IL SOLLICITE LA COUR EN FAVEUR DES GALÉRIENS
Avant de quitter Berlin, du Plan dressa pour les ministres d'État une liste de tous les galériens et de toutes les prisonnières, pour solliciter avec une nouvelle insistance leur liberté. Son dessein était d'engager quelque autre Cour à se joindre à celle de Prusse pour agir avec plus d'efficace.
« Après avoir fait tout ce qui dépend de nous, il faut remettre toutes c'noses à la sage et bonne Providence qui dispose de tous les cœurs et de tous les événements comme il lui plaît. Je suis du moins comme assuré que je leur procurerai quelque petit secours pour les soulager dans leur misère. Si les affaires n'étaient pas mauvaises dans ce pays et qu'il n'y eût pas une si grande quantité de pauvres, j'aurais trouvé de plus grandes ressources, mais la misère se trouve partout, le commerce va mal, et il y a eu de grandes inondations qui ont ruiné une grande multitude de monde; il y a eu des villages entiers emportés. Vous avez pu entendre ces nouvelles qui ont fait du bruit ; le roi de Prusse perd en son particulier plusieurs millions (1). »
De Berlin, du Plan visita Magdebourg où il trouva des compatriotes de Nimes, Francfort, Leipsick et Hambourg ; dans ces périgrinations il obtint quelques secours pour les galériens et les prisonnières. L'Église réformée de Hambourg lui donna environ cent cinquante écus.