EN PARTICULIER ENVERS CORTEIZ
est endetté pour avoir entretenu un grand commère de lettres avec ses frères de France et pour avoir été volé plusieurs fois par des gens que sa charité lui avait fait recueillir.
« Je tiiPls au deuxième rang M. Roux, réfugié à Lausanne. Il a servi les Églises sous la croix pendant plus de vingt-cinq ans ; il jouit d'une petite pension qui n'est pas suffisante pour l'entretenir parce qu'il est vieux, infirme et chargé d'une vieille sœur qui le sert.
€ Je mets en troisième rang M, Bel et le sieur Baumes {'I) qui ont souffert sur les galères pour cause de religion; le sieur David David, vieux et infirme, qui a souffert dans la prison pour avoir soutenu le parti protestant.
« M""* Viala et M">« Serre, veuves, la première d'un ministre qui a beaucoup contribué à l'augmentation des Églises réformées de France ; la seconde qui est vieille et veuve d'un confesseur, méritent quelque attention,
« On doit avoir pitié aussi de M. de Faure qui a abandonné un bénéfice considérable pour l'amour de la vérité et qui se trouve sans bien, sans pension et sans emploi.
« Je pourrais nommer plusieurs autres, mais Dieu y pourvoira d'ailleurs. »
Ce qui nous touche dans rénumcration de ces nonns, c'est la générosité de cœur du député envers Corteiz; on sait combien celui-ci lui créa de difficultés et d'ennuis; mais depuis longtemps déjà du Plan avait tout oublié, tout pardonné. Cette même générosité se manifesta à l'égard de Serces, son implacable adversaire. Il se réconcilia avec lui et fut le premier à lui tendre une main fralernelle.
Ceux qui luttaient actuellement en France n'étaient pas non plus étrangers aux sympathies du vieux
(1) Le sieur Beaumès était d'Âlais; c'est chez lui que logeait du Plan avant son mariage.