‹ Benjamin du Plan, gentilhomme d'Alais, député général des synodes des églises réformées de France, 1688-1763Chapitre 159 sur 243 · G SES SUCCÈS · texte numérisé non relu

G SES SUCCÈS

garder la chambre pendant les trois premiers mois de son séjour afin de se reposer de ses fatigues et de refaire sa santé altérée. Le climat du Nord lui avait causé de vives douleurs à la poitrine et à la gorge.

Dès que sa santé lui permit de sortir, le délégué des Églises se mit en rapport avec plusieurs familles réfugiées et en particulier avec les demoiselles de Dangeau, filles du marquis de Dangeau, auquel Boileau avait dédié sa fameuse satire sur la Noblesse. Ses efforts furent plus fructueux qu'en Angleterre; il obtint des États un don de deux mille florins payables chaque année pendant cinq ans et recueillit des secours en faveur des prisonnières de la Tour de Constance et des galériens de Marseille. Grâce à ses sollicitations, les États firent des démarches auprès de Louis XV et obtinrent la délivrance de vingt de ces malheureux qui allèrent se fixer en Hollande où ils obtinrent une pension.

Le prince de Prusse et la princesse d'Orange ayant traversé la Haye, du Plan se fit présenter aux illustres voyageurs et obtint de leur munificence mille florins.

Voici, résumé par du Plan lui-même, les secours qu'il obtint, en Hollande pendant les deux années qu'il y séjourna :

1° Une pension annuelle de deux mille florins pour cinq ans ;

2» Une autre de cinq cents florins;

o" Encore une de troig cents florins;

4° Le relâchement de vingt galériens avec une pension de trois cents florins pour dix et une de deux cent cinquante pour les dix autres (1).

(1) Mémoire aux arbitres.

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