‹ Bentham CriminalisteChapitre 29 sur 67 · AGE · texte numérisé non relu

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outrage que pour son agresseur. Et c’est dans ce sens qu’on peut dire que cette peine est mal fondée.

Si la victime ne réclame pas par les armes la réparation du délit, le premier mal est aggravé par un second: au défaut de courage s'ajoute le défaut d’hônneur.

Considéré comme une branche de la justice pénale; Bentham avoue que le duel est « un moyen absurde et monstrueux »; cependant il estime qu'il remplit fort bien « son objet principal : il efface entièrement la tache qu’une insulte imprime à l'honneur. »! |

Malgré tous ses défauts, la pratique du duel est

conforme en tous points au principe de l'utilité. Il est

nécéssaire que l’homme insulté réclame la réparation

de l’outrage subi; car si il ne l’exige pas il restera sans cesse exposé à une série continue d’affronts du même genre. Et cependant pour vouloir effacer l’insulte par un moyen aussi périlleux, il faut être singulièrement courageux.

Or, le courage n’est peut-être pas un sentiment aussi naturel qu’on pourrait le supposer. L'instinct primordial, et de tous, le plus fort, est sans conteste celui de la conservation, qui est souvent en lutte avec le sentiment d’un courage sans doute nécessaire, mais qui peut avoir des conséquences fatales.

Néanmoins il est utile, non seulement aux individus, mais surtout à la société; il naît et se développe sous l'influence de l’honneur.

« La sûreté extérieure de l'Etat contre ses rivaux,

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