LES PROTESTANTS EN SONT TERRIFIÉS
naissances, et aux médecins» chirurgiens, apothicaires, de les avertir des maladies graves des nouveaux convertis et autorisation pour les prêtres d'entretenir les malades sans témoins. Si quelqu'un refusait les sacrements ou engageait l'un des siens à les refuser, il encourait la peine des relaps;
Il n'y avait de mariage légitime que celui qui était célébré selon les canons de l'Église;
Les parents ne pouvaient ni faire élever leurs enfants hors du royaume, ni leur permettre de s'y marier. Les enfants mineurs, au contraire, dont les parents étaient hors du royaume, pouvaient se marier sans leur consentement;
Les certificats de catholicité étaient déclarés obligatoires pour toutes les charges, tous les grades académiques, toutes les admissions dans les corps des métiers ;
Entin, les amendes et les biens confisqués devaient servir à l'entretien des sujets réunis qui en auraient besoin.
Les fidèles furent atterrés à la lecture de cette Déclaration qui résumait et aggravait les plus cruels édits de Louis XIV. Quelques protestants sentirent bouillonner dans leurs veines le vieux sang camisard et songèrent à prendre les armes. Antoine Court parvint non sans peine à calmer leur colère. Que faire en de telles conjonctures? Adresser des requêtes, des apologies au duc de Bourdon, à Fleury, à Louis XV? Peine inutile. On décida qu'on écrirait aux Puissances étrangères, non pour leur demander le secours de leurs armes, mais pour les intéresser aux malheurs des religionnaires et implorer leurs bons offices auprès du