‹ Benjamin du Plan, gentilhomme d'Alais, député général des synodes des églises réformées de France, 1688-1763Chapitre 122 sur 243 · LE SYNODE MAINTIENT DU PLAN DANS SA CHARGE · texte numérisé non relu

LE SYNODE MAINTIENT DU PLAN DANS SA CHARGE

encore comme exemple d'émulation à cette bonne œuvre, et que, passant par-dessus tout ce que quelques malintentionnés pourraient avoir suggéré, vous demeurerez fermes dans vos sentiments et mûres délibérations, en sorte que Dieu, secondant nos faibles efforts des uns et des autres, nous fera la grâce de nous féliciter en pleine liberté de nous être attiré l'admiration de tous ceux qui aiment le Seigneur Jésus (1) ! >

Benjamin du Plan avait donc trouvé en Roger un digne remplaçant d'Antoine Court et un éloquent défenseur de sa cause. Corteiz et ses acolytes perdirent de nouveaux leur procès et le député des Synodes fut maintenu dans sa charge.

Voici les nouvelles instructions que le Synode donna au député général des Églises du Languedoc, des Cévennes, du Vivarais et du Dauphiné :

t \° Que ledit Monsieur, nommé député-général, aura soin d'observer religieusement de ne rien faire, dire, écrire, ni favoriser contre les puissances souveraines et en particulier contre notre Roi et son légitime gouvernement, ni qui puisse en aucune manière exciter des troubles aux Églises, ni dans et entre les États : se contentant seulement de représenter ou faire représenter respectueusement et toujours d'une manière humble et soumise, la justice et l'équité qu'il y aurait de nous accorder, faire accorder ou procurer à l'amiable le libre exercice de notre communion selon la Parole de Dieu et le mouvement de nos consciences. Pour cet effet, ledit Monsieur, nommé député, ne pourra s'adresser qu'à notre souverain et à des puissances amies et alliées avec la couronne de France; que s'il agissait, parlait, écrivait ou favorisait au contraire, il serait d'abord censé déchu et dégradé de sa charge, agissant, parlant, écrivant ou favorisant en cela contre l'intention et le

(1) Jacques Roger, par Daniel Benoit, p. 101 et suiv.

Page 1