Du Plan se mit à l’œuvre. Mais ses démarches n’obtenant à Genève qu'un médiocre succès, il entreprit un long voyage en Suisse, et les présents qu'il recueillit à Berne, à Zurich, à Neuchâtel, à Lausanne permirent l’année suivante de faire étudier le proposant Bétrine.
Ses services n'empéchèrent point qu'il se formât en France une cabale contre lui. Bien que les pasteurs genevois eussent vigoureusement combattu les Inspirés, quelques-uns de ceuxei s'étaient réfugiés dans leur ville. Du Plan les visita malgré les recommandations de Court et quelques personnes mal intentionnées en écrivirent aussitôt aux pasteurs du désert. Des murmures s’élevèrent et Court se heurta à un refus général lorsqu'il voulut collecter pour les frais du député. Celuici, disait-on, déshonorait l'Eglise. Ses adversaires, guidés -par Corteiz, résolurent alors de lui enlever son mandat et l’accusèrent d’être allé en Suisse pour voir les fanatiques et pour répandre le fanatisme, de n’aller aux prèches que par pure politique et de les abandonner même pour se renfermer avec les fanatiques. Du Plan leur répondit en termes fort vifs, pour se justifier du fanatisme dont on l’accusait pour avilir sa députation. Cette lettre fut lue, ainsi qu'une attestation de la vénérable Compagnie, au synode qui se rassembla le 26 avril 1726 pour juger cette affaire. Il ne fallut cependant rien moins que l’éloquente et véhémente parole de Court pour triompher de la résistance des adversaires. Du
Plan conserva sa charge et prit l'engagement de ne plus fré-
1 Bulletin, t. xxvinr, p. 19.
quenter les Inspirés. « Je veux bien, éerivit-il, pour l'amour de la paix et pour l'édification de nos Eglises, cesser absolument de me trouver dans aucune assemblée d’Inspirés et fuir même leur commerce autant que la charité le peut permettre et cela pendant tout le temps de ma députation ! ». Il promettait en outre de servir les Eglises gratuitement, de ne leur rien demander ni pour le passé ni pour l’avenir. Quant à ses sentiments particuliers, il n’en était, disait-il, responsable qu’à Dieu et ne voulait reconnaître en fait de religion d’autre autorité que celle de Dieu. :
Ces concessions n'avaient pu désarmer ses adversaires. Des réfugiés nommés Jourdan, Rey, Delor avaient écrit que ses attestations étaient supposées. De plus le bruit s'était répandu qu'il condamnait les assemblées et certains lui faisaient un grief d'agir en maitre non en député et de ne point rendre compte de sa mission. Corteiz et deux proposants, autrement dit le «triolet, » qui n'avaient pu obtenir la déposition de Du Plan aux synodes du 23 mai et du 12 septembre 1727, bien que la grande majorité des députés fût de leur sentiment, demandèrent au synode national du 11 octobre que Du Plan rendit ses lettres de créance. Court était absent, mais Roger, pasteur du Dauphiné, plaida avec éloquence et succès la cause du député. Celui-ci, confirmé dans sa charge, reçut cette fois des instructions beaucoup plus étendues ?. Certains articles visaient les motifs d'accusation énoncés plus haut: Il devait défendre avec chaleur les saintes assemblées contre ceux qui en combattaent l'utilité, s'abstenir avee la plus exacte cireonspection, selon la promesse qu'il en avait faite,
de tout commerce particulier ou publie avec tous ceux que
dans le dernier temps on appelait Inspirés ou Prophètes, ne
rien entreprendre de tant soit peu important de sa propre autorité et rendre un compte exact de tout ce qu’on lui donnerait.
1! Bonnefon, déjà cité, page 167 (Lettre du 28 mai 1727). 2 Voir Hugues, Les Synodes du Désert, pages 76 et ss.
aie sachet.
Du Plan, laissant à ses amis le soin de le défendre, n’en avait pas moins continué à rendre d'importants services. De nombreux ballots de livres de piété, achetés par ses soins et destinés à suppléer à l'absence de pasteurs avaient heureusement passé la frontière. Il avait obtenu plusieurs autres grâces pour des particuliers, et de quelques personnes la promesse, sous la seule condition du secret, d'entretenir à leurs frais deux proposants à Lausanne. Par ce fait, le but de la mission de Du Plan était en partie atteint. Aussi Court dans sa reconnaissance lui écrivit : « Des ressources de cette nature nous sont si avantageuses, que les soins que vous vous êtes donnés pour les obtenir méritent plus que des louanges. »
Du Plan fut encore mieux récompensé de ses peines l’année suivante. Il collecta dans les principales villes suisses plus de 4000 livres, aussi en 1730 trouvons-nous six proposants à Lausanne. Un comité, appelé plus tard « lhoirie, » ayant son siège à Genève, fut chargé de veiller à la distribution des sommes collectées et à l'instruction des étudiants. Mais les pasteurs de France et Court lui-même ne purent jamais connaître l'emploi des collectes et leur origine.
Deux étudiants de Lausanne, Roux et Boyer, s’étant fait consacrer à Zurich, Court et surtout Corteiz, dont les rancunes n'étaient pas éteintes, s’en plaignirent à Du Plan, mais ils se rendirent bientôt aux raisons judicieuses qu'il fit valoir et qu'appuyaient les professeurs de Genève.
L'arrivée de Fleury au ministère avait donné un nouvel élan
à la persécution. Les prédicants étaient traqués plus que
jamais. Court, dont la tête était mise au prix de dix mille
livres, n’écouta point tout d’abord ses amis qui l’engageaient à fuir. Mais quand il vitle danger menacer sérieusement sa femme, il la fit partir pour Genève et lui-même, apprenant qu’elle était malade, fut la rejoindre quelques mois après, malgré les efforts de Du Plan pour le retenir en France.
1 Cité par Hugues ; Histoire de la Restauration, t. 1, p. 287.
Quand les Eglises le réclamèrent, il refusa de quitter sa Rachel. Son ami, avec une courageuse franchise, lui rappela sévérement son devoir. « L'amour que Marc Antoine avait pour Cléopâtre, lui écrivait-il, lui fit perdre la bataille d’Actium et l'empire du monde. Vous avez des ennemis à combattre, et un empire à gagner, infiniment plus glorieux et plus solide que l’empire romain dans toute sa splendeur, vous pouvez le perdre si vous préférez la créature au Créateur, Souvenez-vous du sacrifice d'Abraham, souvenez-vous surtout du sacrifice de notre Seigneur Jésus-Christ et des paroles qu'il a prononcées à ses disciples : « Celui qui ne m'aime pas plus que père, mère, femme, enfant, n'est pas digne de moi!. » Court resta inébanlable dans sa décision, mais il porta toujours aux Eglises le plus vif intérêt et les servit avec zèle.
En 1731 Du Plan put enfin quitter la Suisse, un synode l'ayant autorisé à prélever sur ses collectes ses frais de voyage. IL obtenait à Cassel un don de deux cents écus du roi de Suède, à Francfort un riche présent de l'Eglise française, et il arrivait à Londres vers la fin de cette même année. Après deux ans de pressantes sollicitations, il obtenait quelque argent de ses coreligionnaires et de la cour un don annuel de mille pièces d’or ?. Passant alors en Hollande, il recevait du prince d'Orange un magnifique présent et des Etats une pension annuelle de deux mille florins pour cinq ans et le relâchement de vingt galériens avec une pension de trois cents florins pour dix, et une de deux cent cinquante pour les dix autres. Continuant sa course, il obtenait des marchands de l'Allemagne des dons considérables, mais de Frédérie-Guillaume 1° seulement la promesse d'intercéder pour les ga-
lériens. Bientôt, en effet, il avait la joie d'apprendre la déli-
! Lettre de mai 1729, citée par Bonnefon : Benjamin Du Plan, p. 204,
? L'Angleterre ne possèdait alors que deux pièces d'or : le souverain qui vafait 25 livres et le demi-souverain qui valait 12 livres et demie, Tout nous porte à croire qu'il s’agit ici du demi-souyerain,
vrance de douze de ces malheureux. Dans l’année 1737 il visitait, non sans succès, le Danemark et la Suède. Epuisé par ces longs voyages, il aurait voulu retourner à Genève, où sa tante et sa sœur arrivées dans cette ville l’année précédente le réclamaient. Mais Du Plan, de retour à la Haye en 1738, apprit que son œuvre à Londres était détruite et repartit aussitôt pour cette ville où il allaitse fixer pour toujours. Après de nombreuses, mais inutiles démarches auprès des ministres, Du Plan s’adressa directement au roi d'Angleterre qui renouvela son ancienne promesse. Un comité envoya à l’hoirie le fruit des collectes.
Les occupations de sa charge et les luttes ne l’avaient point empêché de s'intéresser au sort des Eglises et des religionnaires. Plein de sollicitude pour les galériens et les prison-
niers, il avait collecté pour eux et les avait fortifiés par ses
lettres. Nombreux étaient ceux qui lui devaient leur reconnais-
sance pour quelque service rendu. C’est ainsi, par exemple, qu'il avait procuré à Court Îles matériaux nécessaires à la composition de l'Histoire des Eglises de France qu’il voulait écrire. |
Cependant il devait encore une fois avoir affaire à ses ennemis. Un membre du comité de Londres, le pasteur Serces, qui depuis 1741 nourrissait contre lui des sentiments hostiles, s’efforça par tous les moyens d'obtenir sa destitution. Il l’accusa de fréquenter les Inspirés et de compromettre ainsi les intérêts des Eglises. Le député, en effet, avait oublié ses promesses d'antan et donnait par sa présence du relief à ce parti qu'avaient vigoureusement combattu et que détestaient encore les protestants de Londres. De plus, comme ses grandes dépenses, nécessitées par la fréquentation de la cour et des seigneurs, indisposaient les donateurs, Serces le représenta au comité de Genève comme un prodigue etun dissipateur, dépensant l'argent des Eglises. Le comité de Genève se disposait à le rappeler, lorsqu'un synode, instruit de tous ces faits, remplaca Du Plan par Antoine Court. À cette nou-