‹ Bentham CriminalisteChapitre 27 sur 67 · AA · texte numérisé non relu

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ordonnaient presque toujours que la sentence qui rétablissait sa réputation serait imprimée et affiché aux frais du calomniateur.»!Et le Code de 1810 est resté fidèle aux traditions de la vieillé jurisprudence des Parlements.

Mais lorsque au lieu d’une assertion mensongère et formelle, on se trouve en présence d’un faux bruit, indécis mais calomniateur, lorsque au lieu d’un terme injurieux mais précis, on se trouve en face d’une vague et perfide diffamation qui amène sur un innocent le mépris public, la «satisfaction attestatoire» est inefficace. |

Rien n’est plus dangereux et sournois quelacalomnie et en quelques lignes qu’il vaut mieux citer que résumer, Bentham expose comment elle se répand et fait ses ravages.

« Qu’une injure criante soit ou ne soit pas méritée,

c'est ce dont on ne daigne pas s’enquérir; non seule-

ment son insolent auteur en triomphe, mais c’est à

qui pourra l’aggraver. On se fait honneur d’accabler le malheureux; l’affront qu'il a subi le sépare de ses égaux, et le rend impur à leurs yeux comme une excommunication sociale. Ainsi le vrai mal, l’ignominie dont 1l est couvert est bien plus l’ouvrage des autres hommes que du premier offenseur : il n’a fait qué montrer sa proie, ce sont eux qui la déchirent; il

ordonne le supplice, ils sont les bourreaux. »?

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