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Bentham, Législ, civ. et pén

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. dépend du courage de ses guerriers : la sûreté inté- rieure de l’État contre ces guerriers dépend du courage répandu dans la masse des autres citoyens. En un mot le courage est l’âme publique, le génie tutélaire, le palladium sacré par lequel seuil on peut se garantir de toutes les misères de la servitude, rester dans l’état d'homme, et ne pas tomber au dessous des brutes. »1 Celui qui accepte une insulte sans en demander la réparation, ne fait pas seulement preuve de lâcheté, mais 1l se révolte et s’insurge contre la sanction populaire qui est «le ministre le plus actif et le plus fidèle du principe de l'utilité. »?

Par suite de l'insuffisance du duel comme sanction Bentham propose toute une série de satisfactions, nombreuses et variées pour s’adapter à la diversité des délits, nouvelles et inacoutumées pour réparer l’insuffisance des moyens anciens. Elles se ramènent presque toutes à l'idée du talion, car il faut frapper l’imagination. Il faut, pour punir l’offenseur, employer un moyen analogue à celui dont 1! s’est servi pour semer le mépris sur sa victime. |

Toute «satisfaction » ainsi obtenue par la partie lésée au détriment du coupable est un plaisir qui naît de l’assouvissement du désir de vengeance qui doit être cultivé, car, dit Bentham, le plaisir vindicatif est bon au même titre que les autres, pour l'individu et pour la société. «C’est cette satisfaction vindicative qui délie la langue des témoins; c’est elle qui

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