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Contre ces sortes de maux, le Moyen-âge n’a connu d'autre remède que le duel, « remède subsidiaire par où la sanction populaire a voulu suppléer au silence des lois. »1
On pensait que l'issue d’un duel n’était que l’expression de la volonté et de la justice divines.
Les conséquences du duel sont, aux yeux de Bentham les suivantes :
Le duel fait cesser le mal du délit. L’outrage est effacé et réparé, car « le déshonneur n’est pas à recevoir une insulte, mais à s’y soumettre. »?
Le duel est une peine, et par là même prévient la reproduction d’actes semblables et c'est à ce titre que Bentham affirme que « l’homme courageux qui, dans le silence de la loi, s'expose lui-même pour punir une insulte, coopère à la sûreté générale en travaillant à la sienne propre. »%
Cependant c’est une peine bien mauvaise et qui présente de graves défauts :
Le duel, considéré comme peine, est inefficace, car il n’est pas accessible à tous les individus, et parce qu’il subsiste un sentiment général d'estime pour celui qui a couru les risques d’un duel, même si le sort le voulut moins heureux que son adversaire.
C'est une peine trop dispendieuse; si parfois elle est nulle, elle peut être capitale; le duel offre autant d’aléa
pour la victime qui demande la juste réparation d’un