‹ Benjamin du Plan, gentilhomme d'Alais, député général des synodes des églises réformées de France, 1688-1763Chapitre 27 sur 243 · IL LA CONSOLE DE CE MALHEUR · texte numérisé non relu

IL LA CONSOLE DE CE MALHEUR

nous apprend que ceux-là sont bienheureux qui ont souffert pour la justice, et qui sont œorts au Seigneur; oui, pour certain, car ils se reposent de leurs travaux et leurs œuvres les suivent. Je sais, j'ai vu, je suis témoin, de môme qu'une infinité d'autres, que ce cher enfant a vécu et est mort comme un fidèle serviteur de Dieu. Je crois, je suis assuré que le Seigneur, selon la vérité de ses promesses, l'a reçu dans le royaume de sa gloire pour lui faire part de tous ses biens ; c'est ce qui me console dans l'affliction que j'ai ressentie d'être privé de sa présence. Je me réjouis même avec lui dans l'espérance que j'ai de le rejoindre bientôt là où il est pour louer, pour bénir, pour glorifier éternellement mon Sauveur et mon Dieu. Vous Êtes, ma chère sœur, sans doute dans ces sentiments ; vous habitez un lieu où vous avez de si belles occasions pour vous y confirmer; je vous en prie, ne les négligez jamais; faites tous les jours, avec le secours de la grâce qui ne manque jamais à ceux qui la demandent comme il faut, des progrès dans la sanctification et soyez assurée que vous verrez bientôt l'accomplissement des pro.messes que Dieu a faites à son Église et en particulier à celui qui se dit toujours avec beaucoup d'estime, de sincérité et d'affection, ma très-chère sœur en Jésus-Christ,

€ Votre très-humble frère et serviteur.

e Benj D,

« Si le martyr avait voulu racheter sa vie aux dépens de sa conscience il l'aurait pu.

« de Kimes, le 1" février 4718 »

AFFAIRE SCIPION SOULAN 35

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