II. RÉPARATION. — DIVERSES SORTES | DE SATISFACTION
Toutes les fois qu'un délit est commis la victime souffre d’un mal qu’il faut réparer. Pour le préjudice qu’elle a subi, la partie lésée a droit à un dédommagement. Il ne suffit pas qu’une peine soit infligée au coupable : la peine lui est nécessaire parce qu’elle doit le corriger et intimider ses émules, mais elle est insuffisante car 1l faut effacer les conséquences de l’acte illégal, supportées par un innocent.
C'est là tout l’objet de l'étude des « satisfactions » à laquelle Bentham a apporté un soin et une minutie vraiment remarquables.
Il définit la (satisfaction » : «le bien perçu en considération d’un dommage », ou encore : «l’équivalent donné à la partie lésée pour le dommage qu’elle a souffert. »1
Elle est pleinière lorsque l'égalité existe entre le mal du délit et le dédommagement offert; elle est imparfaite, toutes les fois que l'inégalité subsiste entre les deux termes. |
Les raisons sur lesquelles Bentham fonde la nécessité d’une « satisfaction » sont au nombre de deux :
Elle est tout d’abord nécessaire pour faire cesser le trouble né du délit, -pour rétablir les choses dans l’état où elles se trouvaient avant l’accomplissement
de l'acte néfaste, « pour remettre l’hémme qui a