‹ Bentham CriminalisteChapitre 15 sur 67 · Idem · texte numérisé non relu

Idem

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contemporain Cun contre-délil commis avec l'autorité de la loi »!. Entre le délit et la peine, il n’existe qu’une différence : c’est que le délit, « pour le profit d’un seul, produit un mal universel », tandis ‘que «la peine; par là souffrance d’un seul, produit un bien général. »? La loi pénale se justifie par les deux buts qu’elle se propose : elle n’est:point faité pour tourmenter inutilement et cruellement un être sensible ni pour atténuer les conséquences d’un crime ineffaçable; elle tend à l’amendemenrt du coupable et à l’intimidation de ceux qui seraient tentés de l’imiter.

Et. comme le remarquait Halévy, d’après les considérations de Bentham, les lois se proposent d’unir dans l'esprit des hommes inséparablement les deux idées de crime et de sanction, «en sorte qu’ils en viennent insensiblement à considérer la punition comme

uneffet certain du délit.» je.

Puisque l'utilité est la justification de la sanction il faut ériger en délit tout acte qui peut être nuisible

à la collectivité, c'est-à-dire tout acte dont il résulte plus de mal que de bien.

«Que permettre, que défendre ? C’est le principe de l'utilité qui répond. »# |

Et, se considérant pour un instant étranger à Loutes les dénominations de vice et ‘de vertu, Bentham cherche à savoir comment il séparera les actes lates

d'avec les autres. [Il examine un acte attentatoire à la

J. Guyau, Moralé angl: contempercine,s 2. Bentham, Législ. civ. vi pén.

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