Bentham, Législ. civ. el pén. , :°%. Idem
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anime l’accusateur et l’engage au service de la Jus-.
tice, malgré les embarras, les dépenses, les inimitiés auxquelles il s'expose. C’est elle qui surmonte la pitié publique dans la punition des coupables. »1
Et l’on est étonné de trouver un tel appel à un penchant si bas et si dangereux dans une doctrine purement utilitaire qui dénie aux hommes le pouvoir de se laisser guider avec justesse par leurs sentiments et quand on sait au surplus, qu’essentiel lement néfaste il est un germe de perversité pour l'individu, et de dissolution pour la société.
On a renoncé à prendre le sentiment pour base de la justice, car, trop rigoureux ou trop doux il est fatalement injuste, mais, inhumaine et cruelle, la vengeance est aveugle.
Le plus souvent, et même presque toujours, la satisfaction doit être accordée par l’auteur du déilt. Il est naturel qu’il en soit ainsi tant au point de vue moral qu’au point de vue pénal; les raisons de cette règle sont si simples et si évidentes, qu'il est inutile d'insister; mais il peut arriver que cette réparation, pour des raisons diverses, ne puisse être exigée du délinquant; le dommage doit être cependant réparé: dans ce cas il le sera par un autre que le coupable
Parmi les individus auxquels on ne réclame pas la réparation des fautes qu’ils commettent, il faut citer tout d’abord les serviteurs, à Ia responsabilité desquels, pour un double motif on substiue celle de leurs maîtres : pour une raison de sûreté, car.le maître,
responsable des fautes de ses domestiques, les choisira