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une peine pour que l’ordre un instant troublé soit définitivement rétabli. Mais le sentiment est incertain et aveugle, et Bentham y substitue le calcul, plus sûr, et toujours susceptible d’une exacte évaluation,
D'une façon incontestable il affirme que le droit de punir appartient à la société qui ne pourrait exister si elle en était privée. Le droit de punir auquel Bentham ne consacre point de vastes développements est la sanction de tous les autres; il n’a pas une origine contractuelle ainsi que l’affirmait Beccaria. Il n’est pas nécessaire qu'aux termes d’un pacte antérieur les membres de la société aient accepté d’être punis.
«Les délinquants sont des ennemis publics. Est-il besoin que des ennemis consentent à être désarmés ct contenus ? »1 |
À l’origine, dans les sociétés sauvages, ce droit était exercé par l'individu qui en usait dans la mesure de ses forces et de son ressentiment; chaque progrès de : la civilisation est marqué par l'abandon de ce droit que l'individu fait à la collectivité.
Pour qu'elle subsiste, 1l est nécessaire que contre les perturbateurs de son ordre, la société sévisse;
«ce qui justifie la peine, c’est son utilité majeure, ou pour mieux dire, sa nécessité, »?
Et cependant, toute peine est un mal, puisqu’elle consiste à causer une douleur; elle est de la même
nature que le délit et a été appelée par un philosophe