‹ Benjamin du Plan, gentilhomme d'Alais, député général des synodes des églises réformées de France, 1688-1763Chapitre 137 sur 243 · VŒUX DE NOUVELLE ANNÉE · texte numérisé non relu

VŒUX DE NOUVELLE ANNÉE

Dieu par notre repentance et nos humiliations. Si nous imitons Moïse sur la montagne, lorsque Josué combattait dans la plaine, si nous luttons comme Jacob avec l'Ange et que nous ne quittions pas le Seigneur jusqu'à ce qu'il nous ait béni, il est certain que Dieu viendra à notre secours; il nous fortifiera extraordinairement, el si la persécution continue ou augmente, nous nous estimerons heureux de souffrir pour le nom de Jésus, notre divin Maître. Peut-être aussi que Dieu convertira nos ennemis et qu'il donnera gloire à la vérité qui se soutient par elle-même; peut-être aussi que si nos ennemis endurcissent leur cœur comme Pharaon, Dieu versera ses plus terribles plaies sur toute l'Egypte qui tient dans son pays le nouveau Israël esclave ; faisons seulement notre devoir et laissons à la Providence le soin de diriger les événements.

« Comme cette année va s'écouler pour donner commencement à une nouvelle, j'ai voulu anticiper les vœux que tout le monde a coutume de se faire le premier de l'an : Dieu veuille la marquer par les plus éclatants effets de son amour à l'égard de son Église ; Dieu veuille conserver et bénir tous ceux qu'il a choisis pour l'instruire, la consoler, l'assister et la protéger ; Dieu veuille soutenir et animer par son bon esprit m ceux qui souffrent pour son nom ; Dieu veuille, mon très-cher ami, vous faire la grâce de fournir glorieusement votre course, et après que vous aurez longtemps, comme saint Paul, combattu le bon combat et gardé la foi, vous remportiez la couronne de justice que Jésus-Christ nous a acquise par son précieux sang. Je fais bien des vœux aussi pour votre chère Rachel et toute votre chère famille; faites-leur à tous une brassade et un baiser pour moi. Vous pouvez être assuré que je me ferai un plaisir et un devoir de vous témoigner dans toutes les occasions avec combien d'estime et d'affection cordiale je suis, ^lonsieur, mon cher ami, votre très-humble et

très-obéissant serviteur (1).

« G. B. Du Plan. »

(1) N" 12, p. 229 (25 décembre 1728).

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