‹ Benjamin du Plan, gentilhomme d'Alais, député général des synodes des églises réformées de France, 1688-1763Chapitre 88 sur 243 · SA SOLLICITUDE POUR LES GALÉRIENS · texte numérisé non relu

SA SOLLICITUDE POUR LES GALÉRIENS

Il D'y avait pas une souffrance physique ou morale à laquelle du Plan restât étranger; il avait une égale sollicitude pour les pasteurs et pour tous les membres du troupeau et en particulier pour ceux qui étaient victimes de la rigueur des temps :

€ J'apprends avec regret, écrit-il, que œux qui servent les Églises ne sont presque jamais payés en plein quoiqu'ils soient en petit nombre et que leurs gages soient très-modiques (1). »

Sa pensée se reporte vers les plus malheureux de ses coreligionnaires, elle pénètre dans les cachots et sur les galères et il se sent pressé d'éveiller la sympathie en leur faveur.

« On n'a pas eu lui grand soin des galériens, ni des prisonnières. Ce sont pourtant des devoirs indispensables des Églises et c'est plutôt un défaut de charité ou d'intelligence, de soins et de conduite, qu'un défaut d'argent qui prive des secours nécessaires ceux qui souifrent pour l'Évangile ou qui s'employent pour le service des Églises (2). »

Il s'oublie volontiers pour les autres :

t Quant à moi, je ne demande rien. Dieu sera mon pourvoyeur et ma récompense en même temps. Je sacrifierai, moyennant la grâce de Dieu, non -seulement mon bien et mes soins, mais ma vie, s'il le faut, pour ma patrie et pour l'Église. Assurez-bien vos collègues et vos anciens de mes véritables sentiments là-dessus, que je vous exprime de la même manière que je le pense. Je n'épargnerai rien au monde pour le soulagement ou pour la délivrance de mes frères. Je solliciterai de toutes mes forces le ciel et la terre en leur faveur (3). »

(1) N° 12, p. 51 (avril 1725).

(2) Ibidem.

(3) Ibidem.

Page 1