VOEUX DE DU PLAN EN FAVEUR DE L'ÉGLISE
charité est Dieu même, selon l'explication du disciple bienaimé. Tous ceux qui sont véritablement animés par la charité sont inspirés de Dieu. Dieu se communique à eux et leur révèle ses secrets. Il s'agit seulement de ne point se tromper sur les caractères de la charité. Saint Paul en a fait une description admirable dans son épître aux Corinthiens. C'est à nous à examiner si nous la pratiquons de cette manière.
« Je ne pousse pas plus loin à présent mes raisonnements parce que je veux, s'il plaît à Dieu, vous écrire bientôt. Je finis donc, mon cher ami, en vous assurant de ma parfaite amitié, en faisant des vœux sincères et ardents en votre faveur, en faveur de tous vos chers collègues et en faveur de toutes nos églises; assurez tous nos bons fidèles de qui j'ai l'honneur d'être connu et aimé, que je suis et seni toute ma vie leur bon ami et leur fidèle serviteur. Je salue particulièrement la moitié de vous-même. J'attends que vous m'écriviez bientôt. Vos deux ■illustres amies et une grande multitude de personnes de tout sexe et de tout âge, distinguées par leur rang et par leur piété, vous saluent et font beaucoup de voeux en votre faveur et en faveur de vos compagnons. L'Éternel qui vous a jusqu'ici garanti et délivré de la main de vos ennemis par un miracle éclatant, veuille vous conserver jusqu'au jour de la pleine délivrance. Que la nuée de la protection divine vous environne partout et en tout temps; que les anges du ciel vous accompagnent comme Jacob et que nos cruels Esaus n'aient jamais aucun pouvoir sur vous ni sur vos frères. Dieu veuille attendrir le cœur de vos ennemis ; Dieu veuille éclairer leur entendement et nous faire la grâce aux uns et aux autres de servir le maître de l'Univers comme il veut et qu'il mérite d'être servi ! Adieu, mon très-cher ami, adieu, je vous embrasse, et suis, beaucoup mieux que je ne pourrais vous exprimer, votre très-humble et affectionné frère et serviteur (i).
(1) N» 12, p. 75 (10 septembre 1725).